Poutine a su adopter et choyer « ses » Juifs : est-ce de l’amour ou du cochon? A l’heure du référendum en vue d’un rattachement de la Crimée (partie sud de l’Ukraine) à la Russie, de plus en plus de voix, au sein de la communauté juive d’Ukraine, évoquent une utilisation cynique d’actes antisémites Article original menés par des forces russes entraînées aux coups de mains et hautement professionnels, de façon à attirer l’attention du monde sur le caractère « fasciste » du nouveau pouvoir à Kiev et de ses soutiens. Ainsi, chaque incident sera t-il relayé dans la presse internationale, aux Etats-Unis, en Israël, sur les réseaux sociaux et cela en sera fini de la « révolution ukrainienne » et de son aspiration à l’indépendance et à la démocratie.


Vladimir Putin avec le Président Israélien Shimon Peres au cours de sa visite officielle à Moscou, en 2012. (Mark Neyman/GPO/FLASH90)

(JTA) — Alors que même les policiers russes devaient franchir des barrages de sécurité pour pénétrer sur l’aire des Jeux Olympiques d’hiver de Sochi, le Rabbin Berel Lazar pouvait s’y propulser sans même afficher sa carte d’identité.

Lazar, Grand-Rabbin de Russie pour le mouvement Habad (Loubavitch), était invité à la cérémonie d’ouverture des jeux, le mois dernier, par le bureau du Président Vladimir Poutine. Mais, puisque l’évènement se déroulait durant Shabbat, Lazar avait, initialement, décliné l’invitation, expliquant qu’il lui était interdit de porter des documents, entre autres restrictions religieuses. Aussi Poutine a-t-il ordonné à son équipe de ménager une entrée alternative et la voie libre de toute restriction sécuritaire, juste pour le Rabbin , selon l’un des principaux associés de Lazar, le Rabbin Boruch Gorin.

“C’est inhabituel, mais les détails sécuritaires ont été examinés comme par des superviseurs casher, de façon à ce que le Rabbin puisse y assister », signale Gorin. Pour lui, l’anecdote de Sochi illustre l’attitude positive de Poutine envers la communauté juive de Russie – une attitude que Gorin déclare sincère, sans précédent dans toute l’histoire de la Russie et énormément bénéfique à la vie juive dans le pays. D’autres, par contre, perçoivent des motivations plus cyniques dans cette adoption spectaculaire du monde juif par Poutine.

“Poutine est confronté à une critique internationale, depuis longtemps, au sujet des problèmes de droits de l’homme et du citoyen russe », affirme Roman Bronfman, un Israélien, ancien membre de la Knesset, né en Union Soviétique. « Il a besoin de se constituer un bouclier et ce sont les Juifs qui jouent ce rôle, font office de faire-valoir »>Article original. Ses relations chaleureuses avec ces soi-disant représentants officiels Juifs sont purement instrumentales ».

Au cours des dernières semaines, Poutine s’est positionné comme le défenseur des Juifs, partie intégrante de ses efforts pour discréditer la révolution qui a renversé son allié, l’ancien Président d’Ukraine, Viktor Yanukovitch. Lors d’une conférence de presse, le 4 mars, Poutine a désigné les manifestants anti-Yanukovitch comme appartenant à des « forces réactionnaires, nationaliste et antisémites ».

Alors que des factions d’extrême-droite ukrainienne – y compris certains qui ont adopté une rhétorique antisémite, par le passé – ont joué un rôle prédominant dans le mouvement d’opposition, les dirigeants Juifs Ukrainiens ont fermement contesté la caractérisation faite par Poutine et condamné les incursions russes en Crimée. Certains Juifs, à titre individuel, cependant, ont déclaré au JTA qu’ils étaient d’accord avec l’analyse de Poutine et ont dit que l’intervention russe était la bienvenue.

Peu contesterait que Poutine s’est montré amical envers la vie institutionnelle juive en Russie – particulièrement envers les organisations et dirigeants qui appartiennent au Mouvement Habad.

Gorin, Rabbin Habad et Président du Musée juif et du Centre de la Tolérance de Moscou, d’une valeur de 50 millions de $, crédite personnellement Poutine pour subvenir à des financements d’Etat au profit de son institution, qui s’est ouverte en 2012. Poutine a aussi offert un mois de salaire au personnel du Musée.

