Le chef de la commission parlementaire des Affaires étrangères Alaeddin Boroujerdi a effectué mardi la première visite d’un responsable iranien au Caire depuis la chute du président Hosni Moubarak, au cours de laquelle il a renouvelé le soutien de son pays au régime syrien.
M. Boroujerdi a évoqué avec le chef de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, la situation en Syrie en proie à une contestation populaire contre le président Bachar al-Assad réprimée dans le sang, et a par ailleurs appelé à approfondir les liens entre l’Iran et l’Egypte.
Le Caire et Téhéran ont commencé à évoquer, après le départ le 11 février du président Hosni Moubarak chassé du pouvoir par une contestation populaire, la possibilité d’une reprise de leurs relations diplomatiques rompues en 1980 pour protester contre l’accord de paix israélo-égyptien de 1979.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, s’était dit « optimiste » quant à une normalisation avec l’Egypte. En juin, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait indiqué qu’il se rendrait « immédiatement et avec fierté en Egypte » dès lors qu’il recevra une invitation des autorités égyptiennes.
M. Boroujerdi a accusé les Etats-Unis de chercher à déstabiliser la Syrie après ses entretiens avec M. Arabi. « Nous devons aider la Syrie pour ne pas laisser les Etats-Unis s’ingérer dans les affaires de la région », a-t-il dit aux journalistes au Caire.
Tout en accusant les Occidentaux d’attiser et d’exploiter les troubles en Syrie, les dirigeants iraniens avaient indiqué ne pas intervenir dans les affaires de son allié syrien. Mais ils avaient aussi appelé M. Assad à faire les réformes nécessaires pour éviter d’être renversé par la révolte populaire.
LE CAIRE, 9 août 2011 (AFP)
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