Depuis 2009, Ruth Smadja et ses deux enfants, âgés de 17 ans et de quatre ans, sont les victimes de graves agressions antisémites à Goussainville (Val d’Oise). Un cas d’étude de la dramatique situation de Français Juifs modestes, de l’inefficacité, de l’inaction, de l’impuissance ou/et de l’indifférence de politiciens, d’organismes publics, de médias et bloggers ainsi que d’organisations communautaires. 
A cet égard, est particulièrement éclairant l’article biaisé
« L’année 2002 commence, et, après l’incendie d’une école juive à Créteil et de la synagogue, c’est la synagogue de
2002, c’est l’année où Ruth Smadja et son fils emménagent comme locataire dans l’appartement d’une HLM de deux étages au sein d’une résidence de neuf immeubles à Goussainville, ville du Val d’Oise (95) située dans la banlieue nord de Paris. Un immeuble doté d’un interphone et d’un passe.
C’est aussi le début de l’exode de la quasi-totalité des Goussainvillois Juifs hors de cette commune où ne resteraient, selon Ruth Smadja, que dix Juifs.

Harcèlement antisémite
En 2009, à l’initiative d’un rabbin, Ruth Smadja pose une
Un mois après, Ruth Smadja découvre cette inscription sur cette porte : «
Deux jours après, nouveau tag : « Dehors les juifs ». Cette fois-ci, son fils photographie ce graffiti.
S’ensuit une longue série d’agressions antisémites visant sa famille : menaces de morts, tags nazis, boite aux lettres cassée et sur laquelle a été écrit « Sal pute de juif. On va te crever ta race de merde », inscriptions haineuses sur cette porte – « Dehors les juifs » -, vols de courriers, de son paillasson et du vélo de son fils, croix gammées dessinées sur cette porte, mezouza arrachée, courrier « Toutes mes condoléances à la famille Smadja pour la mort de leur maman » dans sa boite aux lettres, etc.
Ruth Smadja a déposé une dizaine de mains courantes et une quinzaine de plaintes contre X. Apparemment classées.
La vie de la famille Smadja, qui s’est agrandie avec la naissance d’une fille, est bouleversée : réduction des sorties par crainte d’agressions physiques, redoublement du fils de Ruth Smadja, etc.
Jean Luc Nevache, préfet du Val d’Oise, a proposé à Ruth Smadja un relogement en urgence à Joinville-le-Pont. Ruth Smadja visite l’appartement et dépose un dossier, avec le soutien de l’assistance sociale, afin d’y devenir locataire. Mais le 7 janvier 2014, l’Immobilière 3F lui a refusé la location cet appartement au motif de la faiblesse de ses revenus et qu’elle ne remplirait pas les conditions d’accès aux « dispositifs publics d’accès aux logements ».
« Je ne comprends pas ce refus. J’étais la seule à postuler. Mon budget – 1 180€ par mois – est en équilibre. Je n’ai pas de dette, ni de loyers impayés », me confie Ruth Smadja le 23 mars 2014.
Impuissance ou indifférence
Ruth Smadja a aussi écrit au Président François Hollande, à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes et porte-parole du gouvernement, Christine Taubira, ministre de la Justice, et à Anne Hidalgo, candidate socialiste à la Mairie de Paris.
Le 6 mars 2014, Florence Gouache, chef de cabinet de la Garde des Sceaux, a répondu à Ruth Smadja par une lettre-type informant que sa « requête a été transmise à la direction des Affaires civiles et du sceau, à laquelle elle a demandé de veiller à ce qu’une réponse » lui soit « apportée dans les meilleurs délais ».
Ruth Smadja n’a pas reçu la réponse de Najat Vallaud-Belkacem. Un courrier vraisemblablement dérobé comme tant d’autres auparavant…
Lors du rassemblement organisé par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) le 19 mars 2014 contre l’antisémitisme, Ruth Smadja a remis son dossier entre les mains de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.
Quand j’ai découvert sa page Facebook le 16 février 2014, j’ai alerté Sammy Ghozlan, président du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme). Celui-ci m’a répondu qu’il avait écrit le 24 octobre 2013 à Jean Luc Nevache, préfet du Val d’Oise (95) sur la situation de la famille Smadja.
