Malgré une série de revers subis au Sénat, où les démocrates conservent la majorité, les républicains gardent le contrôle de la Chambre des représentants.
L’impasse politique risque de perdurer au Congrès.C’est une élection moins médiatisée que celle du président, mais son résultat est fondamental: mardi, les Américains ont aussi voté pour renouveler leur Congrès, qui détient le pouvoir législatif.
Le statu quo actuel se poursuit: les républicains conservent leur majorité à la Chambre des représentants mais ne sont pas parvenus à s’emparer du Sénat, qui reste donc contrôlé par les démocrates.
Les républicains avaient gagné le contrôle de la Chambre des représentants lors des élections de mi-mandat en 2010, détenant depuis 242 des 435 sièges.
Ils conservent cette majorité. A noter l’élection de Joseph Kennedy III, petit-neveu du président assassiné John F. Kennedy, qui signe le retour sur les bancs du Congrès de la dynastie politique la plus célèbre des Etats-Unis.
Le Sénat, de son côté, conserve sa courte majorité démocrate, actuellement fixée à 53 sièges contre 47 pour les républicains.
Les républicains ont subi plusieurs revers à la chambre haute, où les électeurs renouvelaient un tiers des 100 élus.
Dans le Massachusetts, où la bataille était très serrée, la démocrate Elizabeth Warren, une professeur d’Havard qui a beaucoup œuvré en faveur des consommateurs, a détrôné le républicain Scott Brown de son siège, longtemps détenu par le démocrate Ted Kennedy.
Deux autres candidats républicains proches du Tea Party qui avaient tenu des propos controversés sur le viol ont été battus.
Dans l’Indiana (nord), le démocrate Joe Donnelly a ravi le siège du conservateur proche du Tea Party, Richard Mourdock, qui avait suscité un tollé en déclarant qu’une femme qui tombait enceinte après un viol était une «volonté de Dieu».
Dans le Missouri, au nord du pays, l’ultra-conservateur Todd Akin, imposé par le Tea Party lors de la primaire républicaine, a aussi été battu par la sénatrice démocrate sortante, Claire MacCaskill.
Il avait suscité la consternation – et provoqué sa chute dans les sondages – avec des propos sur le «viol véritable».
Les républicains sont aussi donnés perdants dans le Maine et le Connecticut, où le candidat démocrate Christopher Murphy est donné victorieux face à la républicaine Linda McMahon.
La victoire démocrate au Sénat constitue un rempart contre les tentatives des républicains de faire annuler la réforme de la santé d’Obama avant qu’elle ne soit pleinement instaurée en 2014.
Mais cette situation risque de prolonger l’impasse politique actuelle alors que les élus du Congrès doivent prendre des décisions importantes d’ici la fin de l’année.
Sur le budget, les républicains, poussés jusqu’à présent par une minorité de blocage de représentants proches du Tea Party élus en 2010, promettent de refuser toute hausse des impôts, comme le réclame Barack Obama sur les ménages les plus aisés.
Sur la dette, le département du Trésor a rappelé le 31 octobre que le plafond légal de la dette publique américaine devrait être atteint d’ici la fin décembre.
Une limite qui devra donc être relevée par le Congrès si les Etats-Unis ne veulent pas se retrouver en défaut de paiement.
Le Figaro.fr
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