Un certain nombre d’évènements, ces dernières semaines, mettent en lumière les lignes d’intersection actuelles des conflits au Moyen-Orient. Ils reflètent une région en changement permanent, dans lequel de nouveaux liens se forgent et d’autres, plus anciens, tombent en mille morceaux. Mais, au beau milieu de la confusion, une
Le mois qui vient de s’écouler est celui où on a assisté à une

Cette décision était une réponse claire au soutien continuel et au parrainage des Frères Musulmans par le Qatar. Ce mouvement est considéré par ces trois Etats du Golfe comme une menace subversive. Ils sont inquiets de la capacité des Frères Musulmans à provoquer une subversion interne.
Le Qatar, au contraire, se permet d’accorder de généreuses subventions à sa minuscule minorité de citoyens et a peu à craindre de troubles internes potentiels. Il continue à soutenir les Frères Musulmans et à héberger les principaux dirigeants de la branche égyptienne du mouvement. Ces derniers sont actuellement engagés dans un
La patience saoudienne était à bout. C’est ce que reflète ce retrait des ambassadeurs.
Le 7 mars, l’Arabie Saoudite a fait un geste supplémentaire en désignant les Frères Musulmans en tant qu’organisation
La même semaine, un tribunal égyptien a interdit toutes les activités de l’organisation
Vendredi 14 mars, l’Arabie Saoudite a capturé sur son sol et avec la coopération d’Interpol, Akram Shaer, chef des Frères Musulmans ayant lancé plusieurs attaques terroristes contre des postes de police, dans la ville de
« Ils sont accusés de s’être adonnés au terrorisme, à la violence et à l’incitation au meurtre de citoyens égyptiens ».
La proximité entre ces diverses annonces reflète l’alliance émergente très resserrée entre l’Arabie Saoudite et le régime
Cette alliance est la composante centrale du style de régimes en exercice, dans le monde arabe sunnite à venir, qui comprend, également : les
Cette alliance est sur le point de s’imposer comme l’élément le plus fort au sein du monde arabe Sunnite.
Elle s’oppose autant au
L’autorité du Hamas à Gaza n’adhère pas du tout à ce nouveau bloc saoudo-égyptien, dont il est une des cibles principales et qu’il combat avec ses alliés jihadistes du Sinaï. Autrefois aligné sur l’Iran, elle porte ses mises sur l’axe Qatar/Frères Musulmans, sa maison-mère.
Mais ce bloc présumé a, fatalement, été gravement éperonné par le coup de Sissi en Egypte, le 3 juillet 2013 et par le départ du parti
Le Hamas semble tenter de trouver son salut auprès des Iraniens. Le « Ministre des Affaires étrangères » de Gaza,

Il est difficile de savoir exactement ce que cela veut dire, en réalité. Le financement iranien du Hamas a subi des réductions drastiques, à la suite de son refus d’offrir son total soutien au régime-client de l’Iran à Damas. Il est peu probable que l’Iran ait
Cela signifie que le Hamas est probablement pris en étau, entre le Qatar et les Iraniens, avec le soutien du premier
Les évènements de cette semaine à Gaza, au même moment, ont exposé en vitrine le relent de vigueur du camp dirigé par l’Iran.
Le partisan le plus résolu de l’Iran, chez les Palestiniens, et actuellement, de toute évidence, le principal bénéficiaire des largesses de Téhéran, c’est le Jihad Islamique. C’est un groupe purement paramilitaire et terroriste, qui n’a pas de prétention à devenir un mouvement politique de masse. En tant que tel, c’est un prospect moins compliqué que le Hamas, pour Téhéran.
L’arraisonnement récent, par Israël, du navire d’armement clandestin, le

La furie de la réplique du Jihad Islamique à la saisie de ces armes et à l’élimination ciblée d’un certain nombre de ses agents opérationnels par Israël, a, de toute évidence, eu lieu avec la totale bénédiction et, probablement, sous les ordres de l’Iran ( en même temps qu’avec l’autorisation tacite des autorités du Hamas).
La route interrompue des armes destinées à Gaza (de Syrie en Iran, vers un port irakien, puis le Soudan et enfin, la Bande de Gaza) et les tirs de roquettes qui ont suivi, devraient nous rappeler que le bloc chi’ite dirigé par l’Iran demeure un puissant fédérateur, capable d’actions coordonnées, à travers une très vaste région.
Si, de plus, il se confirmait que la République Islamique et ses brigades Al Qods étaient, peu ou prou, impliqués dans le kidnapping international d’un avion de ligne malaisien, avec 20 ingénieurs, spécialistes de la guerre électronique, à son bord Article original, en pleines négociations nucléaires, nous aurions alors affaire à une toute autre configuration, en matière de piraterie navale et/ou aérienne…
Aussi, trois blocs dominent actuellement le Moyen-Orient : le groupe chi’ite piloté par l’Iran, un axe rival émergent du Caire à Riyad, dirigeant un regroupement de plus petits états sunnites et un autre, encore
L’Egypte et l’Arabie Saoudite, avec Israël, étaient, au cours des dernières décennies, les principaux alliés des Etats-Unis dans la région. Ces deux anciens pays sont, maintenant, à la recherche de nouveaux amis et se renforcent l’un l’autre. L’Arabie Saoudite et les EAU ont tenté de faire du
Les sables mouvants de la carte stratégique du Moyen-Orient, sont, au total, la conséquence du retrait des Etats-Unis, en tant que patron régional. Ce processus est toujours en cours et il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions définitives, quant à ses résultats éventuels. Mais le rapprochement entre l’Arabie Saoudite et l’Egypte d’Al Sissi fait sûrement partie des réponses
Par Jonathan Spyer
PJ Media
14 mars 2014
meforum.org Article original
Jonathan Spyer
Adaptation : Marc Brzustowski.
Fermeture de la chaine Al-Jazira et des centres de recherches établis à Doha dont le Brookings Doha Center et le Centre arabe de recherches et d’études politiques, dirigé par le


Autant dire que l’Arabie Saoudite demande au Qatar de cesser d’exister. Ces exigences ont bien été formulées par l’Arabie Saoudite, confirme une source proche des participants à la dernière réunion des monarchies du Golfe.
L’Arabie Saoudite, ainsi que les Emirats arabes unis et Bahreïn, prenant prétexte d’un prêche de
Les Frères Musulmans « ennemis existentiels »
Les monarchies du Golfe qui « gèrent » les mouvements salafistes considèrent les Frères Musulmans comme un ennemi majeur, un courant qui offre une « alternative » aux régimes en place dans le Golfe. Le Qatar, dont le poids sur la scène internationale suscite un fort agacement de l’Arabie Saoudite, soutient ces «
L’exigence d’une fermeture de la chaine est, bien entendu, totalement inacceptable pour le Qatar. Le chef de la diplomatie du Qatar, Khaled Al-Attiya, qui avait essayé un rapprochement en se distanciant des déclarations d’Al-Qaradhaoui, a opposé une fin de non-recevoir aux exigences saoudiennes. C’est une « ingérence dans les affaires intérieures du Qatar » a-t-il répliqué. La politique étrangère du Qatar n’est « pas négociable » a-t-il répliqué. Le Qatar, qui abrite un quartier général du CENTCOM (Commandement Central des États-Unis) sur la base aérienne de Al Udeid n’est pas prêt de se faire hara-kiri.
Sana Harb, vendredi 14 mars 2014 19:32
maghrebemergent.info Article original
![]() |
![]() |






































