Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a démenti vendredi l’affirmation parue dans un article de presse selon laquelle il aurait accepté en 2010 une proposition américaine de restitution à la Syrie du plateau du Golan, territoire annexé par Israël, en échange de l’abandon par la Syrie de ses alliances avec l’Iran et le Hezbollah.
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a révélé vendredi matin l’existence de contacts secrets entre Israël et la Syrie, ayant été amorcés en décembre 2010 puis abandonnés par Israël en mars 2011 après le début du mouvement d’insurrection en Syrie.
L’article indique que ces tractations ont été menées par l’intermédiaire des envoyés américains Dennis Ross et Fred Hoff, qui se chargeaient de transmettre les messages entre les deux parties.
Selon cet article, M. Netanyahou a accepté le retrait israélien de la totalité du plateau du Golan et le retour à la démarcation frontalière du 4 juin 1967. Le quotidien cite une source qui a été personnellement impliquée dans ces pourparlers, laquelle affirme que M. Netanyahou a exprimé sa volonté de discuter avec la Syrie sur sa demande d’un retrait total des Israéliens, à la condition que Damas accepte de rompre ses alliances militaires avec l’Iran et le Hezbollah et s’engage à arrêter de soutenir les groupes d’activistes palestiniens.
« C’était l’une des nombreuses propositions qui ont été faites à Israël ces dernières années. A aucun moment Israël n’a accepté cette proposition américaine », a indiqué le bureau de M. Netanyahou dans un communiqué. « Cette proposition date et ne s’est pas révélée pertinente ; sa publication aujourd’hui découle de considérations politiques. »
Israël a pris le contrôle du plateau du Golan lors de la guerre des Six Jours de 1967, puis a annexé ces hauteurs stratégiques surplombant le nord d’Israël en 1981. La Syrie appelle depuis longtemps à un retrait total israélien de ce territoire, qu’elle pose comme une condition pour faire la paix avec Israël.
AFP
![]() |
![]() |









































