Une Canadienne d’origine syrienne a déclaré mercredi à la radio publique CBC avoir reçu des menaces après avoir diffusé sur internet des vidéos et des informations sur la répression en Syrie.
De telles menaces ont été adressées aussi à d’autres membres de la communauté syrienne, pour les mêmes raisons, a déclaré la jeune femme dont l’identité n’a pas été rendue publique pour des raisons de sécurité.
« J’ai senti que j’étais en Syrie et non au Canada », a-t-elle dit. « Je me suis sentie vraiment menacée. Je crains d’être attaquée dans la rue ou chez moi », a reconnu la jeune femme, citant un « avertissement » qu’une personne de sa connaissance avait posté sur sa page Facebook pour lui rappeler « ce qu’être accusé de trahison veut dire dans leur pays ».
Elle, et d’autres Syro-Canadiens, craignent aussi que leurs proches en Syrie ne soient persécutés en représailles.
Le Premier ministre canadien Stephen Harper, interrogé par des journalistes sur ces menaces, a dit ne pas en être au courant, tout en se déclarant prêt à « enquêter et à faire en sorte que le gouvernement syrien ne puisse entreprendre de telles actions au Canada ».
Le Canada avait dénoncé ces derniers jours la répression en Syrie et notamment « l’attaque brutale » contre les manifestants à Hama.
Depuis le 15 mars et le début des manifestations contre le régime du président Bachar al-Assad, près de 3.000 personnes sont portées disparues et quelque 12.000 ont été emprisonnées, d’après les ONG.
MONTREAL, 3 août 2011 (AFP)
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