L’armée syrienne a lancé mercredi une « opération d’envergure » à Sirmine, ville de la province d’Idleb (nord-ouest) proche de la Turquie, tuant une femme et faisant plusieurs dizaines de blessés, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.
« Une femme est morte et trois autres personnes ont été blessées dans la ville de Sirmine où les forces syriennes ont lancé mercredi matin une opération militaire et sécuritaire d’envergure », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, selon qui les « forces armées ont fait usage de mitrailleuses lourdes ».
Joint au téléphone par l’AFP M. Abdel Rahmane a d’autre part fait état de tirs nourris à la mitrailleuse lourde et d’explosions à Deir Ezzor (est) dans la matinée, les habitants craignant une nouvelle opération de l’armée dans cette ville qui a connu ces dernières semaines des manifestations massives contre le régime du président Bachar al-Assad.
« Des chars et des transports de troupes sillonnaient les rues dans les quartiers de Cheikh Yassine, Jbeilé, et Mouazzafine alors que retentissaient des tirs à la mitrailleuse lourde et des explosions », a ajouté le directeur de l’OSDH, soulignant que la « population craint un nouvel assaut » de l’armée et de la Sécurité dans Deir Ezzor où la répression a fait 17 morts mardi.
M. Abdel Rahmane a également fait état d’un « important assaut lancé mardi par l’armée dans les localités de Zamalka, Aarbine, et Hammoura, près de Damas, où elle procédait à une large campagne d’arrestations ». « Les coups de feu étaient entendus jusque dans les villes voisines », a-t-il ajouté.
Mardi, la répression a fait au moins 34 morts alors que le président Assad s’est dit déterminé à mater la contestation populaire malgré près de cinq mois de pressions et protestations internationales.
Depuis le début de la contestation à la mi-mars, plus de 2.000 personnes sont mortes en Syrie, en grande partie des civils tués par les forces de sécurité, et plus de 12.000 ont été arrêtées, selon les organisations de droits de l’Homme.
Les autorités attribuent les violences à des « bandes criminelles armées » accusées de terroriser la population.
NICOSIE, 10 août 2011 (AFP)
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