Le multiculturalisme et la diversité sont d’admirables qualités pour une démocratie mais ne peuvent s’appliquer que si toutes les parties sont engagées dans une société ouverte.
Les développements indiquent que la perspective que l’Europe glisse dans une ère d’obscurantisme sont aujourd’hui une horrible réalité. Comme si tous les éléments démentant les conditions d’une société ouverte avaient été mêlés en une potion de sorcières pour détruire l’ethos culturel libéral de l’Europe.
Les Juifs sont les premiers en ligne à en souffrir, attaqués de tous les côtés, isolés, sans amis et incapables de se défendre eux-mêmes de façon adéquate. Leur plus grande menace, ce sont les musulmans fanatiquement antisémites soutenus par des antisémites d’extrême Gauche. Cette alliance contre nature d’extrémistes religieux et laïques utilise l’anti-israélisme substitut de l’antisémitisme traditionnel et c’est désormais une habitude lors des manifestations anti-israéliennes, où ils brandissent des pancartes et accusent sans vergogne les Israéliens d’imiter les nazis.
A l’opposé des Catholiques après le concile Vatican II, la majorité de églises protestantes (sauf les Evangéliques) ont fait renaître leurs efforts malveillants pour diaboliser et délégitimer l’Etat juif. Entraînés par le radical Conseil Mondial des Eglises, beaucoup appuient vigoureusement des accusations de déicide contre le Peuple juif et font ressurgir la théologie de la substitution, affirmant qu’en rejetant le Christ les Juifs ne sont plus le Peuple élu. Ils collaborent aussi avec les Palestiniens dans la promotion de Jésus comme palestinien plutôt que comme juif.
Certains nient même le lien historique avec la Terre d’Israël, proclamant que les Juifs descendent des Khazars eurasiens qui se sont convertis au judaïsme au 8ème siècle de notre ère, et que les Palestiniens sont le véritable peuple d’origine de la région.
Même des Organisations Non Gouvernementales qui défendent les droits de l’homme ont été récupérées par les radicaux pour diaboliser et délégitimer Israël, concentrant bien plus leur attention sur la construction de maison dans des banlieues exclusivement juives à l’Est de Jerusalem que sur le carnage et le meurtre de dizaines de milliers de personnes en Syrie et dans d’autres pays sous la férule musulmane.
Officiellement, la plupart des gouvernements européens condamnent l’antisémitisme, mais du fait d’un mélange de lâcheté à se confronter à la violence islamique et de peur de perdre le soutien électoral musulman, ils s’abstiennent de prendre les mesures fermes nécessaires pour inverser la vague.
Le multiculturalisme et la diversité sont d’admirables qualités pour une démocratie mais ne peuvent s’appliquer que si toutes les parties sont engagées dans une société ouverte.
Les gouvernements européens ont échoué dans l‘intégration des immigrants musulmans, permettant aux islamistes radicaux des créer des institutions religieuses et éducatives séparatistes. Leurs écoles et leurs moquées sont dirigées par des jihadistes et fréquemment financées par les fanatiques wahhabites saoudiens qui ont fait du lavage de cerveaux dans la seconde génération de migrants pour devenir plus radicaux en Europe que leurs parents ne l’avaient été dans leur pays d’origine.
C’est à partir de tells incubateurs que des enfants élevés en Europe sont devenus engagés dans des crimes de haine, certains évoluant vers le terrorisme jihadiste.
Aujourd’hui il existe un développement supplémentaire effrayant avec la transfusion massive de jeunes gens volontaires allant combattre en Syrie avec al Qaïda et qui reviennent dans leur pays en tueurs endurcis.
On estime que des milliers de Musulmans européens sont, ou bien ont été à un moment donné, engagés dans le combat en Syrie. La majorité reviendra à la maison en tueurs aguerris imprégnés de haine jihadiste et cherchant de nouvelles cibles, d’abord les Juifs.
Mohamed Merah, qui a tué sept personnes, dont trois enfants Juifs et leur professeur, à Toulouse en 2012, et Mehdi Nemmouche, qui a assassiné quatre personnes au Musée juif de Bruxelles, avaient tous deux une expérience jihadiste.
Il faut regretter que la culture du politiquement correct et la crainte d’accusations d’islamophobie en critiquant le moindre aspect de l’islam ou du comportement musulman, empêche une réponse appropriée. Ni l’UE, ni les gouvernements européens individuellement ne veulent prendre une ferme décision pour agir, qui doit inclure la fermeture d’écoles islamiques extrémistes, l’exclusion sans ménagement de mollahs jihadistes des mosquées et la poursuite impitoyable des éléments musulmans impliqués dans des crimes de haine, des émeutes ou des infractions à la loi.
Un exemple de l’extension pernicieuse de l’influence islamique a été le discours de la chef de la politique de l’UE au Moyen-Orient, Catherine Ashton, lors de la journée internationale du souvenir de l’Holocauste, où, pour éviter d’offenser des musulmans, elle a omis toute mention des Juifs – premières victimes du génocide nazi.
La prolifération récente d’un soutien populaire aux Partis politiques de Droite Radicale n’a fait qu’aggraver le problème.
Certains Juifs croient instinctivement que le renforcement des ennemis de nos ennemis est à notre bénéfice. Ils ont tort.
L’extrême Droite a en effet été galvanisée par ceux qui se sentent menacés par les musulmans. Mais beaucoup (pas tous) sont aussi antisémites. Pourtant, alors que la majorité des électeurs juifs éviteront des Partis extrémistes – aussi bien à Gauche qu’à Droite – la politique de la communauté juive doit être très sélective avant de se commettre officiellement avec des Partis d’extrêmes Droite.
