Les responsables américains envisagent leurs options avec prudence, alors que l’usage massif d’armes chimiques marque une escalade à hauts risques du conflit syrien. Les Etats-Unis ont acquis la certitude que l’attaque présumée à l’arme chimique, qui a tué plus de 1.000 personnes, dans les faubourgs de l’Est de Damas, mercredi, ont été « clairement » perpétrés par le Régime Assad.

« Il existe des indicateurs forts qu’il y a bien eu une attaque à l’arme chimique – et qu’elle a été menée par le gouvernement syrien » a déclaré un responsable de haut-rang de l’Administration Obama au Washington Post, mercredi, « mais nous devons vraiment exercer notre diligence et recueillir tous les faits, pour déterminer les mesures qu’il s’impose de prendre ».

Ces commentaires, faits par un responsable américain, sous couvert de l’anonymat, apparaissent marquer une escalade, par rapport aux réponses évasives initiales des précédents communiqués.

« Les Etats-Unis sont profondément préoccupés par les rapports attestant de centaines de civils syriens tués au cours de cette attaque par les forces du Gouvernement syrien, y compris par l’emploi d’armes chimiques », a déclaré, pour sa part, le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest, peu de temps après cette première salve d’accusations, faites, mercredi. « Nous travaillons dans l’urgence pour recueillir des renseignements complémentaires », a précisé Earnest, ajoutant que Washington a demandé que les inspecteurs de l’ONU puissent disposer d’autorisations d’accès à la zone de combat. Il n’a pas fait mention des conséquences éventuelles, si cet usage d’armes chimiques se confirmait.

Les responsables, aussi bien syriens que russes, ont tous démenti que cette attaque ait été lancée par le Régime Assad, en accusant les rebelles d’être responsables, à la fois de ces morts et du rapport qui a fait suite à ce massacre.

Selon le porte-parole russe des affaires étrangères, Alexander Lukashevich,  » tout cela ressemble vraiment à une tentative, à n’importe quel prix, de générer une raison de produire des exigences au Conseil de Sécurité de l’ONU, de pencher en faveur des opposants au régime et de saper les chances de convoquer la Conférence de Genève », faisant référence à la conférence de paix prévue entre les parties à Genève.

timesofisrael.com Article original

Adaptation : Marc Brzustowski.

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