Les sept cyclistes estoniens enlevés par des hommes armés dans la région de la Békaa, dans l’est du Liban, étaient activement recherchés jeudi, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’armée.
L’armée et la police ont établi des barrages dans la localité montagneuse de Kfarzabad et ses environs vers où les hommes armés ont été vus se diriger après avoir enlevé les cyclistes, a précisé ce porte-parole.
« Nous avons établi une cellule d’opérations dans la région et nous sommes en train de chercher tout endroit suspect », a-t-il dit sous le couvert de l’anonymat.
« Nous espérons les retrouver aujourd’hui », a-t-il ajouté.
Les Estoniens, tous des hommes âgés de 25 à 40 ans, étaient venus au Liban de Syrie à travers le poste-frontière de Masnaa et avaient été interceptés vers 17H30 (15H30 GMT) par des hommes armés à bord de deux minibus de couleur blanche et d’une Mercedes ne portant pas de plaque d’immatriculation dans la cité industrielle de Zahlé, selon des responsables de sécurité.
Le consul honoraire d’Estonie, Sami Kamouh, avait confirmé le rapt des sept Estoniens.
Le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP)-Commandement général, un groupe prosyrien armé, a une base militaire dans la zone, mais le porte-parole du mouvement a indiqué à l’AFP que le groupe n’avait aucun lien avec l’enlèvement.
A Tallinn, le ministère des Affaires étrangères, interrogé par l’AFP, a indiqué ne pas avoir d’informations sur la disparition de ces touristes.
En septembre 2010, deux touristes polonais avaient été enlevés par des membres d’un clan influent dans la ville touristique de Baalbeck (est), puis libérés. Le consul polonais avait alors qualifié l’enlèvement d' »accident ».
Depuis la crise des otages occidentaux dans les années 1980, en pleine guerre civile (1975-1990) au Liban, les enlèvements de touristes étrangers sont très rares dans ce pays.
BEYROUTH, 24 mars 2011 (AFP) –
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