Les quatre obus de mortier qui ont explosé du côté israélien du Golan, samedi 2 mars, ont envoyé un signal clignotant au Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou, montrant que le moment est venu de se coltiner à ce problème et de décider par quelles mesures disposer de l’élargissement du sud de la Syrie, qui borde le nord d’Israël. Cette urgence a provoqué l’envol du Ministre de la Défense Ehud Barak vers Washington, vendredi 1er mars, où il doit rencontrer le Secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel, mardi prochain.

Au sommet de l’agenda de leurs discussions, cette fois, il ne sera pas tant question de l’Iran, mais, selon les sources militaires de Debkafile, de la disparition, exception faite de quelques unités éparpillées, de la présence de l’armée du dirigeant Bachar al Assad, sur les secteurs syriens contigus d’Israël et de la Jordanie.

L’effondrement des lignes de défense d’Assad, sur ces deux frontières, a généré une situation stratégique inédite, qui est une source cruciale de préoccupation.

La plupart des Israéliens, y compris les médias, sont trop profondément absorbés par les tenants et aboutissants de l’empoignade de Netanyahou, en vue de former une coalition de gouvernement, pour s’apercevoir qu’un no-man’s land s’est ouvert sur le Golan syrien, la province d’Horon (où le soulèvement syrien s’est déclenché il y a deux ans), et le fleuve Yarmouk, qui sépare la Syrie de la Jordanie.

Au même moment, l’armée d’Assad est presque entièrement partie de là et les rebelles syriens sont contraints de se déployer sur ce territoire abandonné, en tenant compte de trois considérations :

1. Ils sont à court de ressources humaines pour s’en emparer et le tenir.

2. Leurs commandants n’ont, de toute évidence, pas compris l’occasion stratégique brillante sur le plan international, qui n’attend que de tomber entre leurs mains.

3. La communauté druze réfugiée dans les forteresses de ses montagnes surplombant le territoire cherche à empêcher toute prise de contrôle étrangère.

Israël est confronté à un choix qui consiste, soit à abandonner les zones depuis longtemps menaçantes, qui surplombent la Mer de Galilée et ses régions nord-est, à un sort inconnu – soit à en assurer lui-même le contrôle

Arrivé à ce point, les forces armées d’Israël disposent encore de trois options :

a) Conquérir directement les points culminants de ces zones de no man’s land, comme garanties d’avoir son mot à dire, vis-à-vis de quiconque en prendrait possession.

b) Apporter un soutien militaire à une prise de contrôle druze de ce territoire.

c) Une collaboration militaire avec la Jordanie pour mettre en place une supervision du destin des territoires abandonnés qui sont contingus de leurs deux frontières.

Il reste encore du temps pour prévenir des évolutions qui pourraient se faire au détriment de la sécurité d’Israël : l’une de ces évolutions pourrait concerner un accord qui serait atteint, entre le gouvernement Assad et l’opposition syrienne, sur la façon de gérer ce territoire abandonné, au cours des pourparlers s’ouvrant à Moscou, mardi 5 mars.

Cet arrangement pourrait ouvrir toute grande la porte à l’envoi des extrémistes musulmans à la frontière israélienne, telles que les factions pro-Al Qaeda combattant avec les rebelles syriens.

La mission de Barak à Washington est de veiller à l’alignement des positions israélo-américaines sur ces sujets et d’autres questions urgentes, avec le nouveau Secrétaire de la Défense.

Les sources de Debkafile à Washington sont sceptiques, à propos de ses chances de succès, du fait de la décision de l’Administration Obama de transférer la résolution de la question syrienne entre les mains du Président russe Vladimir Poutine.

Cela laisse une marge d’initiative à Netanyahou.

Il a démontré une capacité exceptionnelle à tergiverser et faire traîner des décisions claires sur de tels sujets brûlants.

Cela dit, l’indécision, en ce moment, pourrait coûter cher pour l’avenir d’Israël.

DEBKAfile Article original Reportage Exclusif 2 Mars 2013, 5:29 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski/ Lessakele Blog
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TAGS : Syrie Jordanie Israel USA Obama Chuck Hagel Druzes Golan

No Man’s Land Horon Assad Ehud Barak

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Jean

Oui, puisque l’armistice est rompu par des belligérants syriens ,

Que Tsahal s’empare de ce no-man’s land, qui met en danger la vie des Israéliens installés sur le Golan , et l’intègre au Golan annexé

La haine anti israélienne des musulmans syriens est de tout façon énorme , indépassable et ce depuis toujours .

Autant leur en mettre plein la gueule, qu’ils soient Alaouites ou Salafistes

Plein la gueule . Ils aiment ça , ces cannibales