L’ONU et les Pasdaran main dans la main pour la chute d’Homs sous le contrôle total d’Assad.

Une équipe conjointe d’observateurs de l’ONU et des Gardiens de la Révolution Iranienne en vêtements civils ont commencé à évacuer quelques 2000 rebelles syriens et leurs familles de la Vieille Ville d’Homs, mercredi 7 mai, mettant ainsi fin à un siège cruel. L’exode des rebelles, hors de leur dernier bastion restant, représente une nouvelle victoire importante pour le Président Bachar al Assad. Comme un rebelle battant en retraite l’a indiqué à des reporters occidentaux : « le reste du monde nous a trahi ».

Depuis deux ans, l’opposition armée syrienne à Assad détenait Homs comme la capitale et le joyau de sa révolution, envers et contre tout ultimatum de l’armée syrienne leur intimant de « mourir de faim ou de se rendre » et leur infligeant les assauts les plus brutaux. L’armée d’Assad a bombardé la vieille ville d’Homs avec des armes chimiques et des barils d’explosifs, depuis deux ans. Les tanks syriens et l’artillerie lourde ont méthodiquement détruit les maisons, rue par rue, maison par maison, poussant les rebelles et leurs familles à se retrancher dans des caves souterraines et des tunnels, sans nourriture, ni eau, ni médicaments. Au comble du désespoir, les rebelles ont fini par renoncer. Leur retraite hors de la vieille ville d’Homs sous la protection de l’ONU et des Iraniens est l’aveu final de leur incapacité à vaincre Assad et ses principaux appuis, les Iraniens.

Pour assurer le consentement d’Assad à leur sortie de cet enfer, les rebelles ont accepté de libérer des Gardiens de la Révolution iranienne détenus en otages par leurs camarades d’Alep et de se retirer d’un certain nombre de villes et villages chi’ites dans le centre et le nord de la Syrie.
Les sources de Debkafile soulignent le sombre symbolisme, dans le timing de cette reddition finale d’Homs, ce mercredi, juste au lendemain de la déclaration de l’Administration Obama de l’ouverture d’une mission à l’étranger pour la Coalition Nationale Syrienne, la CNS, principal groupe d’opposition, dans le cadre de l’Acte U.S. sur les missions étrangères.
Les responsables de l’Administration Obama, d’importants sénateurs et membres du Congrès ont rivalisé les uns contre les autres, durant quelques minutes, pour figurer auprès du dirigeant de l’opposition, Ahmad Jarba, présent à Washington. L’Administration a aussi annoncé qu’elle allouait un pactole supplémentaire de 27 millions de $ « d’assistance non-létale » aux rebelles qui combattent Assad.
La dissonance est évidente et meurtrière : l’Administration Obama poursuit sa guerre contre Assad dans les couloirs du Capitole, sans le moindre égard pour ce qui est en train de se produire sur le terrain en Syrie.
Après l’effondrement retentissant des négociations de paix à Genève II, au début février, et l’échec du Secrétaire d’Etat américain John Kerry à réunir un Genève III, il est devenu clair comme l’eau de roche que Moscou et Téhéran ont intensifié leurs efforts de coopération pour empêcher les Etats-Unis d’intervenir, d’une façon ou de l’autre, en Syrie.
L’Administration Obama a tenté de dissiper cette impression par des fuites délibérées, en avril, suggérant que Washington avait finalement décidé de fournir aux rebelles des missiles BGM-71 TOW américains et des missiles anti-aériens SA-16-9K310 Igla-1. Mais les sources militaires de Debkafile rapportent que les quantités livrées sont si infimes qu’elles n’ont qu’un faible impact sur le champ de bataille et que les forces d’Assad conservent la haute main sur le sort du conflit.

Joujous d’Uncle Sam, bientôt entre les mains du Hezbollah.
Le calendrier de la reddition de ce mercredi et l’implication des Gardiens de la Révolution iranienne correspondent aussi étrangement avec l’arrivée en Israël de la Conseillère à la Sécurité Nationale, Susan Rice, et la principale négociatrice américaine, Wendy Sherman, pour des pourparlers autour de la question nucléaire.
Que l’ONU manifeste son besoin de l’assistance iranienne pour accomplir cette mission d’évacuation atteste de l’importance qu’attache l’organisme international au rôle « indispensable » de l’Iran à Damas et de sa reconnaissance explicite du fait que les Gardiens de la Révolution – bien plus même que les Russes- sont la seule force militaire dans cette zone de conflit, capables de contrôler les forces syriennes et du Hezbollah sur le terrain.
Avec tous ces éléments en cours, que peut bien offrir de nouveau Susan Rice aux cercles dirigeants politiques et militaires israéliens, qui démente la réalité d’une politique américaine qui ne fait que renforcer la République Islamique, ses alliés moyen-orientaux et, de façon générale, l’axe Iran-Syrie-Hezbollah ?
Moscou, en outre, continue de prodiguer des armes de haute qualité aux forces armées d’Assad. L’entreprise Rosoboronexport appartenant à l’Etat fournira la première cargaison de neuf avions d’entraînement Yakovlev Yak-130 au gouvernement syrien, d’ici la fin de l’année. Il est prévu que le contrat de 36 avions soit rempli avant la fin 2016, selon ce que dévoile une source proche des parties contractantes, au quotidien d’affaires Kommersant. Le lot des 12 premiers avions sera livré en 2015, puis 16 avions d’entraînement arriveront en Syrie, courant 2016.
« Ainsi, nous remplirons nos obligations prises lors d’un précédent contrat signé », résume la source citée.
DEBKAfile Reportage special 7 mai 2014 2014, 4:24 PM (IDT)
Source : debka.com Article original
Adaptation : Marc Brzustowski
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