Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.
Le 5 mars 2014, les commandos israéliens ont intercepté le navire iranien Klos c, dans lequel étaient dissimilés des missiles syriens de longue portée en partance pour la bande de Gaza. 
L’implication de l’Iran dans cette livraison d’armes à destination des ennemis d’Israël ne fait aucun doute, en dépit des déclarations de bonne volonté du Président iranien Rouhani, à l’attention de la communauté internationale. Une fois encore, le maître mot pour faire tomber Israël est bien «
Le Président iranien Rouhani a montré, en novembre 2013, ses qualités de stratège lorsqu’il s’est agi de rassurer le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) sur ses bonnes intentions afin d’obtenir une levée des sanctions économiques dans le secteur pétrolier et automobile qui pesaient sur son pays, contre l’engagement d’un gel des activités nucléaires. Une fois le principe acquis, Rouhani annonçait, le 11 février 2014 (à l’occasion du 35ème anniversaire de la révolution islamique), que s’ouvrait « le chemin vers le sommet du progrès et de la science, de la technologie nucléaire civile »…ce qui importe, c’est le résultat, non le moyen employé pour y parvenir.

Rouhani ne fait donc pas preuve d’une
Ainsi le
Les ennemis d’Israël (dont Rouhani) s’inspirent de l’histoire du peuple juif pour parvenir à leurs fins. Les juifs ont espéré, prié, mis en oeuvre pendant deux mille ans, avant de revenir sur leur terre ancestrale. Rien donc ne sert de faire montre d’un trop vif empressement. Tout arrive à qui sait attendre. Il leur suffit juste d’être tenace, persévérant et de garder l’objectif à l’esprit pour que les générations futures profitent des bienfaits du
Aussi, convient il de ne pas faillir dans les pressions exercées sur l’Etat juif, en poursuivant les tentatives d’attentats notamment en plaçant des engins explosifs à proximité de la clôture de la frontière avec la Syrie (le 5 mars 2014 ), en laissant voler des avions ennemis à quelques kilomètres de l’espace aérien israélien (le 7 mars 2014), en tirant des roquettes sur l’Etat hébreu (2 mars 2014). Or, comme le système de défense israélien au niveau de la clôture de sécurité protège contre les roquette de courte portée, il est nécessaire d’acheminer des missiles M 302 syriens de longue portée pour atteindre le cœur d’Israël.
Les ennemis d’Israël sont persuadés du caractère temporaire de l’Etat d’Israël et attendent (avec plus ou moins de patience) le moment où il sera défait. Plusieurs scénarii s’offrent à eux : l’Etat juif disparaîtra lorsqu’il y aura une inversion de la population en Israël et que le nombre de non juifs aura décidé, démocratiquement, de mettre un terme à cette identité spécifique, ou lorsque les ennemis d’Israël seront parvenus à le défaire par la guerre, ou encore lorsque les juifs eux même auront renoncé à cette spécificité, voire lorsque les palestiniens auront envahi le territoire, ou enfin lorsque les Etats-Unis auront cessé de financer les projets de défense anti missiles.
Pour les ennemis d’Israël (dont Rouhani), la judaïté de l’Etat est
Le caractère éphémère d’Israël suppose également une communication médiatique internationale de nature à le délégitimer et à cultiver la haine à son endroit. C’est l’objet de la campagne
En tout état de cause, Mahmoud Abbas ne pourra jamais reconnaître la judaïté de l’Etat d’Israël. Non seulement sa parole n’engagerait que lui (pas l’ensemble des palestiniens), mais en outre, sa conviction selon laquelle la judaïté d’Israël présente un caractère éphémère, interdit toute reconnaissance sur ce point. Netanyahou peut toujours proposer au président de l’Autorité palestinienne d’incorporer certaines implantations juives dans le futur Etat palestinien en échange de cette reconnaissance, (il y aurait alors des juifs en Palestine tout comme il y a des arabes en Israël), Mahmoud Abbas y restera toujours radicalement opposé.
Pour le Président iranien, le projet israélien est assimilable à un processus de type dialectique où la création d’Israël serait une thèse, leur combat l’antithèse et dont il sortira une synthèse dans laquelle il ne sera plus possible de parler d’une judaïté étatique au Proche Orient. Consciemment ou pas, il lutte contre un autre processus dialectique où le christianisme serait la thèse, l’Islam l’antithèse et Israël la synthèse du projet philosophique de l’humanité.
En hébreu,
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach.
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