Le 26 février 2014, Sammy Ghozlan m’a écrit avoir « confirmation que la mairie de Goussainville s’occupe activement de son dossier » et qu’il « continue de lui apporter son aide ».
Le 27 février 2014, j’ai contacté ledit préfet, Alain Louis, maire de Goussainville et édile démissionnaire et exclu du Parti socialiste en janvier 2014, et Roger Cukierman, président du CRIF.
Annabelle Rodrigues, au sein de la préfecture du Val d’Oise, a souhaité avoir plus d’informations par téléphone. Mais ne m’a plus contactée.
Le 6 mars 2014, Roger Cukierman a écrit Jean-Luc Nevache qui lui a répondu.
Mais rien n’avance…
Le manque de logements sociaux pénalise encore plus les requérants français Juifs victimes d’antisémitisme.
Ruth Smadja continue de lutter.
Le 14 février 2014, elle a créé une page Facebook intitulée Le combat d’une maman Juive qui a reçu 845 Like. Elle vient de créer un groupe fermé sur Facebook.
Pas de relogement d’urgence, pas de place en crèche municipale pour sa fille, pas de travail, environnement hostile… Ruth Smadja n’en dort plus.
Le 25 février 2014, Nourit N. Azoulay a lancé la pétition Pour la relocation d’une maman victime d’antisémitisme qui, en moins d’un mois, a déjà recueilli 1 644 signatures.
Sa situation si éprouvante suscite des interrogations.
Les agressions antisémites ayant visé Ruth Smadja sont-elles recensées dans la liste établie par le SPCJ (Service de protection de la communauté Juive) et le ministère de l’Intérieur ? Pourquoi ses plaintes ont-elles été classées ?
Combien de familles telles que celle de Ruth Smadja s’épuisent à lutter seules contre l’antisémitisme virulent qui les menace ?
La communauté française Juive institutionnalisée s’est-elle dotée des moyens idoines pour aider de manière rapide, adéquate et efficace des Français Juifs victimes d’antisémitisme, telle Ruth Smadja ?
J’ai contacté le FSJU (Fonds social juif unifié) et la Fondation Casip-Cojasor sur la situation dramatique de Ruth Smadja. Je publierai leurs réponses dès réception.
Silences et partialité médiatiques.
Faits révélateurs : les rares articles sur Ruth Smadja ont été publiés dès le 23 février 2014 par des bloggers ou sites Juifs : Europe-Israel, Alliancefr, AlyaExpress et sur mon blog.
Pourquoi ce silence de médias contactés, notamment RTL et Europe 1, et ceux communautaires, dont la plupart disposent de comptes Facebook ? Qu’attendent-ils ? La mort de Ruth Smadja ou de ses enfants ? Ou ces médias manifestent une réticence à intégrer les actes antisémites dans les informations caractérisant l’actualité en France.
Coïncidence. Ce 24 mars 2014, le site BdVoltaire publie l’article Agressions antisémites, ce que disent les chiffres de Christophe Servan, gestionnaire de fonds d’investissement. Curieusement, les notes de l’article ne renvoient à aucune source.
Résumé : Manuel Valls a déclaré lors du Rassemblement organisé par le CRIF au Trocadéro : « Les actes antisémites sont en progression depuis quelques années » et sont causés par « une partie de l’extrême droite française ».
Mais à en croire Christophe Servan, le ministre avait tout faut.
D’abord, le nombre d’actes antisémites a baissé en un an : 423 en 2013 contre 614 en 2012.
Ensuite, si on rapporte le nombre d’actes antisémites en 2013 (423) à celui des crimes et délits commis en France métropolitaine (403 433), les « actes d’antisémitisme représentent 0.03% du total des crimes et délits ». Et les « juifs en France » (« 530 000 à 550 000 ») représenteraient « 0,9% de la population française ».
Et de récentes agressions antisémites ont été proférées en arabe, donc pas de l’extrême-droite.
