Barack Obama a appelé mardi à un « examen de conscience » national sur la violence par armes à feu, avertissant après une nouvelle fusillade dans un lycée que la fréquence de ce type d’événement atteignait un niveau « jamais vu ».
« Le pays doit faire un examen de conscience. Cela devient la norme et nous prenons ces faits pour acquis d’une manière que je trouve terrifiante en tant que parent », a déclaré M. Obama.
Le président américain s’est dit frustré et perplexe de ne pas avoir davantage de soutien pour un contrôle accru des armes à feu.
« Nous sommes le seul pays développé au monde où cela se produit et aujourd’hui ça se passe une fois par semaine », a ajouté M. Obama dans un discours passionné qui ne va pas manquer de déclencher l’ire du lobby des armes, la NRA (National Rifle Association).
« Il n’y a aucun autre pays comme ça », a-t-il repris, soulignant que l’Amérique devrait avoir honte de ne pas être en mesure d’adopter la moindre loi restrictive en la matière.
Barack Obama a affirmé que « la plus grande frustration » de sa présidence jusqu’à présent venait du fait que le Congrès n’avait pas pu prendre même des « mesures basiques » pour éviter que des armes à feu ne se retrouvent entre les mains de personnes pouvant causer « des dommages considérables ».
Le président avait essayé sans succès d’introduire quelques restrictions pour l’achat des armes à feu après le massacre de Newtown fin 2012, où 20 écoliers et six adultes avaient été tués. Le président a dit avoir trouvé « stupéfiant » que le Congrès ait bloqué son initiative.
« Le niveau de violence par armes à feu atteint un niveau jamais vu, il n’y a aucun pays développé sur la Terre qui accepterait cela », a-t-il encore déclaré.
M. Obama s’en est aussi pris à l’argument couramment mis en avant par les défenseurs des armes à feu, selon lequel la prise en charge des personnes malades mentales est plus à blâmer que la libre circulation des armes: « Les Etats-Unis n’ont pas le monopole des fous », a-t-il souligné.
« Nous ne sommes pas le seul pays à avoir des psychotiques et pourtant ces fusillades se succèdent à un rythme bien plus important qu’ailleurs », a-t-il encore constaté.
Mardi, un élève a été tué et un enseignant légèrement blessé lors d’une fusillade dans un lycée près de Portland, dans le nord-ouest des Etats-Unis. Celle-ci est survenue après d’autres fusillades meurtrières à Las Vegas dimanche (5 morts), à Seattle le 5 juin (1 mort, 3 blessés) ou à Santa Barbara le 23 mai (7 morts).
A chaque fois, l’émotion est grande et suscite sans succès des appels à un contrôle accru des armes, auquel la NRA et une partie du Congrès s’opposent farouchement.
Washington (AFP) Article original
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