Un Prince saoudien repousse l’invitation à Jérusalem d’un ex-chef du renseignement israélien.

Nous dirions que dans toute communication, il y a les échanges de paroles et la communication non-verbale. Ce qui est intéressant n’est pas qu’on s’exprime sur le conflit palestino-israélien, mais que l’on parle, en coulisses, certainement d’autres sujets bien plus préoccupants…

De gauche à droite, Amos Yadlin, Turki bin Faisal Al Saud et David Ignatius à Bruxelles le 26 mai 2014.

BRUXELLES (JTA) —Israël n’a pas accepté l’initiative de paix saoudienne, parce que la Ligue Arabe l’a transformé en accord du tout-ou-rien, selon le témoignage de l’ancien chef des renseignements militaires israélien.

Amos Yadlin, (ancien pilote de l’embardée sur Osirak, le réacteur de Saddam, en 1981) qui a dirigé les renseignements militaires des Forces de Défense israéliennes, durant 4 ans jusqu’en 2010, a fait cette déclaration, au cours d’un débat public à Bruxelles, lundi, avec le Prince Turki bin Fayçal Al Saoud, directeur des renseignements généraux d’Arabie Saoudite, de 1979 à 2001.

Le Saoudien, le plus jeune fils de l’ancien Roi Fayçal, a décliné l’invitation de Yadlin de se rendre à Jérusalem et l’a présentée comme un appel à susciter l’émotion qui fasse diversion, plutôt que de résoudre concrètement les problèmes, une démarche pouvant mener à la paix, fondée sur l’Initiative saoudienne, aussi connue sous le nom d’Initiative de Paix Arabe.

“Le véritable problème est que l’initiative saoudienne s’est transformée en diktat de la Ligue Arabe, validé lors d’un sommet à Beyrouth, en 2002, a rétorqué Yadlin. « Les Saoudiens l’ont modifiée pour qu’elle devienne une offre du tout-ou-rien, avec des paramètres que nous ne pouvons pas accepter, principalement en ce qui concerne, actuellement, la restitution du Golan à la Syrie ».

L’Israélien a aussi ajouté que la façon de poser le problème des réfugiés palestiniens constituait une autre pierre d’achoppement. Fayçal Al Saoud a contesté l’assertion de Yadlin et rétorqué qu’Israël devrait accepter la proposition de principe, « puis, ensuite, négocier les détails ».

Ce plan propose la normalisation des relations entre Israël et les membres de la Ligue Arabe, en échange d’un retrait israélien de toutes les zones dont Israël s’est emparé en 1967 et une « solution juste » au problème des réfugiés palestiniens, qui découlerait de l’accord entre les parties.

“Il n’y a rien que l’on cache sous la table, pas d’accord secret, pas de geste en sous-main ni de clause secrète pour échapper à cela », a déclaré Fayçal Al Saoud. « Les Arabes reconnaîtront Israël diplomatiquement, normaliseront leurs relations et mettront un terme aux hostilités, en retour d’un retrait israélien de toutes les terres « occupées » en 1967 ».

Ce débat était organisé par le Fonds Marshall allemand, comme la suite logique d’un échange précédent à Munich, il y a quatre mois, entre Fayçal Al Saoud et la Ministre de la Justice Tzipi Livni, la négociatrice en chef israélienne avec les Palestiniens.

Le Saoudien avait, alors, demandé à Livni pourquoi Israël ne s’alignait donc pas sur cette initiative, que l’Arabie Saoudite a présentée en 2002.

Yadlin avait promis de lui donner la réplique à Bruxelles, selon le rédacteur en chef associé du Washington Post, David Ignatius, qui a tenu le rôle de médiateur, lors de ces pourparlers de Bruxelles.

26 mai 2014 8:58am

Source : jta.org Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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Armand Maruani

{{ » “Le véritable problème est que l’initiative saoudienne s’est transformée en diktat de la Ligue Arabe, validé lors d’un sommet à Beyrouth, en 2002, a rétorqué Yadlin. « }}

{{La ligue arabe n’a pas modifié son attitude depuis les  » trois nons  » de Khartoum en 1967 , suite à la guerre des six jours .}}

{{RAPPEL :}}

{{La résolution contient notamment dans son paragraphe 3, ce qui est connu comme les « trois nons » des relations israélo-arabes de l’époque :}}

{{ {{pas de paix avec Israël,}}

{{pas de reconnaissance d’Israël,}}

{{pas de négociation avec Israël.} }} }

{{Pas besoin de services secrets , nous le savions depuis belle lurette qu’aucune paix ne sera signée sans ces abrutis de la ligue arabe .}}

{{Abbas en plus de l’UE qui le finance lui et ses sbires , il est rassuré par leur soutien inconditionnel dans son refus de signer la paix avec Israël .}}

{{On n’est pas encore sorti de l’auberge avec ces criminels en costard cravate et leur ventre bedonnant .}}