Pour Naftali Bennett, c’est la preuve par (le) NEUF qu’il vaut mieux investir dans l’innovation que de se lamenter dans la crainte de Boycotts (après les remarques acides du Secrétaire d’Etat John Kerry)
La vente la plus importante jamais réalisée d’une société de technologie israélienne par une entreprise asiatique mènera probablement à une démultiplication des contrats entre l’Asie et Israël, selon les experts.

Naftali Bennett a déclaré Article original que ce contrat est « la réponse à ceux qui tremblent de tous leurs membres face aux menaces de Boycotts », faisant ainsi référence aux préoccupations accrues à cause des menaces de boycotts, tout autour du globe. L’ouverture d’un marché asiatique démontre que ni l’Europe décroissante, ni l’Amérique, en guère meilleur état de fonctionnement économique, ne sont la Panacée universelle.

Bien que Viber soit enregistré à Chypre, admet-il, cet accord générera encore des revenus d’impôts en Israël.

« Au lieu de parler de boycotts, nous pouvons devons »>Article original continuer à nous engager dans l’innovation », a déclaré Bennett sur son compte Twitter.

Néanmoins, le Ministre a souhaité clore toute polémique l’ayant opposé à Kerry, à ce sujet, ces derniers temps. « Kerry n’est pas antisémite ; quiconque le suggère a carrément tort ». « L’Amérique est notre plus grand allié, c’est notre ami sur le plan stratégique« , a t-il ajouté.


Vue d’écran Viber (Photo credit: Courtesy)

Viber, l’application de communications en video et audio fondée en Israël, est acquise par la société de services internet japonaise Rakuten pour 900 millions de $. Rakuten, une entreprise d’e-commerce, est la plus vaste plateforme japonaise d’e-commerce au Japon et l’une des plus importantes au monde. L’application, qui permet aux utilisateurs de passer des appels téléphoniques et vidéos gratuits dans le monde entier, y compris dans de nombreux pays arabes – ce qui est exceptionnel pour une application créée en Israël. Bien que la société soit actuellement basée à Chypre, son centre de R&D demeure en Israël. Viber a été diffusé il y a environ 3 ans et positionné par le PDG de cette société, Talmon Marco, comme une alternative à Skype.

Avec Viber, affirme le PDG de Rakuten, Hiroshi Mikitani, sa société espère étendre son réseau d’e-commerce par des capacités de communications renforcées. « A l’avenir, l’e-commerce deviendra un mode de transaction entièrement basé sur ce type de communications. L’interactivité en direct devient critique pour tous les services Internet ».

Dans un communiqué, Marco a déclaré que Viber aurait, à present, accès à un vaste marché en pleine croissance. « Il y avait une visée précise d’accélérer la croissance de notre entreprise, en nous connectant directement à la base d’utilisateurs de Rakuten, dans de nombreux pays ». « Nous serons à même de poursuivre la construction de Viber, de continuer à maintenir la mentalité et la rapidité d’exécution d’une start-up tout en bénéficiant d’un large soutien ».

Le rachat de Viber représente la troisième revente importante de sociétés de haute technologie créées en Israël. En juin 2013, Google a acheté l’application de trafic et de géolocalisation Waze, pour environ un milliard de $, et IBM a payé une somme approchante en août, pour acquérir Trusteer, une société de cybersécurité israélienne.

Le contrat Viber représente aussi le premier rachat important d’une start-up israélienne par une entreprise asiatique. Bien qu’il y ait déjà eu plusieurs rachats d’entreprises israéliennes par des Asiatiques – comme l’achat, l’an dernier, de la start-up laser israélienne Nextec Article original par le Chinois Hans Laser – de tels contrats sont rares. Le seul autre contrat à grande échelle impliquant l’Asie et une société israélienne, concernait le rachat par ChemChin des industries Makhteshim Agan, en 2011, qui est une société de portection des récoltes, pour 2, 83 millions de $.

Au début de la semaine, Marco avait démenti que Viber était en pourparlers en vue d’un rachat. Le quotidien d’affaires Calcalist avait fait un reportage sur la possibilité que Viber soit racheté par une société asiatique de messagerie pour une somme de 300 millions de $. Interrogé par un journaliste, Marco avait répondu : « je ne vois vraiment pas de quoi il s’agit ».
Tamar Ayalon, consultante en affaires dans les communications, qui est très active dans l’élaboration de relations entre Israël et les entreprises asiatiques, a déclaré que ce contrat de Viber pourrait être un signe avant-coureur de ce qui va se produire par la suite. « Comme l’argent etle pouvoir d’influence passe d’Occident en Orient, de plus en plus de sociétés israéliennes sont en train de réaliser qu’il existe de fortes opportunités de faire des affaires en Asie. Je suis certain qu’on entendra parler de bien plus de contrats de ce type à l’avenir », ajoutait Ayalon.