Dès ce stade de son article, Christophe Servan a déjà commis plusieurs fautes. Premièrement, une erreur algébrique : 423/403 433 = 0,001. Soit un pour mille. Deuxièmement, des citations tronquées du ministre Manuel Valls qui a aussi déclaré : « L’antisémitisme se nourrit aussi de l’antisionisme. Il se nourrit dans nos quartiers populaires des ambiguïtés sur l’Etat d’Israël. Nous devons résister, résister, résister face à cet antisémitisme ». Eh oui, Manuel Valls avait aussi évoqué en termes à peine codés les cités où habitent des populations souvent issues d’Afrique du Nord. Quant au nombre de Juifs en France, si le CRIF disposait d’un nombre exact, il serait bien le seul dans une république refusant les statistiques religieuses.
Par ailleurs, il est aberrant de rapporter le nombre d’actes antisémites sur le nombre de crimes et délits qui comprend les vols, infractions économiques et financières (contrefaçons, escroqueries en faux), infractions à la législation sur les stupéfiants, etc. Par contre, il est pertinent de rapporter le nombre d’actes antisémites au nombre des actes racistes et antisémites. Et alors apparaît une disproportion alarmante soulignée par le SPCJ (Service de protection de la communauté Juive) : « Depuis l’année 2000, le nombre d’actes antisémites recensés est en moyenne 7 fois plus élevé que le nombre d’actes antisémites des années 90… 40% des violences racistes commises en France en 2013 sont dirigées contre des Juifs. Or, les Juifs en France représentent un peu moins de 1% de la population. Cela signifie que moins de 1% des citoyens du pays a concentré 40% des violences physiques racistes commis en France ».
En outre, Christophe Servan omet d’indiquer que, parmi les 614 actes antisémites commis en 2012, se trouvent les quatre assassinats antisémites commis par le jihadiste Mohamed Merah, à l’école Ozar HaTorah (Toulouse). Trois enfants et un adulte tués non pas parce qu’ils étaient bruns ou blonde, mais parce qu’ils étaient des « proies faciles », des Juifs désarmés.
Conclusion de Christophe Servan dans son article : « Sur le plan quantitatif donc, la disproportion entre les chiffres et les discours est manifeste. C’est donc l’aspect qualitatif et seulement celui-là qui est mis en avant par les pouvoirs publics ».
« Environ 75 000 femmes sont violées chaque année en France ». Si on rapporte le nombre de femmes violées (75 000) sur celui de la population féminine en France en 2014 (32 937 326), on trouve le nombre de 0,002, soit deux pour mille. Et si on rapporte ce nombre de viols sur celui des crimes et délits, les viols représentent 18,59% du nombre de ces derniers. Qu’en conclurait Christophe Servan ?
Et Christophe Servan poursuit dans son relativisme par la banalisation : « Nul ne saurait nier qu’agresser un être humain pour le seul motif qu’il est né ceci ou cela est doublement odieux, mais pourquoi plus un juif qu’un arabe ou un chrétien, et pourquoi plus l’appartenance ethnique que l’apparence physique ? Combien de citoyens ordinaires sont agressés du seul fait qu’ils ont une tête qui ne revient pas à leur agresseur, qu’ils sont vieux ou handicapés et donc des proies faciles, qu’ils s’habillent comme des bourgeois ou pour les jeunes filles en tenue légère, pour un simple regard ou encore une cigarette refusée ? Alors, fléau national ou instrumentalisation d’un mythe, c’est à vous de juger ».
Les faits sont têtus. Si le nombre de profanations de cimetières chrétiens dépasse celui de cimetières juifs ou musulmans, les Juifs vivants sont quantitativement les premières victimes d’actes racistes et antisémites. Agresser un Juif, ce n’est pas agresser un « citoyen ordinaire » pour un motif futile, c’est l’agresser parce qu’il est Juif. Aucune personne n’ayant refusé une cigarette ou s’habillant comme un bourgeois n’a été assassiné lors de la Shoah en raison de son refus ou de ses habits bourgeois. Quels individus refusent que des jeunes filles soient vêtues de « tenue légère » ou tuent pour « un simple regard » ?
Et qui instrumentalise l’antisémitisme érigé en « mythe » par Christophe Servan ? On vous laisse deviner.