Cela s’étend du Parti Britannique U.K. Indépendance Parti (UKIP), qui rejette l’antisémitisme, au Front National en France, qui prend « doucement » ses distances avec son passé antisémite, au Parti grec « Aube Dorée » ouvertement néo-nazi, au Parti hongrois Jobbik, et au Parti National Démocratique d’Allemagne, dont Hitler aurait volontiers adopté la paranoïa antijuive.
Il faut s’opposer à Aube Dorée et à Jobbik. Cependant, les Juifs doivent être officiellement neutres au sujet de l’UKIP qui s’est assidûment dissocié de tout antisémitisme et a refusé de s’associer avec des Partis teintés de haine antijuive.
Le Front National est plus problématique. Officiellement, Marine Le Pen a dissocié son parti de son antisémitisme antérieur et a condamné la négation de l’Holocauste. Bien que la majorité des supporters du Parti ne soient pas hostiles aux Juifs, il comprend encore une fraction du bagage antisémite antérieur du père de Marine Le Pen : c’est un négationniste notoire et non repenti qui demeure le président honoraire du FN et député européen.
Jusqu’à ce que des éléments de direction se battent vraiment pour se débarrasser d’associations antisémites et à moins que le Parti n’adopte formellement des politiques antijuives, il serait contre-productif de le désigner officiellement le plus grand politique de France comme antisémite. Le défi pour les dirigeants juifs est d’identifier et d’exposer les antisémites obsessionnels avec des théories démentes sur la conspiration mondiale américano-sioniste, comme Aymeric Chauprade, l’un des conseillers politiques de Marine le Pen en politique étrangère.
Il faut aussi noter que bien que 70 % de la population française craigne la domination islamique, cela n’a pas endigué la vague de l’antisémitisme traditionnel ; comme démontré par le soutien populaire dont jouit le comédien Dieudonné M’bala M’bala avec sa « quenellle », le salut nazi inversé.
La catastrophe est clairement inscrite sur le mur. L’hostilité s’intensifie avec des efforts renouvelés pour interdire la circoncision et la ‘shechita’ (abattage kasher rituel) par des sociétés hypocrites qui respectent la chasse comme un sport.
D’une certaine manière, c’est même pire pour les Juifs de nos jours que dans les années 1930 quand au moins les Libéraux et la Gauche combattaient l’antisémitisme. Ce qui est plus déprimant c’est que, en règle, le public est encore plus antisémite que le gouvernement et perçoit Israël comme la principale source de mal dans le monde – de même qu’au Moyen Age quand les Juifs étaient considérés comme la source de tous les désastres naturels comme les épidémies et la famine.
Malgré le raffut autour de l’islamophobie, ce sont les Juifs et non les Musulmans qui nécessitent des gardes devant leurs écoles et lieux de prières. Et les crimes de haine, perpétrés contre des Juifs sont infiniment plus profonds que ceux qu’endurent les minorités musulmanes. En effet, ce sont surtout des Musulmans qui sont impliqués dans la violence contre ses Juifs.
Les deux principales communautés juives européennes réagissent différemment. La grande majorité des Juifs français sont sans illusion sur leur avenir et beaucoup projettent de partir. Leurs dirigeants s’expriment, protestent courageusement contre l’antisémitisme et défendent Israël.
A l’opposé, la plus grande partie de la communauté juive anglaise demeure dans le déni, se faisant des illusions sur leur vie non perturbée par l’antisémitisme malgré ce qu’ils lisent et voient dans les media et ce que leurs enfants endurent sur le campus universitaire. Leurs dirigeants, les traditionnels « israélites tremblants », croient d’abord dans la « diplomatie silencieuse » et semblent avoir seulement une influence marginale dans les allées du pouvoir.
On ne peut attendre de la majorité des Juifs qu’ils vivent comme des pariahs. Continuer de vivre une vie juive dans laquelle l’antisémitisme et l’anti-israélisme occupent des rôles aussi dominants détruit l’âme, en particulier chez les adolescents.
Il y a aujourd’hui environ 1,5 million de juifs en Europe – tout juste un septième du nombre d’avant-guerre. Il y aura toujours des Juifs en Europe, mais les communautés se réduiront à de petites enclaves à moins que la vague ne s’inverse. Ceux en position financière de le faire partiront volontairement ou au moins encourageront leurs enfants à partir. Beaucoup viendront en Israël.
Dans cet environnement européen gravement déprimant, nous pouvons commencer à visualiser comment les Juifs se sentaient dans les années 1930, dans l’incapacité d’obtenir des visas d’entrée de quelque pays pour échapper aux nazis alors que l’Holocauste approchait.
Cela doit nous faire apprécier plus que jamais la bénédiction d’avoir un Etat juif suffisamment puissant pour nous défendre contre les Barbares à nos portes et capable d’apporter un havre et une assistance aux Juifs dans le besoin.
Par Isi Leibler
Jerusalem Post 25 juin 2014
http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Candidly-speaking-As-Europe-slides-into-a-Dark-Age-Jews-must-review-their-future-360566 Article original
Adaptation française de Sentinelle 5774 ©
ileibler@leibler.com Article original
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C’est le vœu de chaque juif et chrétien.
Pour les juifs, ils attendent la venue du Mashiakh tandis que les chrétiens attendent son retour.
En effet c’est une double attente mais pour un seul évènement.
Shalom à chacun.
{{ {{Ah si Jésus pouvait revenir sur terre et leur dire à tous :}} }}
{{ {{ » Arrêtez ! Qui vous a permis d’utiliser mon nom pour détruire mon Peuple . Sachez que je suis Juif et sioniste ! « } }} }
{{ {{J’aimerai bien voir leur gueule à tous .}} }}