Est-ce vraiment une bonne nouvelle? Le Président des Etats-Unis ne négocie pas seulement avec l’Iran et ses terroristes. Il combat à leurs côtés…

Les forces iraniennes combattent l’EIIL en Irak. Souleimani est à Bagdad. Obama envoie des armes.NDLR : La Présidence américaine fait sauter tous les « tabous » et n’a plus aucune fausse pudeur morale, puisque les armes sophistiquées livrées à l’armée irakienne, pour « assurer le retrait US », sont, d’ores et déjà tombées entre les mains des Jihadistes sunnites, il peut bien appuyer les combattants d’al Qods, généralement, en mission terroriste à travers le monde… Obama n’aura cessé de dîner avec le Diable avec ou sans longue cuiller. A la guerre contre la terreur comme à la guerre…

—–


L’architecte du terrorisme international, Qassem Souleimani. On ne choisit pas toujours ses alliés, mais quand même…

Le Président Barack Obama est proche d’une décision sur un certain nombre de mesures que l’armée américaine prévoit pour entraver la marche d’Al Qaïda/EIIL en Irak sur Bagdad, actuellement stoppée à Samarra Article original, à peine à 70 kms de Bagdad. Dans un commentaire qu’il a fait, dans la nuit de jeudi 12 juin, il a déclaré : « Nous avons intérêt, dans ce dossier, à nous assurer que ces Jihadistes ne prennent pas pied, de façon permanente, ni en Irak ni en Syrie ». Il a ajouté qu’il pensait à « des mesures militaires de court terme ».

Rouge de colère, le porte-parole du Congrès, John Boehner a lancé à travers les micros des chaines de télévision Article original : « Ce n’est pas comme si nous ‘avions pas vu, au cours des cinq ou six derniers mois, ces terroristes gagner du terrain, prendre le contrôle de l’Ouest de l’Irak. Et maintenant, ils ont conquis Mossoul! Ils ne sont qu’à 70 kms de Bagdad. Et que fait le Président? Il fait la sieste! ».


Le Dialogue américano-iranien sur l’Irak est extrêmement dangereux pour l’Amérique. Deborah Kan interviewe Jonathan Schanzer (Wall Street Journal)

Les Américains ne pouvaient pas se douter que l’armée irakienne qu’ils ont équipée, entraînée et financée à coups de milliards de dollars, allait déserter ces zones sans combattre et abandonner l’équipement américain, ensuite ramassé par les Jihadistes.

Selon le Telegraph Article original britannique, 800 combattants jihadistes de Mossoul, une ville de 2 millions d’habitants, ont réussi à chasser 30.000 soldats et 25.000 policiers. Du jamais vu dans les annales de la bravoure.

Le Premier Ministre Nuri al-Maliki fait appel à la Maison Blanche, depuis des mois, pour obtenir des hélicoptères Apache et des missiles Hellfire air-sol, afin de combattre les terroristes. Obama pourrait consentir à les envoyer, autant qu’il va considérer s’il doit utiliser l’atout des attaques de drones américains (Predator) contre des cibles de l’EIIL en Irak, quoiqu’il y demeure réticent.

Jeudi après-midi, le bras le plus puissant et le plus long d’Iran, le Général Qassem Souleimani, chef des brigades al Qods, est arrivé à Bagdad pour prendre les choses en mains, dans les opérations contre l’Etat Islamique en Irak, de la même façon qu’il a dirigé la guerre de Bachar al Assad en Syrie, et pour tâcher de remettre en ordre de marche l’armée irakienne démoralisée et dispersée. Ces mesures prises à Washington et Téhéran pavent le chemin pour une première coopération américano-iranienne , dans une entreprise militaire commune.

Puisque les forces jihadistes de l’EIIL, bien que renforcées par des dizaines de milliers de Sunnites armés, s’attroupant autour du drapeau noir, ne sont pas en mesure de conquérir Bagdad et ont dû s’arrêter à l’extérieur de la ville, le Président Obama et l’Ayatollah Ali Khamenei ont obtenu un sursis qui leur permettra de décider comment procéder.

Khamenei doit déterminer si le Général Souleimani, avec l’aide de l’armement américain, peut stopper al Qaïda en Irak, sauver Maliki de l’écroulement et empêcher la chute de Bagdad, et si cela vaut la peine d’envoyer une division de l’armée iranienne en Irak, selon ce que révèlent nos sources des renseignements, en début de journée, jeudi. Depuis, les Iraniens sont déjà entrés en Irak et combattent, pour certains, les forces de l’EIIL.

