Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a dénoncé lundi l’avancée de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daech) en Irak, estimant que si le parti de Dieu n’était pas intervenu en Syrie, le groupe jihadiste serait aujourd’hui à Beyrouth.
« Si nous n’étions pas intervenus en Syrie au moment opportun et de manière adéquate… Daech serait à Beyrouth en ce moment », a-t-il estimé lundi lors d’un discours.
Le secrétaire général du Hezbollah a également salué l’appel des instances chiites irakiennes à prendre les armes contre les jihadistes, estimant que cette décision « ne visait pas à protéger une communauté, mais plutôt l’Irak dans son intégralité ».
Il a poursuivi en critiquant les détracteurs de l’intervention du Hezbollah en Syrie, se demandant pourquoi ils n’ont pas critiqué l’intervention de Daech en Irak.
Le leader du Hezbollah a par ailleurs réitéré ses précédents propos sur la présidentielle libanaise, soulignant que son parti voulait « un président le plus vite possible », mais « pas un président qui poignarde la résistance dans le dos ».
Les jihadistes de l’EIIL se sont emparés lundi de certains secteurs d’une ville stratégique du nord-ouest de l’Irak, poussant à l’exode la moitié de la population, une nouvelle avancée survenue alors que Washington envisage des frappes de drones pour aider le gouvernement irakien.
La semaine dernière, lors d’une offensive fulgurante, les jihadistes de l’EIIL ont pris le contrôle de la deuxième ville d’Irak, Mossoul, d’une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d’autres secteurs des provinces de Salaheddine, Diyala (est) et Kirkouk (nord), appuyés en cela par des tribus de ces régions.
AFP – OLJ Article original
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