“Poutine a facilité l’ouverture de synagogues et de centres communautaires juifs à travers toute la Russie, à la demande de la communauté juive. Cela a eu un effet durable et profond sur la vie juive, particulièrement à l’extérieur de Moscou », affirme Gorin. « Il a institué des rencontres annuelles avec les dirigeants de la communauté juive et assiste à des évènements communautaires. Son amitié envers la communauté juive lui a apporté pas mal de prestige et donné la tonalité à suivre par les dirigeants locaux ».

La relation qu’entretient Poutine avec la communauté juive est cohérente avec sa stratégie plus large pour gouverner la Russie. Son label nationaliste russe s’étend bien au-delà des seuls Russes ethniques, pour inclure de nombreuses minorités du pays. Poutine a cultivé soigneusement des relations avec de nombreux sous-groupes et régions de Russie, comme un moyen de projeter l’autorité de son gouvernement.

Mikhail Chlenov, Secrétaire Général du Congrès Juif Euro-asiatique, dit que les tendances pro-juives de Poutine font partie des raisons pour lesquelles les incidents antisémites sont relativement rares en Russie. En 2013, le Congrès Juif Russe n’a relaté que 10 attaques et actes de vandalisme antijuifs, qu’on peut comparer aux dizaines qui se déroulent chaque mois en France . Sous le règne de Poutine, des lois sévères ont mené à une répression des groupes ultranationalistes qui fleurissaient autrefois en Russie. En même temps, une législation contre les extrémismes est utilisée, aussi bien pour poursuivre les manifestants et opposants politiques, dont le fameux collectif punk-rock des Pussy Riot .

Certains Juifs Russes attribuent à Poutine des tendances autoritaristes. La liberté d’expression a subi de graves restrictions et les poursuites judiciaires pour motifs politiques n’ont fait que se propager sous Poutine, selon le rapport 2013 d’Amnesty International.

“Poutine peut bien se montrer bon pour les Juifs, mais il est mauvais pour la Russie”, affirme Michael Edelstein, maître de conférences à l’Université d’Etat de Moscou et journaliste pour le journal juif L’chaim.

Poutine retrace sa plus ancienne connexion avec le Judaïsme à sa prime jeunesse à Léningrad, aujourd’hui Saint-Petersbourg, quand il est devenu ami avec une famille juive qui vivait dans son bloc d’appartements. Dans son autobiographie de 2000, Poutine écrivait que cette famille, dont il ne donne pas le nom, l’aimait et qu’il avait pris l’habitude de rechercher sa compagnie. « C’étaient des Juifs observants qui ne travaillaient pas le samedi et où l’homme étudiait la Bible et le Talmud tout au long de la journée », écrit Poutine. « Une fois, je lui ai demandé ce qu’il murmurait. Il m’a expliqué à quel point ce livre était intéressant et cela m’a immédiatement captivé ».

Une autre figure juive influente pour Poutine a été son entraîneur de lutte, Anatoly Rakhlin, qui a déclenché l’intérêt pour le sport, chez le jeune Poutine et l’a entraîné vers les rues brutales de Léningrad, où Poutine se lançait dans des combats alors que ses parents travaillaient. Aux funérailles de Rakhlin, l’an dernier, on rapporte que Poutine était submergé par l’émotion, et qu’il a laissé tomber toutes ses précautions sécuritaires pour s’éloigner et partir pour une courte promenade solitaire.

Bronfman désigne les récits de jeunesse de Poutine comme un “écran de fumée” et les relie aux gestes amicaux du dirigeant russe envers Israël, où il s’est rendu en visite pour la dernière fois en 2012.

Poutine, qui avait déjà amené la Russie à signer un programme d’exemption de visas avec Israël, en 2008, a déclaré au cours de sa visite en Israël qu’il « ne laisserait pas des millions de Russes vivre sous la menace », en faisant référence avec empathie aux périls régionaux auxquels sont confrontés Israël et sa population immigrante russophone. Mais, au même moment, la Russie critiquait les sanctions européennes contre l’Iran, un important partenaire commercial pour la Russie et négociait la vente de systèmes de défense anti-aérienne S-300 à la Syrie.


La protection irano-syrienne des Juifs russophones, selon Oncle Vlad.

“Tout est purement pragmatique, avec Poutine”, déclare Bronfman. « Il dit qu’il se préoccupe du million de Russophones vivant en Israël comme d’un pont reliant la Russie à Israël, mais quand il s’agit des intérêts de la Russie en Syrie ou en Iran, cette grande amitié compte pour peanuts ».

