JERUSALEM, 12 juillet 2010 (AFP)

L’armée israélienne a ouvert une enquête sur la mort d’un militant palestinien lors d’une manifestation en Cisjordanie au printemps 2009, a affirmé lundi l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme B’Tselem.

Selon B’Tselem, l’armée a opéré un retournement complet après avoir dans un premier temps refusé de se pencher sur le décès de Bassem Abou Rahmeh, 30 ans, touché au torse par une bombe lacrymogène le 17 avril 2009 lors d’une manifestation à Bilin. La décision de l’armée fait suite à une enquête menée par B’Tselem, a assuré son porte-parole Sarit Michaeli. L’armée n’a pas confirmé dans l’immédiat cette information. « C’est une affaire très claire, c’était tellement flagrant, que le refus d’enquêter était tout simplement une erreur », a dit Mme Michaeli, ajoutant que l’incident avait était filmé par trois caméras différentes.

« C’est extrêmement rare » que des soldats israéliens doivent rendre des comptes sur le décès de civils palestiniens, a-t-elle relevé. Selon elle, la décision israélienne a été notifiée par un courrier adressé à l’avocat de Abou Rahmeh, Michael Sfard, qui a menacé de porter l’affaire devant la Cour suprême après qu’une équipe internationale d’experts eut conclu que l’armée avait lancé la bombe lacrymogène en violation de la réglementation sur les tirs.

Conçu pour disperser la foule, ce projectile peut cependant être mortel s’il est tiré directement sur des gens. L’arme qui a frappé Abou Rahmeh était identique à celle qui avait atteint à la tête un militant américain en mars 2009 lors d’une manifestation dans le village voisin de Nilin, le blessant grièvement. Des échauffourées surviennent régulièrement dans ces deux localités où les habitants manifestent chaque semaine pour dénoncer la barrière de séparation qu’Israël construit en Cisjordanie. Dans une vidéo publiée par B’Tselem (www.situstudio.com/bil-in/), on peut voir Abou Rahmeh interpeller les soldats derrière la barrière pendant plusieurs minutes avant d’être atteint au torse par une bombe lacrymogène. Au moment des faits, l’armée avait conclu que la bombe avait accidentellement ricoché sur la barrière, selon B’Tselem. Une conclusion basée sur des déclarations de soldats, que les experts avaient rejetée.

NDLR – Le visionnage des vidéos que nous avons fait, accrédite la version de l’armée israélienne. La barrière est un grillage au travers lequel la bombe lacrymogène ne peut passer. De plus nous voyons que les soldats israéliens tirent par-dessus la barrière. Une fois de plus B’Tselem et l’AFP sur cette affaire sont là pour salir Israël, sans apporter de preuves.

B’Tselem avance des choses sur les seuls témoignages des Palestiniens qu’elle ne peut vérifier, en dénigrant les versions de l’armée israélienne. C’est le cas de 4 personnes mortes à Gaza, lors de l’opération plomb durci. Les victimes reconnaissent eux-mêmes avoir eu un bâtiment jouxtant un atelier de roquettes. Que sortant de là avec un camion chargé de « bombonnes de gaz » qu’ils voulaient mettre à l’abri, ils ont été pris pour cibles. Nous ne dirons pas que si cela s’était produit en Afghanistan ou à Sarajevo personne n’aurait trouvé à y redire. Mais qu’étant à quelques mètres d’un atelier d’armes et avoir un comportement plus que suspect, et crier au meurtre, il y a là plus que de la simple mauvaise foi, d’autant que B’Tselem reconnaît en caractères d’assureur en fin d’article n’avoir pu vérifier les dires des témoins palestiniens, sauf à les juger crédibles.

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Moshé COHEN SABBAN

Ce n’est pas ce qui nous fait plaisir, loin de là.

Nous vous adressons un lien http://www.jpost.com/Israel/Article.aspx?id=181493,
pas suspect à notre avis.

Nous pouvons dire que nous sommes en guerre, que nous n’avons pas à avoir de mansuétude pour nos ennemis. Alors, il faut aller jusqu’au bout de cette démarche.

* Mais voilà l’enquête interne de Tsahal reconnaît, des erreurs dans l’affaire de la flotille turque (dans laquelle il y avait des terroristes).

* Un juif avec qui on pourrait être d’accord sur certains points est suspecté de meurtre (l’affaire Pearlman) doit-on taire les infos ?

* Un soldat est en examen pour son action à gaza, suspecté d’avoir tiré sur des civils. Sans nul doute ce soldat a fait son devoir. Mais alors que les politiques fassent le leur.

Nous avons mis un commentaire à cette dépêche.

Plus gênant Israël allège le blocus, après 4 ans sans que Guilad Shalit soit libéré.
La guerre du liban de 2006 laisse un goût amer.

Nous vous renvoyons à kohelet : il y a un temps pour chaque chose….un temps pour la guerre et un temps pour la paix… Dans lequel sommes-nous ? si c’est dans les deux à la fois, nous craignons fort que ça ne puisse fonctionner.

Nous avons sans doute un problème de gouvernance, encore que Netanyahu, ne soit pas Olmert.

C’est dans ce tohou vavohou que nous sommes un peu embourbés, sans avoir une ligne claire, sur laquelle se tenir. (blocus le jeudi, blocus moins le dimanche)

Le problème est plus complexe. Nous pensons même que Celui qui tient les manettes nous laisse croire que nous pouvons décider des choses.

Amicalement.

M. COHEN

Eli.d.ashdod

Lorsqu’on ne peut pas vérifier une information, on ne la publie pas.
Nous avons vu les dégâts causés par l’affaire Al Dura, si 10 ans après la première publication, Antenne 2 fait méa-culpa, cela ne réparera pas les dommages incommensurables générés par la première parution falsifiée.
Comme toutes ces fausses informations génèrent des émeutes, et des décès, cela s’appelle de la propagation de fausses nouvelles en vue de l’incitation à la violence.
Ceci est passible du tribunal de la Haye.

Eli d’Ashdod