86 journalistes du monde entier se sont procurés des millions de fichiers relatifs à des transactions « offshore ». Russes, Américains, Français, personne n’est épargné.Après les aveux de Jérôme Cahuzac, c’est un scandale fiscal international qui risque de secouer la planète.
86 journalistes du monde entier issus de 38 médias (« The Guardian », la BBC, le « Washington Post », « Le Soir » ou encore « Le Monde ») se sont procurés plus de 2,5 millions de documents relatifs à des transactions « offshore », concernant près de 130.000 sociétés et particuliers.
Après un travail d’analyse de 15 mois sous la direction de l’International Consortium of Investigate Journalists (ICIJ) à Washington, ces journalistes assurent que la fuite informatique équivaut, selon « Le Soir » à 160 fois le volume des câbles diplomatiques, révélés par WikiLeaks en 2010.
Il s’agirait principalement de courriers électroniques, de bases de données, de tableurs, de copies de papiers d’identité, lettres, précise « Le Monde » qui évoque un système mondialisé d’évasion fiscale à travers plus de 120.000 sociétés-écrans.

Selon le journaliste du « Soir », Alain Lallemand, « la première fuite est arrivée il y a un peu plus d’un an et demi sous forme d’un disque dur, une sorte de mode d’emploi, dans les mains d’un journaliste australien, qui est directeur d’un réseau international de journalistes ».
Les révélations éclaboussent la Russie, l’Azerbaïdjan, les Philippines, le Kazakhstan, Chypre, la Thaïlande, le Zimbabwe, la dictature birmane mais aussi, plus prosaïquement, les plus fortunés d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest, assure « Le Soir ».
Les personnalités ?
Des proches de Vladimir Poutine, le président russe, les filles du président de l’Azerbaïdjan, une collectionneuse d’art espagnole ou encore l’ancien ministre des finances de la Mongolie.
Mais aussi des dentistes américains ou encore des villageois grecs qui échappent ainsi aux services fiscaux de leurs pays respectifs.
La France, déjà traumatisée par l’affaire Cahuzac, n’est pas épargnée : il y aurait, selon « Le Monde », 130 Français impliqués dans le scandale.
Parmi eux, figure l’homme d’affaires français, Jean-Jacques Augier, l’un des trésoriers de la campagne de François Hollande.
Celui-ci a confirmé au « Monde » être actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane.
Les sociétés impliqués seraient principalement établies dans les îles Vierges britanniques, aux Caïmans, aux îles Cook, aux Samoa, à Singapour.
Les experts cités par « The Guardian » estiment que l’argent placé dans ces paradis fiscaux et qui échappe donc de cette façon au fisc est l’équivalent du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis et du Japon réunis !
R.F. – Le Nouvel Observateur.com Article original
Plus de 2,5 millions de documents concernant des sociétés offshore ont été transmises à un réseau international de journalistes, ont indiqué « Le Matin Dimanche » et la « SonntagsZeitung », qui y ont eu accès.
Selon eux, des personnes et des sociétés suisses sont concernées.
Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), basé à Washington, a reçu sous forme informatique cette masse de données occupant 260 Gigabytes, soit un volume 160 fois supérieur aux câbles diplomatiques américains publiés par Wikileaks en 2010.
Avec ses partenaires travaillant dans près de 40 pays, l’ICIJ a présenté jeudi les premiers résultats de l’exploitation de cette fuite.
Il y a plus d’un an, un paquet a été envoyé anonymement par la poste à une adresse en Australie.
Le disque dur qui se trouvait à l’intérieur a ensuite été transmis à l’ICIJ.
Ces « Offshore Leaks » contiennent une quantité d’informations bien supérieure à toutes les fuites de données bancaires survenues ces dernières années de Suisse vers l’Allemagne ou la France, notent les deux journaux.
Les documents – des contrats et des fax numérisés, des copies de passeports, des e-mails, de la correspondance bancaire et de nombreux autres documents – sont issus de deux sociétés spécialisées dans les domiciliations offshore.
Depuis plusieurs mois, plus de 80 journalistes du monde entier travaillent sur cette masse de données, tentant de décortiquer les montages financiers internationaux, souvent complexes, et de mettre en contexte ces informations.
Quelque 122’000 entités (sociétés, trusts, etc.) sont concernées, reliées à plus de 130’000 personnes dans 140 pays.
Plus de 35 médias de toute la planète vont dévoiler dès jeudi leurs investigations sur les Offshore Leaks.
Parmi eux, « The Wahington Post », la BBC, « The Guardian », « Le Monde », « Die Süddeutsche Zeitung » ou « Asahi Shimbun », ont participé à ce travail.
En Suisse, trois journalistes du « Matin Dimanche » et de la « SonntagsZeitung » ont eu accès à l’ensemble de ces données depuis décembre.
Les données concerneraient aussi un certain nombre de contribuables suisses.
Le playboy germano-suisse Gunter Sachs, décédé en 2011 à Gstaad (BE), serait l’un d’eux.
Ses exécuteurs testamentaires rejettent les accusations.
A la vue de ces révélations, les autorités bernoises veulent rouvrir le dossier fiscal de Gunter Sachs.
Romandie.ch Article original
TAGS : Offshore Leaks Falciani HSBC Paradis Fiscaux Cahuzac
Fraude Fiscale Blanchiement Scwarzgeld
![]() |
![]() |







































Il y a des sources de vitalites qui nous alimentent avec abondances si on s’y abreuve…
Et sinon on tombe dans les illusions… Savoir que « Derech Eretz kadma la torah » cad une vie normale : un travail, une femme, des enfants, le respect du temps , l’argent,les autres etc…, cela va nous emmener a la Torah, la vraie celle qui se vit et se transmet dans la joie…
Quelqu’un ne peut pas: et croire dans le monde futur et ne pas avoir de respect de l’autre , c’est du BIDON…
vimeo.com/62782923
breslev.fr/avraham-ifrah-Pessah-rajeunissement-total,5296.html