Le procès du président égyptien déchu Hosni Moubarak, qui débute la semaine prochaine, se tiendra à l’école de police du Caire, a indiqué samedi le président de la cour d’appel.
Le procès s’ouvrira mercredi « au sein de l’Académie de police à Masr el-Gedida », dans le nord du Caire, pour des raisons de sécurité, a indiqué Abdel Aziz Omar.
« Il a finalement été décidé que le procès de l’ancien président Hosni Moubarak, de ses fils Alaa et Gamal, de l’homme d’affaires en fuite Hussein Salem, de l’ancien ministre de l’Intérieur Habib el-Adli et de six adjoints de ce dernier, se tiendra à partir du 3 août au sein du quartier général de l’école de police à Masr el-Gedida », a déclaré M. Omar, cité par l’agence officielle Mena.
Jeudi, Mohamed Manei, l’un des assistants du ministre de la Justice, avait indiqué que le procès se tiendrait dans « les bâtiments de l’autorité générale pour l’investissement et le commerce sur les terrains de la foire-exposition du Caire », cité par Mena.
Mais M. Omar a indiqué que c’est finalement l’école de police qui a été choisie « car il est difficile d’assurer la sécurité de l’autre lieu », a rapporté Mena.
M. Moubarak, 83 ans, a été admis à l’hôpital international de Charm el-Cheikh en avril à la suite d’un malaise cardiaque. Il y séjourne depuis en état de détention préventive.
Le président déchu est accusé de corruption ainsi que de la mort de manifestants au cours du soulèvement contre son régime en janvier et février. Ces événements ont fait près de 850 morts. M. Moubarak risque la peine capitale s’il est reconnu coupable de meurtre.
Le transfert de M. Moubarak au Caire pour être jugé était une des principales exigences des militants qui ont renversé son régime.
Le ministre de la Santé, Amr Hilmi, a indiqué jeudi à des journalistes que la santé d’Hosni Moubarak était « bonne » et qu’il pouvait être transféré au Caire.
Mais un des médecins de l’ex-président a indiqué à l’AFP qu’ils n’avaient pas été avertis qu’ils devaient préparer son transfert. Un autre médecin avait par ailleurs indiqué cette semaine que l’ancien président refusait de s’alimenter et était devenu « extrêmement faible ».
LE CAIRE, 30 juil 2011 (AFP)
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