Le Président Barack Obama se rendra en visite en Israël à la fin de ce mois, le 20, même si, au préalable, le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou ne parvient pas à réunir une coalition de gouvernement. « Nous sommes prêts à partir », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, lors d’un point de presse, vendredi 9 mars.

En réponse à une question, il a répondu :« La formation du gouvernement israélien est de la responsabilité du Premier Ministre Netanyahou et d’autres responsables importants du gouvernement israélien ».

Le Secrétaire d’Etat John Kerry pense différemment, alors qu’il repousse une visite en Israël, qu’il juge sans valeur, tant qu’un gouvernement ne sera pas mis en place(la date butoir pour que Netanyahou forme un gouvernement a été reportée au 16 mars).

Grâce à ses sources à Washington, Debkafile peut révéler que les calculs du Président Obama, avant d’effectuer son séjour, sont bien plus complexes que ceux de Kerry.

Selon certains cercles israéliens, aucun n’apporte de bonnes nouvelles à leur pays.


« Nous arrivons » en Israël

Il arrive moins d’un mois après la fin des discussions entre les six puissances (Etats-Unis, Russie, GB, France, Chine et Allemagne) et l’Iran, au Kazakhstan.

Après ces pourparlers, les Etats-Unis et les médias occidentaux ont claironné un « sentiment d’optimisme inhabituel », ou, avec plus de prudence, se sont fendus de l’existence « d’une pâle lumière, peut-être passagère, au bout d’un des tunnels les plus opaques et durables dans le monde ».

Des sources occidentales prédisent, en s’appuyant sur la force de ces évaluations, que la suite des discussions au Kazakhstan, en avril, peu de temps après le passage d’Obama à Jérusalem, sera consacrée à « cimenter ces progrès », qui devraient se traduire par des concessions nucléaires formelles, de la part de l’Iran, contre l’assouplissement des sanctions économiques.

Cependant, d’après les sources du renseignement militaire de Debkafile, cette couverture diplomatique, alors qu’elle suscite l’allégresse à Washington, Londres, Moscou, Paris et Berlin, provoque un grave désenchantement à Jérusalem, qui la perçoit comme un écran de fumée, destiné à obtenir des concessions, non pas de la part de l’Iran, mais en sa faveur.

Elles ont trouvé que cette “lumière passagère” émergeant a bout du tunnel nucléaire iranien masque, en fait, trois dangereuses concessions américaines à Téhéran :

1. Le Président Obama a renoncé à s’opposer à la poursuite des opérations d’enrichissement d’uranium sur le site de Fordo, au lieu que l’Iran s’engage à le fermer, comme l’exigeait Israël – même si sa fonction consiste à transformer de l’uranium purifié à 20 % (tout près du seuil permettant de fabriquer des armes).

2. Il a même consenti à ce que les Iraniens continuent de fabriquer de l’uranium à ce niveau ;

3. Washington n’insiste plus sur le fait que l’Iran doive transférer hors du pays ses stocks d’uranium enrichi à plus de 3, 5 à 5%.

Ces bénéfices en poche, les négociateurs iraniens ont dû bien rire, tout au long de leur trajet de retour, à propos de leurs échanges avec ces six puissances, les 26 et 27 février, et exulter, de ce qu’un responsable israélien a appelé
« l’énorme succès de Téhéran et la totale défaite d’Israël ».

Parfaitement conscient de la façon dont ces concessions à la République Islamique sont accueillies à Jérusalem, il est question que le Président Obama envoie sur les roses l’invitation à s’exprimer devant la Knesset israélienne, où les députés devraient, très probablement, le mettre sur la sellette.

Il a plutôt choisi de livrer un discours au Centre de la Convention de Jérusalem, de façon à diffuser directement son message au public israélien.

En s’exprimant par-dessus l’épaule du gouvernement et du parlement d’Israël, pour s’exposer devant un auditoire moins bien informé, il pense pouvoir se sortir par de belles paroles mielleuses et éviter, ainsi, d’avoir à rendre compte de sa reddition face à l’Iran nucléaire.

L’ancien chef des renseignements militaires, Amos Yadlin a mis les pieds dans le plat, par un commentaire en temps réel, la semaine dernière, lorsqu’il a déclaré qu’une frappe israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran ne devrait pas prendre plus qu’une opération d’une nuit complète de frappes ciblées.

Ainsi, lorsqu’Air Force One atterrira en Israël, le 20 mars et que les dignitaires israéliens s’apprêteront à se rendre à l’aéroport pour accueillir le Président américain comme il se doit, une poignée de pilotes anonymes de l’armée de l’air observera ce ballet à une certaine distance, en attendant l’ordre de décoller et d’accomplir leur mission au cours d’une nuit unique.

Après Jérusalem, le Président Obama poursuivra son périple vers l’Autorité Palestinienne et, ensuite, la Jordanie.

DEBKAfile Article original Reportage Spécial 9 mars 2013, 7:31 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski/ Lessakele Blog Article original

TAGS : Géopolitique Nucléaire Iranien USA Iran Israel Uranium Obama

Fordo

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Serge Belley

Un type comme Obama, on appelle cela un deux de pic, c’est pas rien…

manitou

Personne ne peut exiger d’ ISRAËL, ce qu’il doit faire ou ne pas faire,les Israéliens décident de leur sort ils sont libres et démocrates.Pas même le président des USA ,s’ils décident de frapper l’iran ils le ferons y compris sanS les USA,car ce petit pays à une force de frappe inimaginable,c’est ce que craint Obama, c’est qu’il sera obligé d’aider militairement ISRAËL sous peine d’embrasement de tout le M.O..WAIT AND SEE.

Armand Maruani

il aurait dû faire l’Actor Studio de Lee Strasberg . Il danse , il joue eu golf et au basket , il fait le clown . Je l’aurai bien vu dans une série télé genre  » Happy days  » . C’est pourquoi Hollywood le soutient . Quant aux problèmes du M.O il n’y comprend rien du tout .