Ces mouvements de troupes détermineront de quelle façon Washington agira dans les heures à venir.

Le grand vainqueur de l’assaut de l’EIIL en Irak, excepté cette branche dissidente d’Al Qaïda, c’est la République semi-autonome du Kurdistan, dans le nord. Lorsque la 12ème Division de l’armée irakienne, affectée à la défense de Kirkouk et de ses champs de pétrole, s’est dispersée aux quatre vents, jeudi, l’armée des Peshmergas kurdes s’est mise à rouler droit devant en sa direction et s’est emparée de la ville et de ses puits de pétrole, en reprenant le contrôle vacillant du gouvernement de Bagdad, accomplissant ainsi un vieux rêve kurde.



Heureusement qu’ils veillent depuis des millénaires, les Kurdes.

DEBKAfile Reportage spécial 13 juin 2014, 12:22 AM (IDT)

debka.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

4 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
MarcBRZ

L’affaire Ocalan se situe en 1999, dans une toute autre configuration des rapports régionaux. Il faut aussi remonter aux alliances locales de certains partis kurdes avec les différents pouvoirs dominants. En réalité, il semble qu’à l’époque, la Syrie d’Hafez El Assad utilisait les services du PKK pour déstabiliser la Turquie, qui, alors, n’était pas sous l’égide de l’AKP d’Erdogan, mais sous les militaires kémalistes. Ceux-ci entretenaient de bons rapports de coopération avec Israël (notamment depuis 1996) et l’OTAN. On prétend qu’Israël, ayant également d’excellents rapports avec le Kenya, où Ocalan résidait temporairement, aurait pu aider à le « loger » et à faciliter son exfiltration vers la Turquie. Si c’est possible, on est, probablement, dans un jeu où l’ami de mon ennemi (Hafez), [à trop fricoter avec la Syrie/Iran], devient mon ennemi, plutôt que dans le cadre d’une sensibilité particulière des Israéliens à l’égard des Kurdes et du Kurdistan, en général.

Les relations traditionnelles des services israéliens avec les Kurdes ne datent pas d’hier et vont au-delà d’Ocalan, qui est plus un chef charismatique local (pour le PKK) qu’un représentant reconnu par tous, depuis les Kurdes iraniens, syriens, irakiens, etc. Entre chacun de ces groupes régionaux, l’unité n’a jamais été la norme et c’est le problème principal des Kurdes, en général. Dans les temps anciens, ils ont déjà été victimes, autant de leurs divisions en principautés ou dominions, que des cruels empires qui les entouraient et se servaient d’eux : les Turcs ou Ottomans contre les Perses, par exemple. Ils ont longtemps servi de zone-tampon et de peuple-tampon entre les empires pour empêcher les invasions de l’un par l’autre. Jusqu’aux promesses des Européens en 1920, leur jurant l’indépendance qu’ils n’ont jamais obtenue.

Dès les années 50, Israël a entretenu des relations conviviales, une sorte de fraternité des minorités, face aux puissances arabes, turque… Surtout, Israël y a vu l’antithèse de la « cause palestinienne » qu’on lui infligeait. Si les pays arabes, la Turquie, l’Iran, la Syrie sont aussi attachés à l’indépendance palestinienne, alors pourquoi ne sont-ils pas les premiers à l’accorder aux Kurdes qui vivent au milieu d’eux, dont l’histoire remonte aux Rois Mèdes, qui ont précédé la Perse et bien d’autres peuples qui se revendiquent de « vieille souche » au Moyen-Orient ? Les Kurdes méritent leur indépendance depuis bien plus longtemps que les soi-disant « Palestiniens », arrivés sur le tard et sns vrai liens autres que claniques et familiaux entre eux, selon les zones de provenance (Syrie, Désert saoudien…). Les Kurdes ont une vraie culture, de vraies traditions, de vrais territoires, qui leur ont été réellement spoliés. Le soutien israélien aux Kurdes, toujours « officieux », a ainsi servi de levier et de mesure de rétorsion, face aux Arabes, montant de toute pièce la « cause palestinienne ».

