Israël lance un nouveau satellite espion, le 7ème du genre actuellement en orbite, après le refus d’Obama de pousser au démantèlement du programme d’armes de l’Iran.
Il recueille des données par l’usage de méthodes multiples, dont l’imagerie optique, impliquant des caméras ultra-sensibles et des radars, d’après l’analyste militaire d’ Ynet Article original, Ron Ben-Yishai.

Ce satellite représente une étape significative dans la capacité d’Israël d’observer avec une précision extrême une zone-cible, même par mauvais temps. Par exemple, si les Iraniens tentent de camoufler une certaine activité, telle que le fait de placer des missiles sur leurs rampes de lancement, Israël, sera dorénavant, en capacité d’identifier cette activité, en moitié moins de temps qu’auparavant.

Les responsables israéliens ont déjà fait savoir, par le passé, que le programme-satellite de la Nation est destiné à stimuler et pousser toujours plus loin les capacités de recueil de renseignements, face au programme nucléaire et au soutien iranien aux groupes de terroristes, dans les pays arabes avoisinants.

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahu a décidé de ne pas retarder le lancement du satellite-espion Ofek 10 perfectionné, mercredi 9 avril dans la nuit, après l’empressement des six puissances mondiales et de l’Iran à liquider un nouveau cycle de pourparlers à Vienne, en vue d’un accord d’entente au sujet de son programme nucléaire. Israël a décidé de montrer les muscles, suite au consentement de l’Administration Obama de reporter la question du programme d’armes iraniennes au prochain cycle de négociations, le mois prochain, selon les sources de Debkafile à Washington et Jérusalem.

Or, Javad Zarif a déjà clos le débat par avance : « Nous insistons bien sur le fait que les sujets traitant du programme de défense de l’Iran n’ont aucune place dans le cadre de ces négociations », selon l’agence officielle Fars Article original, d’hier. Autrement dit, Obama court après une « concession » qu’il n’obtiendra pas, en tentant de « faire marcher » Israël jusqu’à cette date, sachant qu’il n’y aura rien à discuter, au bout du compte…

A aucun moment, Washington n’a répondu aux questions de Jérusalem, pour savoir si les négociateurs américains tiendraient, ou non, compte des dernières données fournies par les renseignements israéliens, britanniques et hollandais, attestant de l’accélération des efforts iraniens, dans leur soi-disant programme d’armes inexistant.

Le Premier Ministre israélien attend toujours une réponse de Washington. Mais, il y a, au moins, un Américain qui admet connaître la vérité.

“Cela ne prendrait guère plus de 2 mois à l’Iran pour produire assez de matière fissile pour une bombe nucléaire”, a déclaré le Secrétaire d’Etat John Kerry, lors d’une audition de la Commission des Relations Extérieures du Sénat, par une évaluation pessimiste, quant aux efforts réels pour infléchir le programme nucléaire iranien.

Des sources américaines et israéliennes de haut-rang ont déclaré, jeudi 10 avril au matin, qu’il devient plus difficile que jamais, dans le cadre des relations américano-israéliennes, de démêler l’écheveau des négociations israélo-palestiniennes paralysées, de l’inefficacité des débats concernant le nucléaire iranien. Ce lien devenu inextricable, semble le dernier moyen de pression qu’une partie de l’Administration Obama fait peser sur Israël pour l’amener à des concessions sur l’ensemble des dossiers en cours.

Or, Moshé « booguy » Ya’alon, Ministre de la Défense, a, depuis longtemps prévenu, par sa doctrine du « long chemin », que la priorité serait mise sur l’Iran et les grands problèmes de la région, d’où, éventuellement, découlerait une résolution, aux meilleures conditions, de la question palestinienne, une fois résolus les vrais problèmes de sécurité. Obama, depuis 2009, ne l’entend pas de cette oreille et place la barre plus haute.

Le gratin de l’Administration américaine semble s’être divisé en deux factions poussant dans des directions opposées. Un groupe, conduit par le Président Obama et la Conseillère à la Sécurité Nationale, Susan Rice, veut que ce soit Israël qui porte la charge des progrès ou des obstacles dans les négociations avec les Palestiniens, tout en apaisant ces derniers, et tirer d’affaires l’Iran, en dépit des inquiétudes d’Israël (et d’autres nations du Moyen-Orient).

Le groupe opposé, mené par le Secrétaire d’Etat John Kerry, est favorable à l’idée de montrer plus de flexibilité et il tente de poursuivre la médiation entre la Maison Blanche et Jérusalem.

La Conseillère à la Sécurité Nationale, Susan Rice est celle qui donne le plus de fil à retordre de ce point de vue.

Le fossé entre ces deux factions a conduit à l’annulation de la rencontre entre Kerry et le Président, prévue mardi 8 avril, en vue d’une évaluation du processus de paix israélo-palestinien, pour conclure s’il convient ou non de mettre un terme à l’engagement américain.

Rice aurait exhorté les Etats-Unis à se retirer et à faire carrément reposer le blâme sur Israël. En reportant cette confrontation, Kerry gagne du temps, en vue d’une nouvelle tentative pour sauver les négociations. Et, effectivement, son envoyé Martin Indyk maintient des discussions de basse intensité entre des responsables de rang inférieur, entre les deux camps.

