Le secret, si bien gardé, a été éventé forçant l’Iran à admettre officiellement que des troupes iraniennes sont installées aussi bien en Syrie qu’au Liban.
Le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des gardiens de la révolution, a admis que l’Iran avait envoyé en Syrie des « pasdarans » pour aider le régime de Bassar Al-Assad à combattre la rébellion.

Mais le général a qualifié les membres de la Force al-Qods, présents en Syrie et au Liban, de conseillers : «cela ne veut pas dire que nous y avons une présence militaire.

Nous fournissons des conseils et des avis, et les faisons bénéficier de notre expérience.
Nous sommes fiers de défendre la Syrie qui est un élément de la résistance contre Israël».
C’est la première fois que l’Iran confirme la présence d’éléments de la force al-Qods, faisant partie des gardiens de la révolution, corps d’élite chargé des opérations extérieures.
Ces «conseillers» gangrènent déjà sournoisement plusieurs pays du Moyen-Orient.
La présence des pasdarans avait été révélée lorsque les rebelles syriens avaient capturé 48 iraniens que Téhéran avait qualifiés de pèlerins ou de militaires à la retraite.

Les États-Unis avaient préféré fermer les yeux sur l’ingérence iranienne dans le conflit syrien sans ignorer le risque d’un réveil du Hezbollah qui pourrait investir ses militants dans une attaque contre Israël aux seules fins d’aider Téhéran à assurer sa mainmise sur la région.
L’adjoint au chef d’État-Major iranien, le général Yahya Safavi, avait clairement affirmé que «le Liban et la Syrie constituent le noyau de la défense stratégique de l’Iran» et que le Hezbollah «ripostera si Israël attaque la République islamique».

Ainsi il est clairement établi que les armes de la milice islamiste n’ont pas pour vocation de défendre le Liban, ni à la rigueur la Palestine, mais plutôt de servir la stratégie de agressive de l’Iran.
Il est difficile de comprendre pourquoi le Liban, qui n’a pas de contentieux avec Israël, accepte de devenir un champ de bataille pour armées étrangères avec le risque de subir la destruction de ses installations industrielles et commerciales.
Il a été le seul pays à réussir l’intégration multiculturelle de ses habitants et à permettre à des musulmans et à des chrétiens à gouverner ensemble.
Son intérêt à devenir le porte-drapeau d’une cause qui lui est étrangère n’est pas partagé par les occidentaux d’autant plus qu’il ne peut en subir que des déboires.
L’idéologie du Liban qui se voulait une petite Suisse avec ses banques et son commerce international a été pervertie au profit du dogme islamiste qui s’oppose à la liberté et au modernisme qui avaient fait la marque de fabrique du pays du cèdre.
Le président libanais a intégré l’idée qu’il pourrait mettre son armée légale sous commandement du Hezbollah, mieux armé et mieux structuré mais surtout omnipuissant.
Son gouvernement feint d’ignorer que l’arsenal du Hezbollah représente en fait une partie de l’arsenal iranien stocké entre de bonnes mains islamistes dans une région qui attend la déflagration.

Pourtant le risque est grand de voir le Liban impliqué dans un conflit avec Israël par le seul fait que le Hezbollah réagirait militairement à toute attaque contre les installations nucléaires iraniennes.
Le Hezbollah aux frontières était déjà un sujet de conflit avec le Liban mais la présence officielles des pasdarans risque d’être un casus belli avec Israël.
L’Iran, qui s’implique de plus en plus en Syrie et au Liban, pourrait être tenté de se protéger contre une attaque israélienne en favorisant le transfert d’armes chimiques au Hezbollah pour créer le désordre dans la région.
Mais dans ce cas, l’idée de bombardement des bases du Hezbollah par une force conjointe occidentale n’est pas exclue s’il fallait se protéger des armes chimiques qui tomberaient entre les mains de la milice.
Ces évènements pourraient rapprocher dans un combat commun les puissances occidentales auxquelles se joindraient Israël, la Turquie et la Jordanie.
La conscience de cette menace a sensibilisé les États-Unis qui ont divulgué que l’arsenal chimique de la Syrie était plus grand et plus largement dispersé.

L’État-major israélien est convaincu à présent que le danger viendrait du nord car au sud, le Hamas suit à la lettre les instructions de l’égyptien Morsi qui le presse d’orienter son action sur les problèmes économiques et qui a rompu définitivement avec la Syrie.
Jacques Benillouche/ Temps et Contretemps Article original
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Je releve:
« »Mais dans ce cas, l’idée de bombardement des bases du Hezbollah par une force conjointe occidentale n’est pas exclue s’il fallait se protéger des armes chimiques qui tomberaient entre les mains de la milice. » » »
Que ne la t il pas realisé, ISRAEL lors de la guerre derniere au Liban 2…..au lieu d’aller detruire BEYROUTH?
Saida et Tyr meritaient le meme sort en toute bonne logique d’ou partaient leurs katioukas sur mes pauvres parents a Haiffa!
Alain Levy
Marseille