JERUSALEM –Un groupe d’anciens analystes des renseignements militaires, en Israël, qui passent au peigne fin les sites internet jihadistes et d’autres matériaux issus de sources accessibles, ont produit de nouvelles estimations du phénomène croissant d’arrivages de combattants étrangers qui se lancent dans la guerre civile en Syrie. 
Les données qu’ils ont recueillies suggèrent que le nombre de combattants chi’ites étrangers en Syrie, dans les rangs de Bachar al Assad, pourraient bien dépasser largement le nombre de Sunnites.
Selon cette étude Article original publiée cette semaine, par le Centre Meïr Amit d’information sur les renseignements Article original, à Tel Aviv, il y a actuellement 6 à 7.000 combattants sunnites étrangers guerroyant contre les forces fidèles au Président Bachar al Assad. Le nombre de combattants chi’ites étrangers au sein des troupes d’Assad est estimé à 7 à 8000 miliciens. La Syrie est devenue une plaque tournante exerçant une puissance force d’attraction Article original pour les volontaires pour le Jihad, qui, à cause de leur ferveur religieuse et du financement extérieur, jouent un rôle surnuméraire de force d’appoint, dans le combat pour ou contre le régime Assad, dans ce qui apparaît, certains jours, comme une guerre confessionnelle chi’ite/sunnite par procuration. Les agences occidentales et régionales des renseignements s’inquiètent, tout particulièrement de ce que feront ces jeunes hommes, lorsqu’ils retourneront vers leurs pays d’origine, notamment, en Europe.
On pense que la majorité des combattants sunnites –environ 4.500 – proviennent du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, en particulier de
Les chercheurs ont découvert des preuves de seulement
Les experts affirment que, bien loin de l’Afghanistan ou de l’Irak, au cours des 2 précédentes décennies, les mouvements rebelles syriens entraînent des milliers de jeunes gens à combattre.
“Parce que ce n’est pas cher et facile d’accès” explique Reuven Erlich, un colonel à la retraite, au sein du directoire des renseignements militaires et, actuel directeur du Centre qui a publié ce rapport. « Vous pouvez y faire le Jihad pour la
De là, un bus de nuit fait la navette vers la frontière syrienne, où on peut joindre facilement des recruteurs, grâce à des numéros de téléphones portables qui sont
Erlich se dit impressionné et surpris par la rapidité avec laquelle le nombre de combattants étrangers s’est élevé dans la dernière moitié de 2013.
Ce phénomène est réellement inquiétant, explique t-il, parce que ces jeunes combattants sunnites font précisément partie de ceux qui, typiquement, ne vont pas rejoindre
“Ils apprennent à combattre, ils deviennent de plus en plus radicaux, plus engagés dans le Jihad et, ensuite, ils retournent à la maison
Les chercheurs ont découvert que 7.000 à 8.000 combattants chi’ites étrangers supplémentaires, combattent en Syrie au nom du gouvernement de Bachar al Assad, dont, à n’importe quel moment donné, « plusieurs milliers » de membres du groupe terroriste Hezbollah, basé au Liban.
Les configurations réalisées par les Israéliens recoupent largement d’autres estimations récentes Article original réalisées par des groupes de réflexion ou Think Tank comme
Erlich et son équipe tirent d’autres conclusions, assez différentes : la majorité des Jihadistes sont des hommes jeunes (moyenne entre 23 et 26 ans), souvent dotés d’un niveau d’éducation décent, mais sans expérience militaire, et c’est ainsi qu’ils commencent leur « service », dans des rôles de
“Beaucoup viennent
Certains sont propulsés par la ferveur religieuse, alors que d’autres recherchent l’adrénaline de l’aventure, percevant les rebelles syriens comme des personnages romantiques, selon des comptes-rendus apportés par les combattants racontant leur expérience sur des sites internet, filtrés par les Israéliens.
Mais cela n’a rien d’un pique-nique au printemps. Les Israéliens estiment que 500 à 700 combattants étrangers ont été tués en Syrie. En 2013, également, il y a eu au moins 16 attentats à la bombe menés par des combattants étrangers venus de Jordanie ou d’Arabie Saoudite.
“Nous sommes stupéfaits par la rapidité et la profondeur du phénomène, en 2013, comparé aux chiffres de 2012”, reconnaît Erlich. « Et nous ne sommes pas près d’en voir la fin ».
• PAR WILLIAM BOOTH
• 2 janvier 11:53 am
washingtonpost.com/blog Article original
Adaptation : Marc Brzustowski.
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