Cette « fraternité de vieille race » moyen-orientale perdure. Elle semble avoir été active, dès que les Kurdes ont aidé les Américains à mettre un pied en Irak, alors que la Turquie refusait de prêter ses bases d’Incirlik et d’ailleurs, aux USA, en 20O3. On dit que les Peshmergas ont été entraînés par des forces spéciales israéliennes, {on dit que}… on dit beaucoup de choses, à la mesure qu’on ne sait pas, dont le fait que des Kurdes seraient, avec certains Azerbaïdjanais, à la pointe du renseignement sur l’Iran, son nucléaire, ses Shahab 3 qui explosent, de temps à autre, dans les montagnes, etc.

Toujours est-il que, dans la région, qu’ils s’agisse des Kurdes d’Irak, de Syrie, on note qu’ils ont toujours une résilience qu’on ne reconnaît chez aucun autre groupe « insurgé ». Depuis début 2013, ils maintiennent l’autonomie kurde du nord-Est de la Syrie, et font fuir les Jihadistes (EIIL).

Il n’empêche, par exemple, en Irak et autour de Mossoul-Kirkouk, qu’il y a aussi des Kurdes parmi les insurgés « sunnites » et sans doute certains membres recrutés ou « détournés » par l’EIIL. Certains sont allés voir les Peshmergas, pratiquant la même langue, pour leur demander de ne pas attaquer les « insurgés sunnites-EIIL », que ceux-ci leur foutraient la paix et ne s’en prendraient qu’aux Chi’ites d’Al-Maliki… Les Peshmergas se sont empressés de remplir le vide laissé par la fuite de l’armée irakienne, mais pas pour reprendre des zones arabes ou sunnites, non, non, juste pour reconquérir {{Kirkouk}}, qu’ils considèrent comme leur « Jérusalem ».

Cela ne veut pas dire qu’ils s’allieraient aux Sunnites en révolte, puisque ceux-ci sont les alliés des Jihadistes radicaux coupeurs de têtes et anti-Kurdes en Syrie… Ce qui les concerne ce sont les moyens de consolider leur souveraineté relative, pan par pan. Ce sont, vraisemblablement les vainqueurs les plus clairs de ces chaos successifs, de Beyrouth jusqu’aux frontières de l’Iran et les seuls qui n’ont pas oublié de réaliser les promesses creuses de la SDN et des Européens : Churchill leur a balancé des gaz mortels, en 1925, bien avant Saddam Hussein.

MarcBRZ

L’affaire Ocalan se situe en 1999, à un moment d’une toute autre configuration des rapports régionaux. Il faut aussi remonter aux alliances locales de certains partis kurdes avec les différents pouvoirs dominants. En réalité, il semble qu’à l’époque, la Syrie d’Hafez El Assad utilisait les services du PKK pour déstabiliser la Turquie, qui, alors, n’était pas sous l’égide de l’AKP d’Erdogan, mais sous les militaires kémalistes, qui entretenaient de bons rapports de coopération avec Israël (notamment depuis 1996) et l’OTAN. On prétend qu’Israël, ayant également d’excellents rapports avec le Kenya, où Ocalan résidait temporairement, aurait pu aider à le « loger » et à faciliter son exfiltration vers la Turquie. Si c’est possible, on est, probablement, dans un jeu où l’ami de mon ennemi (Hafez), à trop fricoter avec la Syrie/Iran, devient mon ennemi, plutôt que dans le cadre d’une sensibilité particulière des Israéliens à l’égard des Kurdes et du Kurdistan, en général.

Les relations traditionnelles des services israéliens avec les Kurdes ne datent pas d’hier et vont au-delà d’Ocalan, qui est plus un chef charismatique local (pour le PKK) qu’un représentant reconnu par tous, depuis les Kurdes iraniens, syriens, irakiens, etc. Entre chacun de ces groupes régionaux, l’unité n’a jamais été une mince affaire et c’est le problème principal des Kurdes, en général. Dans les temps anciens, ils ont déjà été victimes, autant de leurs divisions en principautés ou dominions, que des cruels empires qui les entouraient et se servaient d’eux : les Turcs ou Ottomans contre les Perses, par exemple. Ils ont longtemps servis de zone-tampon et de peuple-tampon entre les empires pour empêcher les invasions de l’un par l’autre. Jusqu’aux promesses des Européens en 1920, leur jurant l’indépendance qu’ils n’ont jamais obtenue.

