La date-butoir du 29 avril n’est pas encore atteinte, mais on peut dire avec une certaine assurance, que l’initiative du Secrétaire américain John Kerry, visant à ranimer le « processus de paix » entre Israéliens et Palestiniens a, d’ores et déjà, atteint sa destination finale : l’échec. L’échec de cette initiative était évident
A présent, il devrait être tout-à-fait évident à tout observateur sérieux qu’il n’y a aucune chance que le processus de négociation israélo-palestinien n’amène une paix juste entre les deux parties.
Il y a deux raisons à cela. L’une d’elles tient à une idéologie de longue date, l’autre est une évolution plus récente, découlant de la dernière décennie.

La première raison, c’est, tout simplement, que mouvement du Fatah, dirigé par le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, n’est pas intéressé à échanger son but historique, qui est de renverser le verdict de 1948, pour l’instauration d’un petit état palestinien dans la Bande Occidentale de Cisjordanie.
C’est la raison pour laquelle il a refusé toute proposition concrète pour mettre un terme au conflit, le long de ces lignes –depuis les
La quantité de preuves soutenant cette affirmation est, aujourd’hui, tellement énorme, qu’il est vraiment étonnant qu’on doive encore insister sur ce point. Mais les illusions meurent difficilement, apparemment.
Le mouvement Fatah considère comme
C’est pourquoi le Fatah reste fidèle à cette position. Au niveau
A un niveau plus profond, ce refus inhabituel de passer le moindre compromis avec la réalité découle des racines mêmes du mouvement islamique ( le nom même de «
Jusque-là, rien de vraiment étonnant. La seconde évolution, plus récente, mérite une
Le processus de paix israélo-palestinien n’a aucune chance d’aboutir, parce qu’il
La première raison la plus évidente, c’est parce qu’il n’y a plus de cercle dirigeant national palestinien unique, ayant autorité. Yasser Arafat, fondateur du Fatah, a peu fait pour son peuple et lui a légué encore moins. L’élément le plus important qu’il n’a pas réalisé ni légué, cela dit, c’est un mouvement national palestinien unifié.
Car même cet élément essentiel ne lui a pas
Arafat est mort en 2004. En 2007, le mouvement palestinien a éclaté en deux parties, avec le
Aujourd’hui, le Hamas constitue la
Il n’y a pas de
Mais, il existe un aspect bien plus profond, sur le plan historique, à cette
Il s’avère que l’identité palestinienne, tout comme les identités voisines,
Les Arabes Israéliens, bien qu’ils continuent d’élire des représentants nationalistes et islamistes à la Knesset, réagissent avec horreur à la perspective de changer de nationalité liée à l’Etat juif, pour adopter celle découlant de la supposée souveraineté palestinienne.
Ce qui rend parfaitement absurde la revendication d’appartenance à une identité palestinienne plus large, pourtant claironnée par les dirigeants élus de ces mêmes citoyens israéliens.
Il existe aujourd’hui des populations arabes palestiniennes réparties en trois entités, à l’Ouest du Jourdain ; chacune est focalisée sur ses propres intérêts et ses propres agendas incompatibles avec les deux autres.
S’ajoutant à cela, bien sûr, il y a aussi une large majorité de la population palestinienne qui se trouve en Jordanie, qui, actuellement, accepte la continuité de la férule de la monarchie Hachémite.
Aussi, la véritable nature de la culture politique palestinienne qui s’est développée sous Arafat et ses proches exclut toute conclusion d’un accord fondé sur une partition. Mais même si ce n’était pas le cas, il n’y a pas de signataire habilité et unique, qui pourrait contresigner un accord au nom de tous les Palestiniens.
Israël continuera (ou devrait continuer), à faire comprendre clairement, autant au cercle dirigeant palestinien qu’à la Jordanie, qu’il est désireux de parvenir à une solution fondée sur la partition, à condition de garanties de sécurité, soit à un accord transitoire de long terme, si cela s’avère impossible.
Aucun de ces résultats n’est sur le point de se produire, cependant.
Beaucoup de Palestiniens et les nombreux partisans de la Cause palestinienne sont convaincus que la délégitimation progressive d’Israël est la clé d’une victoire stratégique finale contre l’Etat juif et le seul moyen de renverser le verdict de 1948. C’est une illusion. Mais il faudra faire avec cette illusion, comme avec l’illusion qui la précède, la ruse d’Oslo.
Comme cela se présente, malheureusement, la première va probablement être remplacée par une autre illusion. Aussi, on continuera d’éviter le calcul consistant à tenir compte du peuplement juif et de sa souveraineté et la politique des Palestiniens qui consiste à lui substituer des victoires imaginaires vont se poursuivre.
Par Jonathan Spyer
PJ Media
8 avril 2014
meforum.org Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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