On ne sait ce qui choque le plus dans l’article de Christophe Servan : la publication par BdVoltaire d’un article de cet acabit visant à « mythifier » l’antisémitisme pourtant réel en France, la dénaturalisation des Juifs, des amalgames douteux, des calculs erronés et biaisés, le registre lexical faux – « arabe » au lieu de « musulman » -, etc.
Venant d’un expert en chiffres, on reste perplexe.
Finalement, le mot tabou dans l’article de Christophe Servan, c’est « musulman », voire « antisémitisme islamique ». Pourquoi?
dimanche 23 mars 2014
veroniquechemla.info Article original
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IL faut bien se faire une raison une bonne fois pour toutes. La France ne fait absolument rien pour lutter contre l’antisémitisme. Cette malheureuse famille en est la preuve évidente. Tout le monde se rejette la balle et c’est tout. Les belles paroles de nos dirigeants c’est tout du blablabla. Les responsables de cette tragédie que nous subissons depuis maintenant 14 ans ce sont ces juifs de cour du crif. Ces juifs très riches qui organisent chaque année leur diner de cons en invitant pratiquement toute la classe politique française venir se goinfrer et qui rabâchent toujours les memes paroles de leur lutte ( soi disant ) contre l’antisémitisme et qui ne font rien. Ou était-elle cette belle classe politique il y a une dizaine de jours à la manifestation du crif au Trocadéro ? Tout juste à peine 200 à 300 juifs et quelques amis goys. La France , cette douce France que nous avons aimés celle de Prévert et de Pagnol n’éxiste plus. C’est à nos enfants et a nos petits enfants qu’il faut se faire du souci. Que ce soit la droite ou la gauche au pouvoir c’est du pareil au méme a part que la gauche est en train de tout faire pour changer la France de sa population de souche. La solution ? Et bien faire ses valises et aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.
{{Excellent Marc . Je partage votre analyse et vos suggestions . JForum ne pourrait il pas prendre l’initiative d’une telle campagne d’aide aux plus démunis qui se trouvent en danger ?
Même si c’est une goutte d’eau , s’unir avec tous les sites Juifs pour faire une grande campagne de publicité dans ce sens .
Je suis certain qu’il y aura une grande solidarité .}}
{{C’est une excellente idée ! Pourquoi ne pas la mettre en application et si on se plante , on se plante . Au moins on aura essayé .}}
Il existe un fort risque de s’engluer dans la banalisation et le « matraquage » constatatif et impuissant.
Un média alternatif, qui dénonce, y compris, les gabegies internes à la communauté, les fraudes, les petits arrangements entre amis, doit devenir, à terme, un relais et une boîte à outils pour des initiatives, des synergies et des moyens de faire face et de changer la donne, d’inverser certaines tendances délétères.
Par exemple, dans un cas comme celui de Mme Ruth Smadja : où sont les réseaux de proximité, de solidarité proches qui puissent contribuer à veiller au grain et empêcher ou dissuader les dérapages ? De récolter 500 € pour l’achat d’une caméra, ou passer à certaines heures de la soirée où, régulièrement on constate des incidents? N’y a t-il pas, localement, deux ou trois communautés plus puissantes et mieux représentées capables de faire remonter l’info aux instances responsables et, simplement, de rendre visite, de s’inquiéter de, … ? Il ne s’agit que d’une chose : être auprès de”… (son prochain).
S’il existe des numéros verts, sont-ils suffisamment identifiés et pratiqués au besoin, voire capables d’échanger leurs informations et de mutualiser les compétences, savoir-faire? Le cas échéant, pourquoi non?
A terme, ne peut-on imaginer la constitution de caisses de solidarité-relogement pour les Juifs et Juives trop isolés et en situation à risque ? De façon à les aider à quitter les lieux, vers un environnement moins dégradé et soumis aux pressions de nos chers cousins, d’abord? Puis, pourquoi pas, en convergence avec de petites sociétés contribuant à l’Alyah, d’envoyer tels enfants en stage découverte-formation, voire plus si affinités ? Par le volontariat en Israël, on donne un autre sentiment d’eux-mêmes à certains jeunes, une autre estime de soi et des motifs de fierté. Les plus lettrés pourront s’accrocher à un Oulpan et formation pré-universitaire, faire leurs choix… D’autres auront besoin d’être consolidés à leur retour, et pourront progressivement, devenir des leaders dans leur quartier-communauté…
Ce ne sont pas, non plus, les instructeurs de divers moyens de défense, qui ont prouvé leur efficacité (évidemment, il y a toujours un moment où on est vraiment coincé et on meurt. Quoi de neuf sous le soleil ?), qui manquent : je découvre des clubs de Krav Maga, qui poussent comme des champignons, dans des endroits jusque-là insoupçonnés (au « fin fond de la cambrousse »). Avec des types qui veulent faire partager leur expertise. Les gens de l’extérieur viennent et les Juifs seraient les seuls, immunisés contre tout, à n’avoir besoin de rien ? Les informations doivent circuler.
