Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé jeudi n’être « pas très optimiste » sur les chances de voir le monde imposer des sanctions « dures » contre l’Iran, peu avant une réunion de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne.
« Je ne suis pas très optimiste, il y a des difficultés pour mobiliser les volontés dans le monde, c’est pourquoi nous nous efforçons de convaincre les dirigeants étrangers d’imposer des sanctions dures et concrètes pour arrêter l’Iran », a affirmé M. Barak à la radio publique.
Le programme nucléaire iranien « n’est pas seulement dirigé contre Israël mais contre l’ensemble de l’ordre mondial », a ajouté le ministre qui s’exprimait d’Ottawa.
« Aujourd’hui, une réunion importante de l’AIEA a lieu à Vienne, il ne faut pas que nous apparaissions comme un pays pleurnichard, qui a peur, mais affirmer que l’Iran a lancé un défi au monde entier (…) il faut que le monde bouge », a ajouté M. Barak.
Le ministre a réaffirmé à la radio militaire « qu’aucune option ne doit être retirée de la table, comme le pensent aussi les Européens et les Américains, j’estime qu’il ne faut pas en dire plus à ce stade ».
Il faisait ainsi allusion à une « option militaire », autrement dit à une éventuelle attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes.
M. Barak a par ailleurs démenti avoir affirmé que s’il avait été iranien il aurait été favorable au développement de l’arme nucléaire pour son pays, comme l’ont rapporté jeudi des médias israéliens en citant une interview donnée mercredi par le ministre à une chaîne de télévision américaine.
« Je n’ai jamais dit cela, à une question sur le fait de savoir si en tant qu’Iranien j’aurais été favorable à un programme nucléaire, j’ai répondu seulement: ++cela se peut, je ne sais pas++ ».
Les pays de l’AIEA devaient entamer jeudi une réunion délicate sur l’Iran, après un rapport très critique sur son programme nucléaire devenu objet de tensions entre les Occidentaux d’une part, la Russie et la Chine de l’autre.
Les délégations des 35 Etats membres du conseil des gouverneurs se retrouvent à huis-clos pour une réunion de deux jours à Vienne.
JERUSALEM, 17 nov 2011 (AFP)
![]() |
![]() |








