Pas content!

B.D.S-Asia pas content du tout!

PAR DAVID SHAMAH 14 Février 2014, 11:04 am 2

timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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Avec Viber, Rakuten se rêve en géant mondial des services en ligne

Le leader japonais de l’e-commerce s’offre la société de messagerie pour 900 millions de dollars.

Avec Viber, Rakuten se rêve en géant mondial des services en ligne
Après avoir dévoilé, vendredi, la vente pour 900 millions de dollars de leur société à Rakuten, le géant japonais du commerce en ligne, les cadres de Viber, présents à Tokyo, espéraient aller célébrer l’opération en dégustant du fugu, un poisson à la préparation délicate car il contient un poison mortel. Une poussée d’adrénaline supplémentaire pour Talmon Marco, le PDG de la société de messagerie et de téléphonie en ligne fondée il y a à peine plus de trois ans. « Partageant les mêmes ambitions que Rakuten, nous voulons devenir la première plate-forme de communication de la planète », a expliqué le dirigeant israélien qui devrait rester impliqué dans la structure.

Si la cession semble extrêmement positive pour Viber, un concurrent de Skype, qui n’a jamais généré le moindre profit annuel malgré ses 300 millions d’utilisateurs, elle apparaît plus audacieuse pour Rakuten, qui s’aventure sur un marché potentiellement gigantesque mais extrêmement concurrentiel. « Si nous n’avions pas acheté Viber aujourd’hui, je pense que nous n’aurions pas pu l’acheter plus tard, le groupe croît si vite », a lâché Hiroshi Mikitani, le PDG de Rakuten, qui multiplie les acquisitions pour transformer son groupe de ventes en ligne, très dépendant de son activité au Japon, en un géant global de l’Internet et des services numériques, capable de concurrencer Facebook ou Amazon à l’échelon mondial. Déjà propriétaire de plusieurs plates-formes de vente en ligne à l’étranger, dont PriceMinister en France, le groupe a aussi pris le contrôle de Kobo, l’un des leaders mondiaux du livre numérique, ou de la plate-forme singapourienne de vidéo en ligne Viki.

Interactions instantanées

L’ambitieux patron japonais estime que l’essentiel des échanges d’informations, de services ou de marchandises se fera, à terme, par le biais d’appareils mobiles et d’applications dédiées. « Avec Viber, nous allons lier la messagerie au e-commerce », a pointé Hiroshi Mikitani, qui entrevoit, par exemple, la création d’interactions instantanées entre les consommateurs et les gérants de boutiques en ligne inscrites sur Rakuten. Un lien que tous ses concurrents tentent de générer. En Chine, Alibaba anime déjà la messagerie Laiwang. Avec Viber, Rakuten espère aussi entrer dans l’industrie du jeu vidéo, sur le modèle « freemium » développé par plusieurs autres messageries, comme Line.

Yann Rousseau

Correspondant à Tokyo

Par Yann Rousseau | 17/02 | 06:00

lesechos.fr Article original

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Viber va-t-il produire une nouvelle bulle internet ?

Google Trends est un outil de Google qui permet aux utilisateurs de voir combien de fois un terme spécifique a été recherché dans son moteur de recherche. Un examen de l’expression  » bulle dot com  » va produire un graphique qui ressemble à l’ECG (Électrocardiographie) d’une personne ayant une crise cardiaque: de haut en bas et de bas en haut. Il semble que, depuis 2006 , tous les deux mois on se demande si la terrible bulle de la fin des années 90, qui a écrasé l’industrie du high-tech ainsi que Wall Street, peut faire son retour. Vous vous inquiétez des subventions et les gens reviennent s’occuper de leurs affaires. Jusqu’à la prochaine fois.

Et la prochaine fois arrive. Ce week-end en Israël, ainsi que dans d’autres pays à travers le monde, la question s’est posée de savoir si nous assistons au retour de la bulle dot-com suite à l’acquisition de Viber, fondée par quatre Israéliens, pour la somme énorme de 900 millions de dollars, par la Société japonaise Rakuten.

