Le procureur de la République du tribunal correctionnel de Mulhouse (Haut-Rhin) a requis jeudi 500 euros d’amende contre 12 personnes du collectif Boycott 68, jugés pour avoir appelé au boycott de produits israéliens.
Le tribunal a renvoyé sa décision au 15 décembre.
Le procès avait été reporté à quatre reprises depuis 2010. Au début de l’audience jeudi matin, l’un des avocats des neuf prévenus présents a soulevé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) relative à la prescription dans cette affaire, ce qui aurait pu provoquer un nouveau report.
Le tribunal a toutefois estimé que la QPC soulevée n’avait pas un caractère sérieux et ne serait pas transmise à la cour de cassation.
« La campagne dont le collectif se revendique vise à faire appliquer le droit international, à faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens et à sanctionner l’Etat d’Israël pour ses outrances, ses crimes de guerre et sa politique discriminatoire à l’égard du peuple palestinien », a expliqué Farida Trichine, une des prévenus, à la sortie du tribunal.
« On pensait simplement exercer notre droit de libre expression. Il n’y a pas eu de violence, pas de dégradation. Ce qui me choque cest la citation. Nous n’avons jamais appelé à la discrimination mais juste au boycott des produits exportés par Israël », a ajouté Mohammed Akbar, un autre des prévenus.
Devant le tribunal, une soixantaine de manifestants, dont Mgr Gaillot, on manifesté leur soutien aux prévenus pendant une heure.
Les militants étaient poursuivis pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence ». Il leur est reproché d’avoir appelé au boycott des produits importés d’Israël lors de deux rassemblements dans les rayons d’un hypermarché d’Illzach (près de Mulhouse) en septembre 2009 et en mai 2010.
MULHOUSE (Haut-Rhin), 17 nov 2011 (AFP)
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