En Israël, Poutine avait bénéficié d’une visite touristique guidée du Mur Occidental (Kotel), de la part de Lazar, qui s’était joint à l’entourage de Poutine – et incarnait avec célérité les liens étroits du Président avec la branche russe du mouvement Habad. Zvi Gitelman, professeur d’études du Judaïsme à l’Université du Michigan, qui étudie les relations entre l’ethnicité et la politique dans l’ancienne Union Soviétique, affirme que la relation entre Poutine et l’organisation Habad en Russie découle d’un accord mutuel gagnant-gagnant.

Peu de temps après qu’il ait pris ses fonctions, le gouvernement Poutine s’est heurté avec plusieurs nababs et hommes d’affaires juifs, dont Vladimir Gusinsky et Boris Berezovsky, tous deux prenant alors la route d’un exil auto-imposé. « Alors qu’il s’en prenait à ces oligarques, Poutine a senti que cela pourrait être interprété comme une forme d’antisémitisme », affirme Gitelman. « C’est alors qu’il a immédiatement, publiquement et de façon spectaculaire, adopté le Habad ». A cette époque, le Habad s’est étendu à travers toute la Russie.

“Le Habad, avec l’aide de Poutine, est, aujourd’hui, la forme d’expression religieuse dominante du Judaïsme au sein d’une population essentiellement non-religieuse », précise Gitelman.

Poutine ne s’est jamais privé d’utiliser ses bonnes relations avec le Habad à son avantage.

L’an dernier, il a déménagé une collection de livres connus pour appartenir à la bibliothèque Schneerson, vers le Musée de Gorin, dans une tentative visant à apaiser une lutte avec le mouvement Habad global.

Les dirigeants du mouvement Habad à New York avaient exigé la restitution de cette bibliothèque, qui appartenait à l’un de ses précédents Grands Rabbins, mais la Russie a refusé de s’y conformer. Le compromis a été rejeté par les Quartiers-Généraux du mouvement Hassidique, mais défendu par sa branche russe.


Poutine et le Rabbin Lazar (né à Milan)

“La suggestion de Poutine a surgi comme une surprise pour nous, et elle n’avait rien d’agréable”, se rappelle Gorin. « Nous voulions, plus que tout, nous tenir à l’écart de cette controverse », mais ajoute t-il « lorsque le Président de Russie fait une suggestion, il est de coutume et préférable de l’accepter ».

D’autres groupements juifs, au contraire, ont des relations bien moins amicales avec le gouvernement Poutine.

En 2005, le Rabbin Pinhas Goldschmidt, le Grand Rabbin de Moscou, s’est vu brusquement interdire l’entrée en Russie, durant plusieurs semaines, avant qu’il ne lui soit permis de rentrer au pays, où il résidait depuis 1989. On ne lui a donné aucune explication officielle, mais la rumeur a circulé que son bannissement temporaire faisait partie d’une lutte de pouvoir, où on voyait les Rabbins affiliés au Habad émerger vers le sommet.

Goldschmidt a toujours refusé de commenter son bref exil, en disant : “Vous comprendrez toute l’histoire en vous rapportant à Google »

Le traitement préférentiel du Habad par le gouvernement de Poutine « génère une vie institutionnelle juive complètement monolithique et empêche tout développement de la base, qui est la véritable clé d’une revigoration de la vie juive », affirme Michael Oshtrakh, dirigeant de la communauté juive de Yekaterinburg.

Par Cnaan Liphshiz et Talia Lavin 11 mars 2014 5:32pm

Source : jta.org Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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Abraham9

{{A quoi servent les Juifs de Poutine ?}}
La réponse à votre question : Il faudrait que le gouvernement de l’Etat Juif (Israël) applique l’exemple de ce maître du jeux d’échec. Mettre les musulmans qui habitent l’Etat Juif face à leur état historique. Autrement dit, supprimer dans le jargon de la presse israélienne et des hommes politiques le qualificatif « {{palestine}} » et {{« palestinien »}} pour utiliser ce que les Juifs – Israéliens n’auraient jamais changer {{Jordanie et jordanien}}
.
– LA PAIX VIENDRA DE SURCROÎT APRES LE BOULEVERSEMENT POLITIQUE QUI SE PRODUIRA DANS CETTE RÉGION ET AILLEURS.
{{ {{- Il est vrai qu’époque du général RABIN l’Internet n’existait pas ! }}

{{Il faut tenir compte que l’immigration massive en Occident est en train de retourner l’opinion, contre l’islamisme conquérant par le ventre de ses femmes.}}