Elsa Cayat était une femme libre. Libre d’esprit, exubérante, toujours en mouvement. Cette psychiatre et psychanalyste de 54 ans avait trouvé sa place au sein de l’équipe de Charlie depuis quelques années, sa “deuxième famille” disait-elle, selon sa tante, l’auteure Jacqueline Raoul-Duval. Elle y tenait une chronique « Charlie Divan », deux fois par mois. Portant son regard de psy sur la société.

Brune, elle était, témoigne sa cousine la productrice de cinéma Sophie Bramly dans les Parisien, « très engagée dans tout. Tout ce qui était de l’ordre de la sur-intensité la concernait, et je suppose que c’est ce qui l’a conduit à intégrer Charlie Hebdo. Elle était très intelligente, très brillante. Nous avons grandi ensemble. Je sais que les assassins ont demandé à leurs victimes de se lever et de décliner leur identité. Comme elle était juive, je ne peux m’empêcher de penser qu’elle a été tuée pour cette raison, et j’en éprouve des relents d’horreur. »

Sa dernière chronique dans le numéro sorti hier : « Noël, ça fait vraiment chier », lui avait été inspirée d’une remarque d’une de ses patientes. Ce qui la passionnait était d’interroger le désir et la sexualité, sujets récurrents dans les dessins de chroniqueurs de Charlie, mais aussi les rapports hommes – femmes, la violence, la bestialité…

« Elle avait toujours ce besoin d’excellence »

« Interne des hôpitaux de Paris à 22 ans, médecin psychiatre, elle s’est dès son installation constituée une énorme clientèle, des intellectuels fascinés par sa qualité d’écoute, son pouvoir d’analyse, sa fulgurance », raconte sa tante dans une lettre qu’elle nous a fait parvenir. « Travailler, réfléchir, écrire, élever sa fille, avec toujours ce besoin d’excellence, voilà ses passions », confie Jacqueline Raoul-Duval.

Ses livres traitaient des rapports au sein du couple comme dans « Un homme + une femme = quoi ? » (Petite bibliothèqe Payot, 2007) ou du fantasme de la prostituée dans « Le désir et la putain : les enjeux cachés de la sexualité masculine » (Albin Michel, 2007), un dialogue sans tabou avec le journaliste de Charlie, Antonio Fischetti.

« Je n’ai pas imaginé une seconde qu’elle était au journal »

Secouant sa chevelure brune et fumant cigarette sur cigarette, Elsa Cayat ne tarissait pas d’éloges sur « Charlie Hebdo » et son directeur, Charb. « Quel talent, quel courage, aucune prudence ne freine leur volonté, leur impatience de dénoncer la bêtise, l’intolérance, l’exclusion », disait-elle à sa tante. « Elsa est peut-être la femme la plus forte que je connaisse, la plus attentive aux autres, la plus chaleureuse », poursuit Jacqueline Raoul-Duval. « Une femme que j’aime infiniment pour sa liberté d’esprit, son exigence intellectuelle, son extraordinaire gaieté. » Mercredi, en apprenant le drame, elle lui a laissé un message sur son portable. « Je n’ai pas imaginé une seconde qu’elle était au journal. » Et l’une des 12 victimes de cette tragédie.

[Isabelle Duriez – ELLEArticle original
http://www.leparisien.fr/charlie-hebdo/attentat-a-charlie-hebdo-elsa-cayat-la-psy-assassinee-08-01-2015-4429717.php

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Marguerite

Prayer for a departed Friend

Mayest thou rest in peace, dear friend! Death has severed the tie that united us in this life, to be renewed everlastingly in a happier world I shall one day follow thee.
Now, faithful to thy memory, I implore G-d to grant repose unto thy soul; and to vouchsafe to me the grace of a
reunion when His holy will shall call me hence.
My G-d! Permit that the soul of Elsa for whom I mourn, freed from earth’s painful struggles, dangers and difficulties, and purified through Thy mercy, may share the joys of the blessed in eternity. Amen.

Ruth

Il manque une partie des informations.
Il a été indiqué sur Europe 1 notamment par Monsieur Patrick PELLOUX que suivant les témoins, les assassins avaient épargné 2 femmes notamment en indiquant à l’une d’entre elle qu’elle devra lire le coran. Question pourquoi donc Elsa Cayat, femme a t-elle été tuée???
Nous attendons des réponses.