Le président syrien Bachar al-Assad n’est pas « indispensable » à la stabilité de la région et les Etats-Unis « n’ont rien à attendre » de son maintien au pouvoir, a mis en garde mercredi la Maison Blanche, disant chercher de nouveaux moyens de pression contre le régime.
« Les Etats-Unis n’ont rien à attendre d’un maintien au pouvoir d’Assad. Nous ne voulons pas le voir rester en Syrie pour des questions de stabilité. Nous le considérons au contraire comme une source d’instabilité » pour son pays, a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney.
Le président Assad est « incapable » de répondre aux aspirations du peuple syrien, il n’est pas « indispensable », a-t-il renchéri, alors que des analystes ont émis l’hypothèse que la réticence de Washington à demander explicitement le départ du président Assad était motivée par un désir de maintenir la stabilité dans la région.
« Nous cherchons des moyens d’augmenter la pression (sur le régime) », a assuré M. Carney, jugeant que les images de scènes de violences venant de Syrie étaient « aberrantes » et montraient « la vraie nature » du régime en place.
Le Congrès américain a appelé mardi à prendre des sanctions contre les entreprises étrangères faisant du commerce avec le régime syrien dans le domaine de l’énergie, tandis que des opposants syriens présents à Washington ont demandé au président Barack Obama d’appeler au départ de Bachar al-Assad.
WASHINGTON, 3 août 2011 (AFP) –
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