Dimanche, des terroristes djihadistes ont pris le contrôle d’un poste de contrôle égyptien, tuant au moins 15 policiers et en blessant au moins sept.

Les terroristes ont alors réquisitionné deux véhicules blindés égyptiens avec lesquels ils ont chargé vers la frontière avec Israël.

Les véhicules ont été détruits et les terroristes tués alors qu’ils tentaient d’infiltrer la frontière israélienne.

Il n’y a pas eu de victime israélienne.Une source égyptienne, a indiqué au journal en ligne «Ahram» que des unités de l’armée égyptienne avaient rapidement encerclé la ville de Rafah, du côté égyptien de la frontière entre l’Egypte et Gaza, pour empêcher les suspects de s’échapper.

Un journaliste de la télévision dans le nord du Sinaï a indiqué que la zone avait été bouclée par les forces de sécurité, qui ont bloqué la route de la ville principale El Arish, en direction de la frontière de Gaza à Rafah.

Selon les responsables du renseignement israélien, l’attaque a été orchestrée par une organisation salafiste.

Les services de renseignement israéliens avaient rapporté une attaque imminente venant de la péninsule du Sinaï et ont pu déjouer l’assaut.

La sécurité égyptienne a ignoré les avertissements israéliens d’une attaque imminente.

La semaine dernière, une source de sécurité égyptienne a accusé les agences de voyage israéliennes d’être derrière les avertissements des autorités israéliennes pour inciter les touristes israéliens dans le Sinaï, à quitter les lieux.

« Il est devenu courant en Israël pour les agences de voyages de répandre ces rumeurs afin de garder les touristes israéliens à l’intérieur d’Israël plutôt que vers le Sinaï, qui provoque des pertes pour ces agences » a déclaré la source à l’agence de nouvelles allemande DPA.

Mais l’attaque imminente a bien eu lieu.

Le ministre de la Défense Ehud Barak, a déclaré ce lundi que les forces israéliennes ont tué un total de huit terroristes pendant l’opération.

Tsahal et le Shin Bet ont « déjoué une attaque qui aurait pu faire un grand nombre de blessés, a-t-il souligné.

Les méthodes d’attaque des terroristes soulèvent à nouveau la nécessité d’une action égyptienne déterminée à faire respecter la sécurité et à prévenir le terrorisme dans le Sinaï. »

Les terroristes étaient armés de ceintures d’explosifs, de fusils, de bombes et d’autres armes, et ont apparemment planifié une grande action en puissance.

L’incident a commencé vers 20 heures, lorsque les soldats israéliens ont entendu des tirs venant de la route de Philadelphie, une étroite bande de terre située le long de la frontière entre Gaza et l’Egypte.

Cinq minutes plus tard, les terroristes ont pris le contrôle du poste de contrôle égyptien.

Les véhicules ont ensuite chargé vers la frontière, en tirant dans toutes les directions.

Autour de 20h10, l’un des véhicules blindés a explosé à la frontière, créant un trou à travers la clôture qui a permis à l’autre véhicule de pénétrer en Israël.

Toutefois, le second véhicule a été rapidement ciblé par l’Israel Air Force et a été détruit.

Plusieurs terroristes ont été identifiés, tentant de fuir des véhicules en feu, mais eux aussi, ont été tués.

Benny Gantz, le chef d’état-major, en visite sur les lieux de l’attaque, a déclaré : « Ce fut une opération conjointe de l’IAF et du corps blindé extrêmement réussie.

La vitesse de la coopération entre les différentes forces nous a permis de déjouer une attaque terroriste dans les 15 minutes, selon les évaluations.

Je tiens à exprimer ma gratitude à la vigilance des troupes, en particulier à celles du personnel de renseignement, et à la détermination des soldats opérant dans le domaine. »

Le début d’enquête sur l’attaque a toutefois révélé que le deuxième véhicule avait pénétré sur 2 kilomètres de route sur le territoire israélien avant d’être détruit, à haute vitesse.

Yoav Mordechaï, un porte-parole de Tsahal, a indiqué :

« Ce fut un incident très grave que nous aurons à étudier. … »>Article original

L’armée égyptienne n’a pas été impliquée dans cet incident. … »>Article original

Nous avons aujourd’hui un niveau élevé de coopération avec les autorités égyptiennes.

L’événement a été le produit de l’infrastructure terroriste basée dans le Sinaï, et nous étions prêts pour cela.

Nous sommes toujours préoccupés par une attaque supplémentaire, semblable à celle effectuée il y a deux mois par le mouvement Jihad mondial.

Nous n’avons pas connaissance de tous les terroristes dans la région, mais nous continuons à passer au la région au peigne fin. »

L’attaque fut un test pour le nouveau président égyptien Mohammed Morsi.