Ce ne sont pas les Galas qui manquent pour récolter des fonds pour temps de crise. Nos parents et grands-parents conservaient toujours des bijoux ou des liquidités à mettre au clou en cas de besoin. C’est pour ça que nos femmes étaient enviées, en plus de leur beauté naturelle…
Les Juifs de France sont dans la situation de la grenouille nageant dans l’eau tiède* : ils se laissent endormir par des promesses de sécurité qui, dès qu’on s’éloigne un peu, paraissent complètement illusoires. Il y a toujours des failles à tout dispositif, des espaces de fuites pour les agresseurs potentiels. Progressivement, l’eau commence à mijoter puis à bouillir et la grenouille s’est endormie… Les mauvaises nouvelles tombent et on lève les bras au ciel : que faire ?
La seule question est de méthodologie : Où, qui, quand, comment… Le pourquoi, on le connaît déjà.
Quand les plaintifs vont-ils se prendre en charge, chacun à son niveau possible d’intervention concrète, avec juste un soupçon d’attention particulière à l’autre, pour lui éviter de se laisser entraîner par le siphon de la victimisation-banalisation ? C’est la seule question qui vaille.
* L’allégorie de la grenouille se fonde sur une observation concernant le comportement d’une grenouille placée dans un récipient d’eau chauffée progressivement pour illustrer le phénomène d’accoutumance conduisant à ne pas réagir à une situation grave.
Pour la caméra…elle ne resterait pas 5 minutes en place !!!
Oui, cet antisémitisme actif est bien d’origine magrébine et « afro-musulmane » et comme d’un côté il ne faut pas stigmatiser…alors on généralise pour diluer le poison.
Et puis, pour justifier l’horreur que sont devenues les « cités »où l’on aurait parqué cette population déshéritée d’origine musulmane, on parle de « ghetto ».
Or, en y regardant de plus près ce pseudo »parcage » s’est fait de l’intérieur et non de l’extérieur.
De l’intérieur par une population qui harcèle tout ceux qui ne sont pas musulmans dans le but des les voir vider les lieux comme la famille Smadja.
Seul le motif change mais le résultat est toujours le même à savoir que les « harcelés »finissent par dégager.
Le facteur d’appartenir à la communauté juive est un facteur aggravant dans le harcèlement et la haine engendrée bien sur mais, dans les citées, les chrétiens, les chinois ou les indous subissent un traitement qui finit par les faire dégager eux aussi.
Ainsi la boucle est bouclée et les citées (où les loyers sont rarement payés) deviennent « les territoires perdus de la République » et des zones de non droit.
Les bobos et les politicards à l’abri loin de tout cela, s’auto flagellent pour nous faire croire que nous sommes responsables de la « misère »des citées où l’on aurait parqué une population spécifique et déshéritée. CQFD.
Tout-à-fait d’accord avec vous, Armand, sur le risque de {{s’engluer dans la banalisation}} et le {{« matraquage » constatatif et impuissant}}.
Un média alternatif, qui dénonce, y compris, les gabegies internes à la communauté, les fraudes, les petits arrangements entre amis, doit devenir, à terme, un {{ {relais et une boîte à outils} }} pour des i{nitiatives, des synergies et des moyens} de faire face et de changer la donne.
Par exemple, dans un cas comme celui-ci, où sont les réseaux de {{proximité}}, de {{solidarité proches}} qui puissent contribuer à{ veiller au grain} et empêcher ou {{dissuader}} les dérapages? N’y a t-il pas, localement, {{deux ou trois communautés plus puissantes}} et{{ mieux représentées}} capables de faire {{remonter l’info}} aux instances responsables et, simplement, de {{rendre visite, de s’inquiéter de}}, … ?
