Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a indiqué, ce lundi, ne pas envisager ou prôner pour le moment d’action militaire contre l’Iran en raison de son programme nucléaire controversé. Mais il a estimé que « toutes les options doivent rester sur la table » contre Téhéran.

William Hague, le ministre britannique des Affaires étrangères, laisse la porte ouverte à toutes les sanctions, même militaires, à adopter contre l’Iran SIPA/Jon Super

Le programme nucléaire iranien inquiète. Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), daté de la semaine dernière, a fait l’effet d’une bombe. Car celui-ci fait état « de sérieuses inquiétudes concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien ». Une éventualité qui suscite des craintes à l’échelle internationale. Mais pour le moment aucune action militaire n’est encore prévue ou préconisée. Mais une porte a été entrouverte par le ministre britannique des Affaires étrangères. William Hague a indiqué, ce lundi, que « toutes les options doivent rester sur la table » contre Téhéran.

ne affirmation qui a été faite, à Bruxelles, en marge d’une réunion avec ses homologues européens. L’opportunité de nouvelles sanctions contre l’Iran est au menu des discussions de ce congrès. Mais le point de vue britannique n’est pas partagé par tout le monde. De son côté, par exemple, le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle a rejeté toute discussion sur de possibles frappes militaires contre l’Iran. «Des sanctions plus sévères sont inévitable si l’Iran continue à refuser de coopérer avec l’AIEA mais nous ne participons pas à la discussion sur une intervention militaire, nous estimons que telles discussions sont contre-productives et les rejetons », a-t-il dit à Bruxelles.

« Le monde est uni »

Depuis 2007, l’ONU a infligé à l’Iran quatre séries de sanctions économiques et financières. De leur côté, les Occidentaux, Américains et Européens en tête, ont pris des sanctions supplémentaires allant bien plus loin que celles décidées par les Nations unies. La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, a fait part lundi de « la forte préoccupation » des Européens « à propos de ce qui a été découvert » par l’AIEA.

« La communauté internationale est unie face au programme nucléaire de l’Iran », a assuré, de son côté, dimanche, le président américain Barack Obama. Pourtant, la Russie et la Chine semblaient hostiles à de nouvelles sanctions contre Téhéran. Mais «à présent, le monde est uni et l’Iran est isolé », s’est félicité le président américain, à l’issue du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec). Barack Obama a aussi indiqué que les Etats-Unis tiendraient des consultations avec Moscou et Pékin dans les prochaines semaines pour exercer une pression supplémentaire sur l’Iran. De là à intervenir militairement ? Désormais, avec les déclarations de William Hague, cette alternative n’est plus tout à fait exclue.

Par Maxime Ricard – France-Soir Article original


Iran: « Il faut nous préparer à durcir les sanctions » pour Juppé

NDLR – Juppé celui qui veut endormir Sarkozy.

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L’Europe préconise des sanctions contre le nucléaire iranien

A l’issue d’une réunion à Bruxelles, les Européens se sont dits prêts lundi 14 novembre à renforcer encore leurs sanctions contre l’Iran sur le dossier nucléaire, suite au rapport de l’AIEA, mais ils divergent sur l’opportunité de laisser planer la menace de frappes militaires.

William Hague, le ministre des affaires étrangères britannique, indique ne pas envisager ou prôner pour le moment d’action militaire contre l’Iran en raison de son programme nucléaire assurant par ailleurs que « toutes les options devraient rester sur la table ».

William Hague et Alain Juppé, le 14 novembre 2011.AFP/JOHN THYS

Le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, a rejeté lundi toute discussion sur de possibles frappes militaires contre l’Iran. « Des sanctions plus sévères sont inévitables si l’Iran continue à refuser de coopérer avec l’AIEA », mais « nous ne participons pas à la discussion sur une intervention militaire, nous estimons que telles discussions sont contreproductives et les rejetons », a-t-il dit.

Pour sa part, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, s’est concentré sur les sanctions renforcées que les occidentaux veulent adopter contre l’Iran. « Il faut nous préparer à durcir les sanctions pour éviter toute intervention irréparable », a-t-il dit, ajoutant qu' »une intervention militaire serait pire que le mal et nous entraînerait dans une spirale non maîtrisable ».

QUELLES SANCTIONS ?

Ces nouvelles sanctions pourraient être formellement annoncées lors de la prochaine réunion des ministres de l’UE, prévue le 1er décembre. D’ici là, les Européens « exhortent » Téhéran à « répondre aux inquiétudes internationales sur la nature de son programme nucléaire via une collaboration totale avec l’AIEA », selon les conclusions de la réunion.

Ces sanctions viendront renforcer les quatre séries de mesures économiques et financières adoptées par l’ONU depuis 2007. S’y ajoutent les sanctions prises séparément par les Occidentaux, qui vont plus loin.

L’hostilité déclarée de la Russie et de la Chine à de nouvelles sanctions ne laissant que peu de marge de manoeuvre aux Européens et aux Américains, ceux-ci examinent donc la possibilité de cibler les exportations de pétrole ou la Banque centrale iranienne, mais de telles sanctions ne seraient pas sans conséquence sur l’économie européenne.

ENJEU DE POLITIQUE INTÉRIEURE POUR OBAMA

Lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), M. Obama a indiqué que les Etats-Unis tiendraient des consultations avec Moscou et Pékin dans les prochaines semaines pour exercer une pression supplémentaire sur l’Iran. M. Obama a estimé que lors de son entrée en fonctions début 2009, le monde était divisé sur la question du nucléaire iranien. « A présent, le monde est uni et l’Iran est isolé », s’est félicité le président américain. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a exigé vendredi que l’Iran réponde dans les prochains jours au rapport de l’AIEA.

Le dossier iranien a aussi une dimension de politique intérieure pour M. Obama. Mitt Romney, l’un des favoris de la course à l’investiture républicaine pour la présidentielle, a promis samedi que l’Iran « n’obtiendrait pas l’arme nucléaire » s’il est élu en novembre 2012. Interrogé sur ces déclarations, M. Obama s’est montré cinglant. Le nucléaire iranien « est-il une question simple ? La réponse est non », a-t-il déclaré. « Quiconque prétend le contraire fait (…) de la politique politicienne ou alors ne sait pas de quoi il parle. » « Le monde entier et également l’Iran comprennent parfaitement à quel point nous sommes déterminés à empêcher que l’Iran devienne une puissance nucléaire et qu’une course à l’arme atomique ait lieu dans la région », a assuré le président américain.

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ABEL

Pour la paix du monde, il serait grand temps de taire les bavardages et de passer aux actes !
L’Iran mérite une bonne raclée !
En espérant que ce sera pour bientôt, et que la leçon sera comprise par le monde arabo-musulman !