L’armée égyptienne, accusée par Amnesty International d’avoir torturé des manifestantes en leur infligeant notamment des « tests de virginité », a annoncé lundi avoir ouvert une enquête. »Concernant ce qui s’est dit et répété dernièrement sur la torture de jeunes filles arrêtées pendant le dernier sit-in place Tahrir par des membres des forces armées, nous assurons que les mesures nécessaires pour déterminer la véracité de cette question et faire ce qu’il faut à cet égard ont été prises », a indiqué le Conseil suprême des forces armées dans un communiqué publié sur sa page officielle sur Facebook.
La semaine dernière, Amnesty International avait dénoncé le traitement « choquant » de manifestantes égyptiennes en faisant état d’informations selon lesquelles l’armée les avait soumises à des tortures et des « tests de virginité ».
Selon l’ONG basée à Londres, ces tortures ont eu lieu après que les militaires eurent dispersé par la force une manifestation le 9 mars place Tahrir, dans le centre du Caire, et arrêté au moins 18 femmes.
Amnesty a affirmé que ces manifestantes avaient été battues, électrocutées et forcées de se déshabiller tandis que des soldats les prenaient en photo, puis contraintes de se soumettre à « des tests de virginité ».
« Nous n’utilisons pas la violence », a affirmé à la presse le général Mamdouh Chahine, membre du Conseil suprême des forces armées, en référence à d’autres accusations relatives à des violences imputées à des militaires contre des manifestants de la place Tahrir, haut lieu de la révolte anti-Moubarak au Caire.
« S’il y a eu des violations de la part de certains militaires, ils seront interrogés », a-t-il ajouté.
LE CAIRE, 28 mars 2011 (AFP) –
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