NDLR : Depuis le Rapport Ruffin, mis au placard, en 2004, par Sarkozy -l’année suivant son passage à la tribune de l’UOIF, en avril 2003-, la France s’interdit à dessein de faire le moindre lien entre l’antisionisme affiché dans la prise de décisions unilatérales, type « Reconnaissance de la Palestine » et les assauts permanents subis par des indivualités ou institutions juives isolées ou laminées par le rouleau compresseur de la politique étrangère pro-arabe de ce pays.
Rappelons, avec [Mohamed SifaouiArticle original, que Nicolas Sarkozy « s’était rendu « en ami », en avril 2003, au congrès de la même association (UOIF-Frères Musulmans) pour faire un discours devant des femmes séparées des hommes légitimant ainsi, par une telle présence, le caractère sexiste du mouvement intégriste.
Certes, il avait défendu, au risque de se faire huer, le principe républicain qui stipule que les femmes devaient ôter leur voile pour les besoins des photos d’identité, mais en contrepartie, il a insisté pour que l’UOIF, mais également le Tabligh, une association prosélyte, intègrent, toutes les deux, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), imposant ainsi des organisations intégristes aux autres courants plus ouverts et prônant un islam compatible avec les valeurs universelles.
Pendant cette lune de miel entre le ministre de l’Intérieur, futur chef d’État, et l’UOIF, le chantre de la « laïcité positive » s’est transformé en ardent défenseur de l’association, allant jusqu’à demander aux journalistes, sur des plateaux de télévision, de ne plus la considérer comme une organisation « extrémiste », « islamiste » ou « intégriste », préférant l’affubler du doux euphémisme d’association « orthodoxe » alors qu’il n’existe nulle orthodoxie en islam. Théologiquement parlant, ce concept n’a aucun sens en islam. Mais passons sur la sémantique… » (fin de citation)
A quel point, une telle institutionnalisation de la « reconnaissance de l’islamisme » au sein de la société française ojue t-elle? On doit, néanmoins, reconnaître que le groupe UMP au Sénat représente le noyau du rejet de cette motion, passée à huit voix près…
Du point de vue de l’analyse sociologique et sociopolitique, lorsque la communauté juive sera décidée à travailler ensemble, elle se rendra peut-être compte de l’éparpillement et de l’individuation des initiatives éclatées, sans articulation et sans coordination centrale. Cela se passe sur le Net, évidemment, par la multiplication de sources d’information, qui, jusqu’à un certain point, joue le jeu de la diversification des opinions. Mais, sur le plan des représentations, elle se prête parfaitement à cet éclatement souhaité, où l’Etat aurait fonction à « tout faire pour les Juifs en tant qu’individus » et rien en tant que peuple ou nation », selon l’expression-phare de Clermont-Tonnerre. Au lieu de rassembler, les individualités s’affichent et s’affirment, au détriment d’un sentiment collectif, pourtant largement partagé. A mesure que l’antisémitisme dans la rue et sur Internet se répand, la classe politique renforce les décisions antisionistes ou jouant avec la sécurité d’Israël et, par extension, des Juifs de Diaspora. Plus les agressions se multiplient et plus il devient, comme par hasard, urgent, de recoloniser l’opinion, au profit des Arabes radicalisés de Palestine et de leurs épigones de banlieue, bientôt mûrs pour intégrer les rangs de l’Etat Islamique. S’il y a bien une frange de la population qui vit le sentiment réel ou fantasmé de « remplacement des populations », c’est bien la communauté juive, qui se prépare à partir par paquets de 7 à 8.000 l’an…
Pour ceux qui restent, qui est encore prêt à travailler pour imaginer des solutions créatives, transitoires, en termes de communication et de lien social, pour contrer ce travail de sape visant un isolement croissant?

« Qu’est-ce que ce débat vient faire au Parlement ? C’est au gouvernement, en matière de diplomatie, en matière d’Affaires étrangères, d’avoir la main, et seul, la main. », a lancé le sénateur à ses confrères.
« Je suis pour qu’il y ait deux États. Mais encore faut-il qu’il y ait un État avec un gouvernement, ayant autorité sur l’ensemble du territoire, avec un vrai pouvoir. Pour faire la paix il faut être deux. Dans sa charte, le Hamas, classé organisation terroriste, n’a que faire de vos conférences internationales, il ne souhaite que détruire l’État d’Israël. », a fustigé l’ancien vice-président de l’UMP
« Faîtes en sorte [le gouvernement »>Article original qu’on aille vers deux États mais faîtes en sorte que ce soit un État démocratique, où aussi, le terrorisme organisé disparaisse, mais ce n’est pas le cas. Votre proposition est beaucoup trop unilatérale et exonère le Hamas de ses responsabilités », a-t-il poursuivi.
« Personne, ou alors nous sommes tous devenus aveugles et sourds, ne peut ignorer ce qu’est la situation dans ce pays. Il y a des drames, des tensions. Si le signal envoyé, à l’égard d’une communauté, qui déjà ne se sent pas très bien, est négatif, alors c’est terrible », a dénoncé le sénateur UMP des Hauts-de-Seine.
« Nous sommes depuis des mois dans une situation critique qu’a dénoncée Manuel Valls, qu’a dénoncée Bernard Cazeneuve, et sur le fond ils ont raison. Et je les soutiens dans leurs affirmations républicaines. Mais la situation est là. Il y a un certain nombre de nos compatriotes qui vivent mal tout ça. Est-ce qu’il faut encore leur envoyer un signal négatif ? Est-ce qu’il faut encore leur dire, quelque part, vous êtes mal… Tant pis ! ? Est-ce qu’il ne faut pas leur dire, oui, nous le Sénat, nous l’Assemblée Nationale, nous sommes là, d’abord pour tisser du lien social. Nous sommes là d’abord pour que tous les Français, tous les citoyens français, se sentent chez eux ici !… Ce n’est pas le signal d’aujourd’hui. », a-t-il mis en garde avant de quitter la tribune.
Le Sénat a adopté jeudi à une courte majorité une proposition parlementaire invitant le gouvernement français à reconnaître un État palestinien, lors d’un vote à scrutin public. Pourtant, la veille, le bloc de droite et le bloc de gauche ont échoué à adopter un texte commun.
Le texte parlementaire, non contraignant, a été adopté par 154 voix pour et 146 contre. La Haute assemblée, à majorité de droite, a basculé en faveur de la résolution, grâce à l’appui du parti UDI qui a appelé ses sénateurs à voter la reconnaissance d’un État palestinien.
Le 2 décembre dernier, l’Assemblée nationale a adopté à une très large majorité, la résolution parlementaire socialiste de reconnaissance d’un État palestinien.
Selon un décompte de l’Autorité palestinienne, 135 pays à travers le monde ont reconnu l’Etat Palestinien. En grande partie des pays musulmans et ou régimes totalitaires.
Éric Hazan – [© Le Monde Juif .infoArticle original | Photo : DR
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Enfin quelqu’un qui se lève pour défendre les Juifs, il était temps