Dans une interview rare, Netanyahou aborde les sujets qui fâchent; Bennett soutient des mesures unilatérales.Benyamin Netanyahou a accordé une interview au journaliste américain Jeffrey Goldberg publiée vendredi sur le site Bloomberg,

Le Premier ministre israélien a rendu hommage de manière inhabituelle à une des décisions les plus controversées de la politique étrangère du président Obama, à savoir l’accord de transfert des armes chimiques hors de Syrie.

Netanyahou a qualifié l’initiative américaine de « rayon de soleil dans une région très sombre ». « Ce n’est pas achevé. Nous sommes inquiets car ils (les Syriens, ndlr) pourraient ne pas avoir déclaré tout leur arsenal. Mais ce qui a été retiré a été retiré. On parle de 90%. Nous apprécions l’effort qui a été fait et les résultats qui ont été atteints », a souligné Netanyahou.

Mais le soutien du Premier ministre israélien au président Obama s’arrête là, surtout quand il évoque les autres sujets qui fâchent.

Le chef du gouvernement n’hésite pas à mettre en exergue les points de discorde avec l’administration américaine particulièrement concernant le dossier nucléaire iranien et les négociations avec les Palestiniens.

Selon le secrétaire d’Etat américain, les derniers pourparlers ont échoué en particulier à cause de l’insistance israélienne de poursuivre les constructions dans les implantations en Cisjordanie.

Mais Netanyahou prend soin tout d’abord de souligner sa bonne foi et son amitié à l’égard des Etats-Unis et il dément énergiquement les rumeurs selon lesquelles Israël serait impliqué dans des actes d’espionnage contre les Américains.

« Israël n’a mené aucune opération d’espionnage aux Etats-Unis. Un point c’est tout. Ni direct, ni indirect, rien, zéro ».

Concernant les pourparlers de paix avec les Palestiniens, il estime que « Mahmoud Abbas est incapable ou pas disposé à traiter des questions fondamentales ».

Netanyahou a également confié à Jeffrey Goldberg qu’il examine les suggestions d’un grand nombre d’Israéliens demandant de considérer des décisions unilatérales pour se désengager de zones de Judée-Samarie fortement peuplées par des Palestiniens, même si cela implique l’évacuation d’implantations juives.

« Nous voulons un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaisse un Etat juif. Comment obtenir cela si ce n’est par des négociations?

Il est vrai que l’idée de décisions unilatérales gagne du terrain, du centre-gauche au centre-droit. Beaucoup d’Israéliens se posent la question sur l’éventualité de certaines mesures unilatérales », dit Netanyahou.

Mais il ajoute dans la foulée que les Israéliens, y compris lui-même se rappellent de l’amère expérience du désengagement unilatéral de la bande de Gaza utilisée aujourd’hui comme base de lancement de roquettes contre des objectifs civils en Israël.

Ceendant Netanyahou concède qu’il faut faire quelque chose pour empêcher la destruction d’Israël en tant que majorité juive d’un Etat démocratique.

« Nous ne voulons pas d’un Etat binational ni d’un Etat palestino-iranien à nos portes. Il y a un consensus grandissant pour affirmer que nous n’avons pas de partenaire qui puisse défier les limites, prendre des décisions impopulaires, faire quelque chose de difficile.

Abbas n’a rien fait pour remettre en question le consensus palestinien actuellement en vigueur », estime Netanyahou.

Mais les mêmes critiques ont été énoncées à l’encontre du Premier ministre israélien, tant au niveau intérieur qu’international.

L’administration Obama et les responsables européens ont des doutes quant à sa volonté de se confronter au lobby des habitants juifs de Judée-Samarie afin de montrer aux Palestiniens qu’il est prêt à des compromis douloureux. Mais Netanyahou balaye toutes les critiques.

«  »Regardez ce que nous avons fait. J’ai prononcé un discours à l’université Bar Ilan, une université religieuse, il y a 5 ans, reconnaissant la solution de 2 Etats. Puis j’ai tenté, il y a 10 mois, un gel des constructions dans les implantations et Abbas n’a rien fait.

Ensuite j’ai pris la décision la plus courageuse de toutes, celle de libérer des prisonniers terroristes, assassins d’innocents. Cela fut la décision la plus difficile », se justifie le chef du gouvernement.

« Et qu’a fait Abbas? Rien. Il a refusé. Il a refusé de prendre en compte les efforts de John Kerry pour tenter de résoudre les questions fondamentales. Il a internationalisé le conflit.

Il s’est adressé aux organisations de l’ONU en violation flagrante d’Oslo et des accords intérimaires. Et maintenant il embrasse le Hamas en faisant entrer cette organisation dans un gouvernement d’union », poursuit le Premier ministre israélien.

Jeffrey Goldberg demande à Netanyahou pourquoi il ne déclare pas un gel illimité des constructions des faubourgs de Jérusalem et des implantations proches de Tel Aviv, car, selon le journaliste américain, cela pourrait restaurer l’image d’Israël au sein de la communauté internationale.

« Je ne pense pas que cela pourrait marcher. Je l’ai essayé une fois et cela n’a pas fonctionné. Les Américains ont dit que la seule manière d’amener Abbas à la table des négociations est soit la libération des prisonniers ou bien le gel des implantations.

Choisissez, m’ont-ils dit.

Et nous avons choisi (de relâcher les prisonniers). Nous avons fait savoir très clairement aux Américains et aux Palestiniens ce que nous allions construire, y compris à Jérusalem.

Nous avons construit exactement ce que nous avons dit. Cela n’a été une surprise pour personne. Il n’y a pas eu de constructions supplémentaires.

Pour lire l’intégralité de l’interview en anglais Article original de Benyamin Netanyahou par Jeffrey Goldberg:

Bennett en faveur de mesures unilatérales

Le ministre de l’Economie et chef du parti Foyer juif Naftali Bennett a réagi vendredi sur sa page Facebook à l’interview accordée par Benyamin Netanyahou à Jeffrey Goldberg.

Bennett a indiqué faire partie de ceux qui soutiennent un désengagement unilatéral de certaines zones de Judée-Samarie.

« J’entends évoquer l’éventualité de mesures unilatérales de la part d’Israël. J’y suis favorable. Nous insistons pour l’application de la loi israélienne de manière unilatérale sur Goush Etsiyon, Ariel, la Vallée du jourdain, Maalé Adoumim, Ofra, Alfeï Menashé, les localités mitoyennes de l’aéroport Ben Gourion, la Samarie, la Judée et la totalité des implantations juives », écrit Bennett sur sa page Facebook.

« Je continuerai d’insister de toutes mes forces jusqu’à ce que cela se réalise. Et cela se réalisera.

Les nerfs des Arabes ont craqué. L’ère des négociations est terminée. Ils agissent de manière unilatérale (ONU, incitation à la haine, etc…).

Maintenant c’est notre tour. Il est temps de passer à l’action. De faire quelque chose de bien pour Israël », a conclu le chef du parti national-religieux.

I 24 NEWS Article original

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2 Commentaires
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jules26

IL FAUT ARRETER DE PARLER DE CETTE VERMINE DE ABBAS DE MES DEUX

Armand Maruani

{{@ »Abbas n’a rien fait, il a tout refusé »}}

{{Pas tout à fait :}}

{{Demandez à l’UE  » s’il a tout refusé « }} .