La rédaction présente ici un texte publié dans la presse israélienne pour donner une image, un avis israélien, parmi d’autres, très différents.
Il ne s’agit pas d’approuver les propos de l’auteur, au demeurant très contestables (voire dangereux).
Nous conseillerons à l’auteur de lire « Paix et guerre entre les nations », de Raymond Aron.
« L’équilibre de la terreur » n’a rien de bon.Dans le jeu que jouent deux puissances nucléaires : plus les dommages d’une collision sont élevés, moins il est probable qu’il y ait collision.
Prenez l’Inde et le Pakistan.
Le premier avantage de l’équilibre de la terreur au Moyen-Orient est la création d’un effet qui réduit la probabilité de la guerre.
Lorsque le dommage anticipé de la guerre se développe, les parties se montrent plus prudentes.
Le philosophe Russell a comparé la situation de la guerre froide à un casse-cou de deux garçons avec leurs voitures, où chaque garçon doit choisir de s’écarter ou non.
Si aucun des deux ne s’écarte, ce sera une collision violente et les deux vont y perdre.
Russell a introduit le jeu pour expliquer certaines probabilités de collision, et selon lui il y a nécessité de démilitarisation générale des armes nucléaires.
Dans ce jeu plus les dommages augmentent par collision, moins il est probable qu’il y ait une collision.
Donc si une collision conduit à l’holocauste atomique, alors le risque de collision est plus petit.
Ces choses ont été démontrées dans le conflit entre l’Inde et le Pakistan : ces deux pays ont connu de nombreuses guerres depuis leur création.
Depuis qu’ils ont mis au point des armes atomiques, ils ont été plus prudents et ont évité les conflits directs.
Il semble que l’équilibre de la terreur a joué.
En outre, dans le cas de mutuelles armes nucléaires, non seulement les deux pays ennemis font preuve de plus de prudence, mais ils sont incités par les nations à faire tout leur possible pour éviter le conflit.
Ils comprennent que la guerre pourrait déclencher un holocauste nucléaire.
Si l’Iran construit une arme nucléaire, on peut s’attendre à une intervention massive des nations du Moyen-Orient, pour que la probabilité de guerre s’amenuise.
En outre, une arme nucléaire iranienne pourrait également améliorer la sécurité des Israéliens et des Arabes de Cisjordanie et de Gaza : elle pourrait entraîner la fin des tensions autour du Mont du Temple, mettre fin au rêve du Grand Israël, faire cesser la présence israélienne en Cisjordanie et même permettre une démilitarisation de toute la zone.
Bien sûr, la possession d’armes nucléaires par l’Iran a des inconvénients énormes.
Un monde sans armes nucléaires est un monde meilleur, c’est pourquoi je suggère d’essayer de parvenir à des accords mutuels sur la démilitarisation.
Mais lorsque l’on considère le solde du coût, le bénéfice de la société dans son ensemble, les Israéliens, avant d’attaquer l’Iran, devraient examiner attentivement les avantages de la possession d’armes nucléaires par l’Iran, et mesurer s’ils sont significatifs.
Uri Weiss/Yediot Aharonot, 5 août 2012
L’auteur est maître de conférences, spécialiste des jeux.

Traduit et adapté par Misha Uzan – JForum / Correspondant spécial
TAGS : Iran Inde Pakistan Disuasion TNP Abdul Khan Samson Option
Russel Cisjordanie Nucléaire Iranien Natanz Fordo Boucheyr
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Uri WEISS, restez SVP dans votre domaine du jeu, et continuez à enseigner à l’université, ou ailleurs ! Ici, il ne s’agit pas de jeu, mais de confrontation probable, voire certaine, l’un des belligérents, l’Iran, ayant comme objectif annoncé, tant verbalement que par écrit, et média interposés, la destruction de l’Etat d’Israël !
Donc, Uri WEISS, ne voyez pas l’Autre, l’Iranien, à travers vous-même, car à ce petit jeu, vous risqueriez de perdre à tous les coups ! En effet, les Iraniens sont des Musulmans, et ont comme livre de chevet le Coran, leur livre saint, qui proclame qu’il faut tuer les Juifs, là où ils se trouvent, etc …Et ces fous de Dieu, ces fous, souhaitent mettre en pratique les écrits coraniques ! Il faut donc les prendre au sérieux ! Du reste, Menahem BEGIN, ancien premier ministre d’Israël a eu ce mot resté célèbre : » Quand quelqu’un vous dit qu’il veut vous tuer, i faut le croire ! » ; et ce mot célèbre est devenu la doctrine du Likoud, le parti au pouvoir, avec Benyamin NETANYAHOU comme premier ministre, actuellement ! L’on prête à ce dernier un autre mot célèbre : Si les Arabes déposent les armes demain, nous aurons la paix ! Si les Juifs déposent les armes, c’est la destruction programmée de l’Etat d’Israël ! » (la citation est approximative, mais la philosophie politique reste la même) Donc, leçon à retenir : NE JAMAIS VOIR SON ENNEMI (ou son adversaire) A TRAVERS SOI-MEME ! Erreur fatale où l’on perdrait à TOUS LES COUPS !!!
ABEL
Qu’il aille « jouer » ailleurs, ce jeune homme…Mais il n’a pas tout à fait tort si on considère le point de vue sur le passé soviéto-américain, mais sur le cas iranien où nous sommes confrontés à des délirants comme pouvaient l’être Hitlet ou Pol Pot, son « raisonnement » devient faux…
Un article basé sur la psychologie vétérinaire: il prend comme postulat la bonne santé mentale des dirigeants iraniens, dont on ne peut dire qu’elle soit un fait acquis. Ahmadinejad a pour priorité sa place dans les Jardins d’Allah, et rien de plus méritoire pour y accéder qu’une apocalypse. Quitte, dans une frappe sur Jérusalem, à clore définitivement la question palestinienne dans la mesure où le 1/3 des Arabes de Judée Samarie habitent dans un rayon de 15km. Ceci dit, l’objectif réel des mollah, c’est le contrôle des ressources pétrolières et gazières du Golfe, qui leur donnerait un levier énorme contre l’Occident pour établir le califat planétaire; à cet effet, la création d’un arsenal nucléaire nécessite un alibi « antisioniste » pour ne pas alerter les « frères » sunnites.
Il faut dire que la prolifération des armes nucléaires est interdites par le traité de non-prolifération TNP du 1er juillet 1968 ainsi que l’interdiction complète des essais nucléaires par le traité international du 10 septembre 1996.
Les Etats non-nucléaires ne restent pas passifs. Des initiatives originales ont été prises afin d’instituer des zones dénucléarisées, le traité de tlatelolco du 14 févier 1967 pour l’amérique latine, traité de Ratotonga du 6 août 1985 pour le Pacifique-Sud, traité de Banghok du 15 décembre 1995 pour l’Asie du Sue-Est et traité de Pelindada du 11 avril 1996 pour l’afrique. Ni le proche -Orient, ni le sous-continent indien ne sont concernés par ces traités.
Des avancées significatives ont été concrétisées dans le cadre de négociation portant sur des armes nucléaires chimiques et bactériologiques.
Si aucune arme nucléaire n’a été utilisé depuis 1945, il est très inquiétant de voir la volonté d’acquisition d’armes nucléaires par des Etats qui n’en sont pas doté, et la possibilité que de telles armes tombent aux mains de terroristes.