Dès les années 50, Israël a entretenu des relations conviviales, une sorte de fraternité minoritaire face aux puissances arabes, turque… Surtout, Israël y a vu l’antithèse de la « cause palestinienne » qu’on lui infligeait. Si les pays arabes, la Turquie, l’Iran, la Syrie sont aussi attachés à l’indépendance palestinienne, alors pourquoi ne sont-ils pas les premiers à l’accorder aux Kurdes qui vivent au milieu d’eux, qui remontent aux Rois Mèdes, ont précédé la Perse et bien d’autres peuples qui se revendiquent de « vieille souche » au Moyen-Orient? Les Kurdes méritent leur indépendance depuis bien plus longtemps que les soi-disant « Palestiniens », arrivés sur le tard. Ils ont une vraie culture, de vraies traditions, de vrais territoires, qui leur ont été réellement spoliés. Le soutien israélien aux Kurdes, toujours « officieux », a ainsi servi de levier et de mesure de rétorsion, face aux Arabes montant de toute pièce la « cause palestinienne ».

Cette « fraternité de vieille race » moyen-orientale perdure. Elle semble avoir été active, dès que les Kurdes ont été les Américains à mettre un pied en Irak, alors que la Turquie refusait de prêter ses bases d’Incirlik et d’ailleurs, aux USA, en 20O3. On dit que les Peshmergas ont été entraînés par des forces spéciales israéliennes, on dit que… etc. Toujours est-il que, dans la région, qu’ils s’agisse des Kurdes d’Irak, de Syrie, on note qu’ils ont toujours une résilience qu’on ne reconnaît chez aucun autre groupe « insurgé ». Depuis 2013, ils maintiennent l’autonomie kurde du nord-Est de la Syrie, et font fuir les Jihadistes (EIIL).

Il n’empêche, par exemple, en Irak et autour de Mossoul-Kirkouk, qu’il y a aussi des Kurdes parmi les insurgés « sunnites » et sans doute certains membres recrutés ou « détournés » par l’EIIL. Certains sont allés voir les Peshmergas et leur demander de ne pas attaquer les « insurgés sunnites-EIIL », que ceux-ci leur foutraient la paix et ne s’en prendraient qu’aux Chi’ites d’Al-Maliki… Les Peshmergas se sont empressés de remplir le vide laissé par la fuite de l’armée irakienne, mais pas pour reprendre des zones arabes ou sunnites, juste pour reconquérir Kirkouk, qu’ils considèrent comme leur « Jérusalem ». Cela ne veut pas dire qu’ils s’allieraient aux Sunnites en révolte, puisque ceux-ci sont les alliés des Jihadistes radicaux coupeurs de têtes et anti-Kurdes en Syrie… Ce qui les concerne ce sont les moyens de leur souveraineté relative, pan par pan. Ce sont, vraisemblablement les vainqueurs les plus clairs de ces chaos successifs, de Beyrouth jusqu’aux frontières de l’Iran et les seuls qui n’ont pas oublié de réaliser les promesses creuses de la SDN et des Européens : Chrchill leur a balncé des gaz, en 1925, bien avant Saddam Hussein.

yapasbon

Obama est fidèle à lui-même… sa ligne directrice comprise désormais par tous depuis un an au moins c’est qu’il veut un renversement des alliances de l’Amérique: il préfère l’Iran et ses alliés chites à l’Arabie Saoudite et ses proxy sunnites. S’il commence à vraiment militairement aider le gouvernement chite pro-Iranien de Bagdad contre la contre-offensive des Sunnites, il sera tombé bien bas dans l’opinion des états du Golfe. Quant aux Kurdes, leur relation avec Israël est bonne. Ils ont d’autres chats à fouetter avec leurs puissants voisins qui veulent faire main basse sur leur région, les Turcs en tête !

Kreuzer

« Heureusement qu’ils veillent depuis des millénaires, les Kurdes ! »
Votre conclusion m’a fait souvenir d’une histoire qui remonte à 1999 : l’enlèvement d’ Ocalan, leader du PKK ( Kurde, précisément ), que l’on avait attribué , alors, aux Israéliens , pour qu’il soit livré à La Turquie d’ Ecevit.
Ce chef de guerre a-t-il été victime de la realpolitik? Etait-il un ennemi d’Israel?
N’était-ce qu’une accusation destinée à nuire à un état considéré comme « impérialiste »?
Quelles sont les relations ACTUELLES des Kurdes avec l’Etat d’Israel?