Compte tenu de ce fait , il y a au moins 900 millions de raisons de demander comment une entreprise qui n’est même pas près d’être rentable a été vendue pour une telle somme. Certains prétendent qu’il n’y a qu’une seule raison – une bulle, quand une telle bulle se produit, les investisseurs cessent de poser des questions économiques réels ( ‘’Combien d’argent avez-vous gagné l’an dernier » ), et commencent à poser des questions virtuelles ( « Combien d’utilisateurs y-a-t-il dans votre base ?)

On peut comprendre ceux qui parlent de « bulle ». Tout d’abord , il y a quelque chose de séduisant, surtout pour les journalistes, à être “le premier à identifier » une nouvelle bulle.

Il y a des gens qui ont bâti leur carrière là-dessus. Mais, plus important, il y a quelques preuves évidentes du fait que l’industrie de l’Internet s’est en effet trouvée dans une bulle technologique et financière.

Sur le plan financier, il suffit que nous nous souvenions qu’il y avait un temps où tout le monde pensait que « Groupon » allait changer le monde et que « Zynga » avait trouvé un moyen de faire fortune avec des jeux sur Facebook.

Les actions de Groupon ont chuté de 60 % et celles de Zynga de près de 50 %. Également sur la scène technologique, il est difficile d’expliquer le nombre infini d’applications sans fondement et de start-ups qui les développent. N’est-ce pas exactement la même chose que ce qui s’est passé lors des précédentes bulles, où l’argent n’était pas cher et coulait à flots, et les investisseurs, alarmés, inquiéts de manquer la fête, avaient acheté des actions comme si demain n’existait pas Après tout, nous savons comment cela va finir : l’avenir est arrivé.

Mais c’est bien ça le problème. Ce n’est pas exactement la même chose. Le mois dernier, deux entreprises proposant des services dont je me servais ces dernières années, ont annoncé qu’ellles allaient cesser de fournir leurs services gratuitement.

La première est SugarSync, qui m’a fourni un service de sauvegarde sur le cloud (ou “nuage”), puis Logmein qui m’a donné la possibilité de contrôler à distance mon ordinateur. Les deux demandent maintenant à leurs abonnés, y compris à moi-même, de payer une redevance. Une telle initiative était inimaginable dans les années 90, car à l’époque, on croyait que l’argent allait arriver tout seul. D’une certaine manière.

C’est pourquoi dans les années 90, vous auriez eu des difficultés à mettre en avant une société internet avec un vrai business-plan avec des chiffres noirs plutôt que rouges, développant un produit et non un rêve. Aujourd’hui, il n’est pas difficile de trouver une foule de sociétés Internet avec un business-plan solide et sérieux.

En outre, dans le contexte actuel du marché, il y a au moins cinq méga entreprises avec un immense cash-flow : Microsoft, Google, Apple, Amazon et Facebook, qui opèrent dans divers domaines – les systèmes d’exploitation, les moteurs de recherche, le matériel téléphonique et cellulaire, le e- commerce et les réseaux sociaux. Ces cinq entreprises sont le moteur du marché grâce à des acquisitions et des investissements. Elles ont des dizaines de milliers d’employés, et lorsqu’ils quittent l’entreprise, c’est souvent pour créer une société indépendante.

En fait, précisément, l’histoire de Groupon et de Zynga, témoigne de la force d’une industrie qui ne ressemble pas à une erreur ou une illusion qui virerait tout sur ​​son passage. La tour de Babel ne s’est pas écroulée à cause de Groupon qui est simplement devenue une référence marginale. On peu continuer de la sorte.

Ce qui nous ramène à Viber. La question de savoir s’il y a une véritable raison de payer une somme si élevée pour cette société est toujours d’actualité. Rakuten possède la plus grande plateforme e- commerce au Japon et il est probable que sa logique derrière l’achat de Viber est similaire à celle d’Ebay lorsqu’il a acheté Skype pour 2,5 milliards de dollars en 2007, juste pour le revendre un peu plus tard.

Et il est possible que les Japonais aiment tout simplement les années 90. L’une des grandes entreprises de la bulle dot-com a été Buy.com, qui à son apogée avait une valeur de 3 milliards de dollars, mais s’est effondrée peu de temps après. Qui a investi dans Buy.com à l’époque? La société japonaise Softbank. Et qui l’a rachetée en 2010 ? Rakuten, qui est également japonais.

Dr Yuval Dror est le responsable du programme de communication numérique à l’École des études sur les médias du Département de gestion à Rishon LeZion, Israël.

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oxomars

{{ {BDS-Asia pas contente du tout ?} }} nous OUI 🙂

Déglinguer une start-up c’est quand même autre chose que de mettre le souk dans le rayon kacher de Carrefour Rosny pour y chercher la boîte de cornichons fabriquée dans les territoires disputés.