Il y a pas mal d’indications selon lesquelles le Premier Ministre Netanyahu est au bout du rouleau, en ce qui concerne ce qu’il considère comme une appréciation inéquitable, de la part de l’Administration Obama, quant aux concessions qu’Israël a faites, pour maintenir les négociations à flot, face au négativisme palestinien. Les sources à Jérusalem sont certaines que l’indulgence de la Maison Blanche envers les Palestiniens ne fait qu’endurcir l’intransigeance de leur dirigeant Mahmoud Abbas et sape, de cette façon, la globalité des efforts de paix.

Au moins jusqu’à présent, Netanyahu choisit, lui-même, la ligne dure, selon les sources à Jérusalem.

Mercredi, Netanyahu a sanctionné Abbas, à cause de sa candidature au sein de 15 agences de l’ONU, pour court-circuiter le jeu des négociations, par une dose de médicament de son cru. Bib a ordonné de rompre tous les contacts ministériels israéliens avec leurs homologues palestiniens et l’annulation des privilèges des VIP pour les caciques palestiniens.

C’est dans ce cadre du conditionnement des informations, concernant l’Iran, à l’avancée des négociations avec les Palestiniens, – qui relève, à son goût, d’une forme de chantage du camp Obama -, que Netanyahu a choisi de sortir de l’étau, par une démonstration de force technologique et le lancement d’Ofek 10.

Israël est l’un des 12 pays capables de produire et lancer ses propres satellites. Ofek 10 effectue une rotation autour de la terre toutes les 99 minutes, à une altitude de 600 kms.

Il dispose de capacités de surveillance améliorées, en comparaison de ses prédécesseurs. Ses caméras peuvent opérer des distinctions entre des objets de moins de 50 cm et dans des conditions de luminosité et de temps très variées.

La veille, a eu lieu l’entrée en service de l’avion-cargo Samson, le nouveau Super-Hercules C130-J Article original, au sein de l’Air Force israélienne, en grande pompe sur la base aérienne de Netavim. Cinq autres Super-Hercules nouvelle génération doivent arriver avant la fin de l’année. Avec une portée de 4.000 kms, le Samson peut atteindre n’importe quel point de l’espace aérien iranien . Il peut transporter 3 SUV et 129 soldats de troupes ou 92 parachutistes avec leur équipement complet, aussi bien que 97 brancards pour l’évacuation de blessés. Ce nouvel avion est équipé de systèmes conçus par Israël pour l’amélioration et la rationalisation du travail de maintenance. D’autres ordinateurs conçus en Israël seront bientôt ajoutés. Le Samson facilitera aussi la fonction d’approvisionnement en vol.

Le message contenu dans ce spectacle est destiné à faire comprendre qu’Israël se prépare à nouveau à mener une frappe militaire contre le programme nucléaire iranien, malgré les pressions d’Obama, pour l’en dissuader, depuis plusieurs années.

La confrontation, fort ancienne, entre Obama et Netanyahu, revient donc, à pleine puissance. Le Premier Ministre va-t-il continuer de lui tenir tête, aussi bien sur l’un que sur l’autre des dossiers palestinien et du nucléaire iranien ? C’est ce que tout le monde se demande. Mais, mercredi, en tout état de cause, on a pu l’entendre dire qu’une nation souveraine a le droit de dire « Non ».

DEBKAfile Article original Reportage Exclusif 10 avril 2014, 10:53 AM (IDT)

Adaptation : Marc Brzustowski

Les industries aériennes israéliennes et le Ministère de la Défense ont procédé au lancement d’un satellite qui peut prendre des photos de la Terre avec ses objectifs indépendamment des conditions météorologiques.


Vous ne verrez qu’un point lumineux qui s’éloigne… mais lui vous regarde, déjà…

Le ministère de la Défense et les industries aériennes israéliennes ont lancé ce satellite espion en orbite depuis la base aérienne de Palmahim mercredi soir.

Le satellite, appelé Ofek 10, utilise des systèmes de radar pour l’observation.

Il a été lançé dans l’espace par un Shavit ( une « Comette » ), un véhicule de lancement.

Il est rapidement entré en orbite et devrait subir une série de contrôles pour s’assurer que les fonctions clés fonctionnent correctement.

Le satellite SAR ( radar à ouverture synthétique) progresse le jour et la nuit et prend des photographies de haute résolution, quelques soient les conditions météorologiques, selon le ministère de la Défense.

Le lancement a été réalisé conjointement par les industries aériennes israéliennes et l’administration spatiale du ministère de la Défense, qui est une partie de l’Administration pour le développement des armes et de l’infrastructure technologique.

Israël maintient un programme de satellite espion assez vaste, avec des centaines de millions de shekels d’investissement du ministèe de la Défense par an dans le cadre du développement de l’industrie de l’espace et du satellite.

Les responsables de la Défense ont déclaré que le programme met à jour de manière significative les capacités stratégiques de la nation, et renforce le secteur de haute technologie. Le premier satellite militaire israélien, Ofek 1, avait été lancé dans l’espace en 1988.

Il faut en moyenne huit ans pour développer chaque nouveau satellite.

i24news.tv Article original

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