Le 16ème sommet des 120 pays non-alignés s’est ouvert le 30 août 2012 à Téhéran en présence de 29 chefs d’État et de gouvernement.
Ils étaient une cinquantaine en Égypte en 2009.
Ce sommet, à l’issue duquel l’Iran prendra pour trois ans la présidence du Mouvement des Non-Alignés, est présenté par Téhéran comme un important succès diplomatique face aux occidentaux qui tentent de l’isoler en raison de son programme nucléaire controversé. En plus de donner une assise internationale à Ahmadinejad, le MNA consacre le retour sur la scène internationale de l’Égypte avec le déplacement très médiatisé, à Téhéran, du président égyptien Morsi.
Le rétablissement des relations entre les deux pays risque d’être l’information majeure qui dominera les autres thèmes de la conférence dont on n’attend pas beaucoup de résultats concrets.

Le conflit syrien et le nucléaire iranien couvriront certes la majeure partie des débats mais, compte tenu de la diversité politique des participants, des motions non contraignantes seront votées pour donner l’impression d’un consensus.
Le président égyptien compte sur cette réunion pour affiner sa stature internationale, légèrement écornée par la doctrine des Frères musulmans auxquels il appartient.

D’ailleurs Ahmadinejad a compris l’usage qu’il pouvait faire de cette présence égyptienne en faisant à son invité l’honneur d’un tour symbolique de la centrale nucléaire de Bushehr.
Cette visite consacre aussi l’échec de Barak Obama qui avait tenu, dès son élection, à s’adresser aux pays musulmans depuis la tribune du Caire pour créer une scission entre les modérés et les autres.
La création d’un front musulman anti iranien, auquel les israéliens n’avaient jamais cru, a cédé et il pourrait même se retourner contre les américains.
Les iraniens tentent en effet de convaincre les égyptiens qu’ils devraient eux-aussi envisager un programme nucléaire, dans un premier temps pacifique, ce qui entérinerait la perte d’influence américaine dans la région.
Le Frère musulman Morsi a déjà fait preuve d’habileté politique en ne se brouillant avec personne et en faisant quelques pas avec ses adversaires à l’occasion de sa première sortie internationale à l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) qui s’était réunie à Djeddah en Arabie saoudite.
Il avait ménagé les susceptibilités saoudiennes, iraniennes et turques pour esquisser, en vain, une solution à la guerre civile en Syrie.

Les divergences restent profondes entre ces trois pays avec en particulier la volonté des turcs d’imposer une zone d’exclusion aérienne dans une partie de la Syrie.
Ils tiennent à assurer en fait une existence légale à l’opposition qui disposerait d’une partie de la Syrie pour affirmer son poids et sa présence politiques.
Mais Mohamed Morsi devra s’opposer à la volonté affiché du turc Erdogan de prendre le leadership d’un monde arabe déstabilisé par les «printemps».
La Turquie n’a pas renoncé à ses prétentions et pourrait difficilement mettre en orbite un personnage encore inconnu il y a quelques semaines alors qu’elle a sacrifié ses alliances avec l’occident à des fins tactiques.

Israël observe avec intérêt ces gesticulations qui, si elles sont appuyées par l’Égypte, risquent de convaincre la Turquie de retourner à ses alliances originelles.
Il sait que cette conférence sera l’occasion pour les délégations de protéger l’Iran face à une intervention militaire contre les usines nucléaires et que les américains seront impressionnés par une levée de boucliers faisant croire à l’existence d’un consensus.
La reprise éventuelle de relations diplomatiques entre l’Égypte et l’Iran modifiera l’équilibre de la région et affaiblira la position de l’Arabie saoudite, grande alliée américaine et ennemie affirmée de l’Iran.
Mais Mohammed Morsi pourrait étonner en jouant le rôle du Sage qui veut imposer la modération dans une zone où seules les armes parlent et où le terrorisme est le seul langage compris par certains dirigeants arabes.

Il a d’ailleurs déjà réussi à persuader Ahmadinejad de ne pas inviter son ami, le leader du Hamas à Gaza, Ismaël Haniyeh, afin de ne pas affaiblir la position de Mahmoud Abbas dont le soutien est important pour insérer les palestiniens dans la nouvelle alliance musulmane contre l’occident, et contre les États-Unis en particulier.
La probabilité est grande que l’égyptien Morsi s’affiche en grand ordonnateur du monde musulman, à l’instar de Nasser qui a été le premier dirigeant arabe à s’opposer frontalement aux occidentaux.

Jacques Benillouche Article original
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Ne nous y trompons pas, l’apparente divergence de vue entre Morsi et Ahmadinejad n’est que ruse de guerre.
Morsi est un un homme rusé qui sait se présenter sur la scène internationale comme un interlocuteur modéré donc fréquentable. Ce qui qui permet en douce de s’armer avec les aides américaines, champions toutes catégories des erreurs de stratégie.
pourquoi un pays ruiné, qui en est réduit à mendier auprès du FMI et des US une aide financière continue t-il à s’armer alors qu’il n’est menacé par personne ? il ne se passe pas un jour où il ne soit question de nouvelles armes pour l’Egypte: Vedettes lance missiles américaines, sous marins allemands, tanks américains et j’en passe. je ne m’étendrai pas sur le cas de l’Arabie Saoudite, sur-armé toujours par les américains et premier pourvoyeur de fonds au terrorisme.
Faut-il être inconscient pour armer son ennemi (gratuitement en plus!). Prions pour que les élections américaines nous débarrassent du pire président que l’Amérique ait connu. Si Obama est ré-élu, c’est la fin de notre civilisation.
Ce » sommet des alignés » sur les extrémistes est un nouveau camouflet pour Hussein Obama . Quand va t on enfin soutenir Israël dans sa lutte contre ces mafias terroristes qui menacent la paix mondiale ? Ce que je trouve dégueulasse dans cet esprit munichois , au fond d’eux mêmes , tous comptent sur Israël pour affaiblir ces nazislamistes et en même temps ils les soutiennent et les financent . Le traité germano soviétique et ce torchon de Munich signé par le malade mental de Berlin , ne nous ont ils pas menés vers l’apocalypse ? L’Histoire va t elle de nouveau se renouveler ? la sale Histoire dont l’Europe est en grande partie responsable et qui a coûté la vie de six millions des nôtres .