A terme, ne peut-on imaginer la constitution de {{ {caisses de solidarité-relogement} }} pour les Juifs et Juives trop isolés et en situation à risque? Dans un environnement moins dégradé et soumis aux pressions de nos chers cousins, d’abord, puis, pourquoi pas, en convergence avec de petites sociétés contribuant à l’Alyah, d’envoyer tels enfants en {{stage découverte-formation}}, voire plus si affinités?
Ce ne sont pas non plus les instructeurs de divers moyens de {{défense}}, qui ont prouvé leur efficacité (évidemment, il y a toujours un moment où on est vraiment coincé et on meurt. Quoi de neuf sous le soleil?), qui manquent : je découvre des clubs de Krav Maga, qui poussent comme des champignons, dans des endroits jusque-là insoupçonnés (au « fin fond de la cambrousse »). Avec des types qui veulent faire partager leur expertise. Les gens de l’extérieur viennent et les Juifs seraient les seuls, immunisés contre tout, à n’avoir besoin de rien? Les informations doivent circuler.
Ce ne sont pas les Galas qui manquent pour récolter des fonds pour temps de crise. Nos parents et grands-parents conservaient toujours des bijoux ou des liquidités à mettre au clou en cas de besoin. C’est pour ça que nos femmes étaient enviées, en plus de leur beauté naturelle…
Les Juifs de France sont dans la situation de la {{ {grenouille nageant dans l’eau tiède} }} : ils se laissent endormir par des promesses de sécurité qui, dès qu’on s’éloigne un peu, paraissent complètement illusoires. Progressivement, l’eau commence à mijoter puis à bouillir et la grenouille s’est endormie… Les mauvaises nouvelles tombent et on lève les bras au ciel : que faire?
La seule question est de méthodologie : Où, qui, quand, comment… Le pourquoi, on le connaît déjà.
Alors il y a beaucoup trop de braillards isolés sur des sites et blogs. Quand les plaintifs vont-ils se prendre en charge, chacun à son{{ { niveau possible d’intervention concrète} }}, avec juste un soupçon d’attention particulière à l’autre, pour lui éviter de se laisser entraîner par le siphon de la victimisation-banalisation ? C’est la seule question qui vaille.
Une suggestion a Madame Smadja : elle devrait mettre une camera de surveillance devant sa porte- je sais pour elle ca doit etre une depense trop lourde- ensuite, quand les voyous seront filmes, apporter le film a la police qui sera bien obligee de faire quelque chose.
Qu’en pensez-vous ?
La violence des sauvages se remarque par leur singulière crasse cérébrale. Les slogans sont à l’instar de leur connaissance du Français, parfaitement nuls.
Une fois de plus lorsque le monde a un malaise, les abrutis en tout genre s’en prennent au Juifs. Actuellement, la bête immonde n’attend qu’une seule chose des membres de notre communauté, une réponse d’un niveau équivalent à leur bestialité. Piège grotesque ..
Les voyous analphabètes qui se réclament de l’Islam, escroquent et profitent de quelques lâches politicards de tous bords, chez qui ils trouvent de la compassion pour leur soit-disant misère, accessoirement et prétendument causée par le conflit Israélo-Palestinien.
C’est de toute évidence, le schéma dont est victime Ruth Smadja pour qui nous espérons qu’une solution rapide lui soit trouvée.
Superbe travail, Veronique Chemla !
{{Voilà notre quotidien .
Rien qu’aujourd’hui quelques titres de JForum}} .
{{ » Ruth Smadja harcelée par les antisémites à Goussainville » .}}
{{ {{ » Edgar Morin clame son identité juive pour accabler les siens. « }}
{{ » Marseille : un candidat juif menacé de mort « }}
« Il colle des slogans antisémites sur les affiches du candidat Taieb »
{{ {{ » Agen. Tout un quartier couvert de tags racistes et antisémites « }} }}
{{Tout devient d’une banalité affligeante . Heureusement qu’il nous reste Sammy Ghozlan avec son BNVCA qui se bat comme un lion .}}