Environ 200 personnes se sont réunies dimanche devant le Parlement égyptien dans le centre du Caire pour dénoncer un avant-projet de loi interdisant les manifestations pouvant perturber le travail.
« Les grèves sont légitimes » scandaient les manifestants, qui ont appelé à « un Etat civil ». L’Egypte est actuellement dirigée par un conseil militaire à qui le président Hosni Moubarak a remis le pouvoir le 11 février, après avoir été chassé sous la pression de la rue.
Le projet de loi, approuvé la semaine dernière par le cabinet intérimaire, permet aux autorités de sanctionner par des peines ou des amendes ceux « qui mènent des manifestations, des sit-in ou des rassemblements perturbant le travail dans des établissements publics ou privés ».
Le gouvernement a indiqué que ces restrictions s’appliqueraient uniquement tant que l’état d’urgence était toujours en place.
Le projet de loi a été présenté au Conseil suprême des forces armées, qui a promis de lever l’état d’urgence avant la fin de la période de transition de six mois.
LE CAIRE, (AFP) –
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