Elle peut également compliquer les relations entre l’Egypte et le Hamas, s’il ressort de l’enquête que des hommes de Gaza étaient impliqués dans l’attaque.

Quoique …

Plus tôt dimanche, un raid aérien israélien a éliminé un terroriste armé d’un groupe islamiste radical et en a blessé un autre dans le sud de la bande de Gaza près de la frontière égyptienne.

L’un des deux terroristes, Ahmed Said Ismail, 22 ans, qui n’a été que blessé, était derrière l’attaque du 18 Juin le long de la frontière israélo-égyptienne dans laquelle Saed Fashafshe, 36 ans, Israélien arabe, entrepreneur et père de quatre enfants, a été tué.

L’autre terroriste, Id Nadi Okhal, 19 ans, a été tué.

Tous deux étaient membres d’un groupe islamiste radical, Magles Shoura al-Mujahddin, faction salafiste dont la présence est marginale dans la bande de Gaza selon le Hamas.

Selon le porte-parole de Tsahal, Yoav Mordechai, les deux terroristes étaient impliqués dans la planification d’une autre attaque, qui a été déjoué par la frappe aérienne.

L’opération a été réalisée quelques heures avant l’attaque de dimanche sur la frontière israélo-égyptienne. Un responsable militaire a déclaré qu’il n’y avait pas de corrélation entre les deux événements.

Les responsables égyptiens et israéliens ont toutefois mis en garde d’une détérioration de la sécurité dans le Sinaï, où des militants ont profité d’un vide sécuritaire dans la région depuis le renversement de Moubarak.

Dans un communiqué publié sur le site des dirigeants du Hamas à Gaza, le Hamas a condamné « le crime commis aujourd’hui contre les soldats égyptiens », et a envoyé « ses condoléances aux familles des victimes, au président de l’Egypte et à son gouvernement. »

Depuis le renversement de Moubarak, Israël a permis à l’Egypte d’envoyer davantage de troupes dans le Sinaï, une zone démilitarisée selon l’accord de paix de 1979 entre les deux pays.

L’attaque ce dimanche a déclenché des appels renouvelés en Egypte pour modifier le traité pour permettre davantage de troupes dans le Sinaï.

Une attaque similaire a eu lieu il y a un an, lorsque des terroristes gazaouis ont traversé la péninsule égyptienne du Sinaï, ont traversé la frontière en Israël, et ont attaqué des véhicules israéliens, tuant huit personnes.

Les forces israéliennes avaient ensuite tué six soldats égyptiens dans un combat de tirs contre les terroristes, augmentant ainsi la tension entre les deux pays.

Ces événements avaient été suivis de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza puis de représailles israéliennes, en plein milieu du mois d’août.

Le sud d’Israël est à nouveau en état d’alerte.

Il le fut également au mois de juin, puis un peu plus tôt, puis plus tôt.

Le public israélien lui-même, se lasse de cette situation de danger permanent sur le sud d’Israël.

A présent et depuis plus d’un an, les choses se compliquent.

Une autre zone de conflit a été ouverte, une autre frontière, celle du Sinaï.

Ehoud Barak a indiqué qu’il espérait que cette attaque sur une base militaire égyptienne, allait servir de réveil à l’Egypte quant à la situation dans le Sinaï.

Pourtant, c’est loin d’être sûr et Ehoud Barak fait peut-être preuve, à nouveau, d’une certaine naïveté.

Il se pourrait bien, au contraire, que les islamistes au pouvoir en Egypte se laissent séduire par l’idée très « arafatienne » du « nous n’avons rien pu faire ».

Compte tenu des relations tendues entre Morsi, les Frères musulmans et l’armée en Egypte, les Frères musulmans sont-ils si heurtés par l’attaque d’une base militaire égyptienne?

Et qui sait si le nouveau pouvoir égyptien ne jouera pas au jeu de la condamnation officielle, mais du soutien officieux?

Qu’on ne fasse pas les choqués, ce ne serait pas la première fois.

Misha Uzan – JForum (Correspondant spécial)

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0 Commentaires
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Denis

Il se peut que l’Egypte intentionnellement ferme les yeux sur la présence terroriste dans le Sinaï comme alibi, afin de justifier une remilitarisation dans la zone.

francisco

On peut aussi imaginer que cette attaque était connue de l’Egypte voire préméditée. Ces gens sont assez tordus pour orchestrer ce type de diversion, quel qu’en soit le prix en vies humaines à payer, pour forcer Israël a authoriser la militarisation du Sinaï par l’Egypte. Mohamed Morsi, semble t-il, n’exclut pas de « négocier » avec les terroristes.

mivy

Une première piste de réponse est l’accusation portée par les frères musulmans sur le Mossad, et les violentes manifestation contre l’ambassade israélienne au Caire.
Mochiah n’est pas encore arrivé, et il ne s’appelle pas Morsi. :=(