La France a condamné jeudi le feu vert donné par le ministère israélien de l’Intérieur à la construction de 1.600 logements dans un quartier de Jérusalem-Est, affirmant que les implantations étaient « illégales », a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères.
« Nous condamnons l’approbation finale donnée par le ministère de l’Intérieur israélien en vue de la construction de 1.600 logements à Ramat Shlomo », a déclaré Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère, lors d’un point-presse.
« La colonisation à Jérusalem-Est, ainsi qu’en Cisjordanie, est illégale au regard du droit international, qu’elles qu’en soient par ailleurs les justifications, y compris quand elle prétend répondre à des impératifs socio-économiques », a-t-elle ajouté.
« Cette décision constitue un obstacle supplémentaire sur la voie dune paix juste et durable, dans laquelle Jérusalem doit devenir la capitale des deux Etats, Israël et la Palestine », a déclaré Mme Fages.
« La France a fait un ensemble de propositions pour la relance du processus de paix. Ces propositions demeurent sur la table », a également dit la porte-parole.
La France avait proposé d’organiser une conférence des donateurs pour le futur Etat palestinien et de la transformer en une véritable conférence de paix. Après avoir proposé de la réunir en juin puis en juillet, Paris avait évoqué la première quinzaine de septembre.
Les Palestiniens ont annoncé leur volonté de faire reconnaître la création de leur Etat lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU à la mi-septembre.
PARIS, 11 août 2011 (AFP)
![]() |
![]() |








































