Quand le lieutenant S. atterri d’un hélicoptère de l’armée à bord du navire turc
« Mavi Marmara » lundi matin, il ne s’attend pas à se retrouver au milieu de ce qu’il appelle « un champ de bataille », devant faire face à un groupe de « mercenaires sanguinaires ».
« Ils se ruaient vers nous, la haine dans les yeux », explique S., témoignant du climat de tension à bord du « Mavi Marmara ».

PHOTO: IDF , JPOST

Les commandos Shayetet descendus à bord du bateau turc étaient donc attendus par « une foule de mercenaires ». S. raconte qu’en regardant sur les côtés du navire, il aperçoit trois de ses commandants jonchant sur le sol, blessés – un premier blessé par un coup de feu à l’estomac, un deuxième au genou, le troisième, inconscient, aura le cerveau fracturé par un coup porté par une barre en métal.
S., prochain soldat à arriver sur les lieux, n’est pas novice : trois ans et demi de service dans l’une des meilleures unités de l’armée israélienne : Shayetet. Il prend donc les choses en mains, créé un périmètre de sécurité avec d’autres soldats pour tenter de porter secours aux blessés. Il créé ensuite, avec ses hommes, un second périmètre de sécurité et sort son 9 mm pour protéger ses camarades blessés et disperser les « activistes ». Et tout cela, une minute et demi après son arrivée à bord du « Mavi Marmara ».

« Des mercenaires sanguinaires »

Les attaquants ont déjà dérobé deux revolvers et tirent sur eux sans arrêt. En face de plus d’une dizaine de mercenaires et convaincus que leurs vies sont en danger, S. et ses frères d’armes décident d’ouvrir le feu. Seul, S. tuera six personnes. Ses collègues, trois autres. Jeudi, S. a rencontré une équipe du Jerusalem Post au nord d’Israël dans une base militaire du commando Shayetet pour une interview exclusive. « Quand j’ai atteint le pont du bateau, j’ai immédiatement été attaqué par des gens munis de battes, de barres en métal, etc… », explique S. « Ils étaient, sans nul doute, des terroristes. Je pouvais distinguer la rage du meurtre dans leurs yeux et je sentais qu’ils s’apprêtaient à nous tuer. »

S. n’a rien d’un héros. Bien bâti, comme tous les soldats du commando Shayetet, il parle avec douceur et est avare de mots. Mais son commandant, le lieutenant-colonnel T. comble les blancs. « S. a fait un travail remarquable », explique T. « Il a stabilisé la situation et a réussi à immobiliser six terroristes. »

Des terroristes islamistes déguisés en activistes pacifistes

Les premiers résultats des enquêtes réalisées suite à l’opération de la Marine israélienne à bord du « Mavi Marmara » ont conclu à la mort de neuf passagers et à plus d’une trentaine de blessés. Les commandos ont été attaqués par un groupe de mercenaires entraînés, dont la plupart ont été trouvés sans carte d’identité et détenant d’importantes sommes d’argent.
Vingt mercenaires étaient répartis sur le pont supérieur du bateau, a déclaré l’armée. Ils portaient tous des masques à gaz, des gilets pare-balles et étaient armés de battes, frondes, barres de métal, couteaux ou de grenades incapacitantes.

Selon les commentaires de l’armée israélienne, la détention de ce genre d’armes était partie intégrante d’une stratégie ayant pour but de ne pas montrer au grand jour l’identité terroriste et violente de ces prétendus « activistes pacifistes ».

Néanmoins, l’armée suspecte le groupe de détenir leurs armes propres. Les experts à bord du bateau ont trouvé des douilles ne provenant pas des armes utilisées par les commandos de la marine. Le capitaine turc du navire a également avoué aux autorités israéliennes que les « mercenaires » avaient jeté leurs armes par delà le bateau après que l’armée a pris contrôle du navire. T. s’est rendu compte du niveau d’organisation et d’entraînement du groupe (« pareil à des militaires ») lorsqu’ils se sont mis à lancer des grenades paralysantes et à tirer des coups de feu. « Ils n’ont marqué aucune hésitation », explique t-il. « Des gens normaux, de simples activistes, en auraient eue. » Chaque équipe de « mercenaires » était équipée de moyens de communication perfectionnés pour se passer des messages entre eux.

Selon le ministère de la Défense, certains membres du groupe étaient des éléments appartenant au Djihad international et ont bénéficié d’entrainements en Afghanistan ou au Pakistan.

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