Quelque 300 personnes, dont plusieurs dizaines de descendants de nazis allemands, sont partis lundi du lieu de l’ancien camp d’Auschwitz pour parcourir la Pologne avec plusieurs descendants de victimes, dans une « Marche pour la vie » et contre l’antisémitisme.Organisée à l’initiative d’une église protestante indépendante allemande, TOS, avec le concours d’églises protestantes et d’ONG en Pologne, la marche s’achèvera vendredi sur le site du camp de Treblinka, à 100 km au nord-est de Varsovie.
Sur leur chemin, les participants se rendront sur les sites des anciens camps de Belzec (sud-est), Majdanek (sud-est), Sobibor (est) et Chelmno (centre), ont précisé les organisateurs.
« Nous avons eu cette idée chez nous, à Tübingen (sud de l’Allemagne), où beaucoup de gens ont découvert en étudiant l’histoire de leur famille que leurs proches avaient été impliqués dans des crimes nazis« , a expliqué à l’AFP Heinz Reuss, de l’église allemande TOS.

« Les participants marcheront en se relayant par petits groupes entre plusieurs camps d’extérmination installés en Pologne par l’Allemagne nazie.
Ils veulent ainsi demander pardon pour ce qu’avaient fait leur grands-parents et briser une sorte de conjuration du silence sur ces actes en Allemagne », a déclaré à l’AFP l’un des organisateurs, Zbigniew Judasz.
Le début de la marche a été précédé par une cérémonie devant le mémorial de Birkenau, camp jouxtant celui d’Auschwitz, symbole de l’Holocauste dans le sud de la Pologne.
Les marcheurs ont ensuite pris la route vers Kielce (170 km au sud de Varsovie), portant les drapeaux allemand, polonais et israélien.
Quelque six millions de Juifs européens, dont trois millions de Juifs polonais, ont péri pendant la Seconde Guerre mondiale.
RTBF Article original

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Kielce Zbigniew Judasz.
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Dans son essai « L’Imprescriptible », le Professeur Vladimir Jankélévitch, ce philosophe juif franco-russe, germanophone imprégné de culture allemande, pour qui le mot « pardon » ne pouvait aller de paire avec Allemands écrivait :
« Ce peuple débonnaire devenu un peuple de chiens enragés de près ou de loin associé à l’entreprise de la gigantesque extermination, au crime le plus monstrueux de l’Histoire ».
Il concluait son essai, inversant les termes de la prière de Jésus dans l’Evangile selon Saint Luc :
« Seigneur, ne leur pardonnez pas car ils savent ce qu’ils font »
Cette phrase résume tout à elle seule et je me permettrais d’y souscrire totalement, n’oubliant et ne pardonnant JAMAIS ce que firent des Allemands à mes 6 millions de frères et sœurs dont 1 million et demi d’Enfants.
Le pardon devait être demandé aux victimes par les bourreaux. ILS NE L’ONT PAS FAIT. Ce n’est donc pas à leurs descendants de le faire !!!
Charles Etienne NEPHTALI
L’important, c’est qu’ils l’ont fait.
Bien à vous et Shalom.
Derekhkatan
Le 7 mai 1945, à 2 h 41, la reddition de l’armée allemande est signée à Reims
Ils ont mis du temps pour réfléchir .