La sauvagerie et l’inhumanité ne sont pas uniquement le lot des troupes loyalistes de Bassar Al-Assad car les rebelles ne se comportent pas mieux que ceux qu’ils combattent. Les occidentaux avaient un à-priori favorable à l’égard des révolutionnaires qui s’élèvent contre la dictature alaouite mais, leur comportement sur les lieux des combats est à présent passible du Tribunal pénal international car il commettent des crimes de guerre.

Faire régner la terreur

Il n’y a pas de jour sans que des exactions soient commises par des miliciens qui mettent leur étendard au service de la mort. Ils agissent comme si la terreur devait répondre à la terreur, et la mort à la mort. Par réaction contre un régime, qui les enchainés pendant des décennies, ils ignorent le code d’honneur d’une guerre propre.


Destructions dans la ville d’Alep

L’exemple qui est donnée actuellement en Syrie laisse présager des mesures d’épuration qui séviront au lendemain de la chute du régime de Damas. Bien sûr, la France a connu la Révolution et la Terreur; mais pourquoi faut-il toujours s’inspirer des mauvais exemples ?

Des prisonniers de guerre syriens ont été exécutés par ceux qui souhaitent libérer leur peuple.

Une vidéo atroce, aux images insoutenables, montre comment un soldat des forces spéciales, les Chabihas, a été froidement abattu par des rebelles au pouvoir central, sans jugement et sans pitié.

Certains pourraient prétendre que c’est la règle car les conventions de Genève ne s’appliquent que dans les guerres d’Etat à Etat.

Certes les troupes syriennes ne sont pas exemptes de barbarie lorsqu’elles bombardent les populations civiles, torturent les prisonniers, liquident les opposants et détruisent des villes entières.

Mais ceux qui sont censés représenter la relève d’un pourvoir désavoué doivent garder leur dignité et ne pas appliquer la loi du talion.

En s’adonnant aux mêmes atrocités que les fidèles d’Assad, les rebelles perdent de leur crédibilité et risquent de se détacher des populations qui leur exprimaient pourtant leur sympathie et leur reconnaissance.

Atrocités dans les deux camps

La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Navi Pillay, a détaillé les exactions et atrocités commises par l’armée régulière et par les insurgés, en particulier à Alep :

«Bien que de telles conclusions ne puissent être tirées que par un tribunal, je suis convaincue, sur la base des preuves rassemblées de sources crédibles et diverses, que des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ont été et continuent d’être commis en Syrie».


Groupes armés illégaux

Ainsi les forces d’opposition, qui sont censées mettre fin à l’oppression dont elles ont été victimes, ne se grandissent pas à utiliser les méthodes des forces gouvernementales qui se répercutent sur les populations civiles.

Et ces éléments, qui font preuve d’une telle inhumanité, peuvent demain se trouver aux commandes du pays libéré, avec pour mission de faire respecter les règles du droit international qu’ils bafouent déjà.

Les exécutions sommaires et les tirs de francs-tireurs contre des civils relèvent de la pure barbarie.

Il s’agit souvent d’horreur commise par des syriens contre d’autres syriens ou de musulmans contre d’autres musulmans.

Les rebelles s’en prennent à tout le monde sans distinction.

Nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas imaginer le sort qui pourraient attendre les juifs s’ils n’étaient pas défendus par leur armée de jeunes conscrits.

La Syrie sans ses minorités

Le 7 août, seize syriens civils majoritairement alaouites et chrétiens ont été assassinés chez eux par des activistes antigouvernementaux alors qu’ils se trouvaient dans une résidence, près de Homs, réservée aux familles des employés d’une compagnie d’électricité.

Leur seul tort a été de faire partie de l’autre camp, celui des civils non protégés.

Leur seul tort a été de servir de haut fait d’armes à des lâches assoiffés de vengeance sur des faibles sans défense.

Ces activistes donnent l’impression de vouloir vider leur pays de toutes les minorités qui ont fait les beaux jours de l’économie syrienne : les palestiniens, les arméniens et à présent les chrétiens.


L’Occident doit faire preuve de plus d’exigence vis-à-vis de révolutionnaires criminels dont la soif de sang dépasse les limites de l’acceptable et du raisonnable.

Il devrait réfléchir à deux fois avant de leur fournir des armes sophistiquées qui se retourneront un jour, certainement, contre Israël.

A les voir se comporter comme des bêtes, qui font souvent preuve de plus de commisération, on ne peut que frissonner d’avance à l’idée de tomber entre les maudites mains de ces libérateurs spéciaux.

Jacques Benillouche Article original

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TAGS : FSA ALS Chabihas Assad Violences Atrocités

Convention de Genève ONU Navi Pillay Homs Crimes de Guerre

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Armand Maruani

Qu’ils s’entre-tuent mais en silence . On voudrait dormir .

Bzcom

Tant que les arabes s’entretuent, Israël est tranquille.