Premier tir depuis le cessez-le-feu ; le Hamas réagit en arrêtant la cellule « rebelle » à la demande indirecte d’Israël.
L’ONU annonce un accord pour accélérer la reconstruction de Gaza.
Le Hamas a arrêté les terroristes qui ont tiré sur Eshkol.
Les sources de sécurité précisent que le groupe de Gaza a envoyé un message via les médiateurs assurant qu’il respecterait le cessez-le-feu et punirait la cellule responsable d’avoir commis cette attaque.

Jack Guez (AFP)
Un obus tiré de la bande de Gaza s’est abattu mardi en Israël pour la première fois depuis la conclusion d’un cessez-le-feu entre l’Etat hébreu et le Hamas après 50 jours de guerre, selon un porte-parole militaire.
« Pour la première fois depuis l’opération Bordure protectrice, une roquette tirée de Gaza a atteint le sud d’Israël », a dit le lieutenant-colonel Peter Lerner sur le compte Twitter de l’armée israélienne, en référence à l’offensive lancée le 8 juillet par l’Etat hébreu contre le Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

« Aucun dégât ou blessé n’a été signalé », selon ce porte-parole.
Le Hamas a déclaré qu’il n’était pas au courant d’un tir de roquette vers les villes de la frontière avec Gaza et a réitéré son engagement envers le cessez-le-feu. Cette roquette a été tirée aux alentours de 6h 30 pm. Aucune sirène n’a retentit dans les villes du Conseil Régional d’Eshkol.
Il a insisté sur le fait que « le gouvernement israélien sera jugé sur la façon dont il entend défendre ses citoyens – s’il nous conduit vers un accord politique qui apportera le calme sur une longue durée ou si cela continue par un cycle de violence sans fin »
Le chef du Conseil, Haïl Yellen a affirmé qu’il » n’est pas démontré s’il s’agissait d’un entraînement interne de routine ou d’un tir intentionnel vers les communautés frontalières. Quoi qu’il en soit, nous n’accepterons pas de tir sporadique sur nos villes ».
Le Hamas et Israël ont conclu le 26 août un accord de cessez-le-feu, négocié par l’intermédiaire de l’Egypte, mettant fin à cinquante jours de guerre.
Les deux parties doivent prochainement reprendre les négociations indirectes au Caire pour pérenniser le cessez-le-feu.
Ces discussions doivent notamment régler les questions les plus épineuses laissées en suspens à l’issue de la guerre, dont celle de la démilitarisation du Hamas, réclamée par Israël pour donner son feu vert à la reconstruction de l’enclave dévastée.
Accord israélo-palestinien pour accélérer la reconstruction de Gaza

Mohammed Abed (AFP/Archives)
Mardi, Israël et Palestiniens se sont mis d’accord sur un « mécanisme provisoire » pour accélérer sous la surveillance de l’ONU la reconstruction de Gaza, tout en s’assurant que les matériaux de construction restent à usage civil, a annoncé un haut responsable des Nations unies.
Cet accord tripartite (Israël, Palestiniens et ONU) est « un pas important vers l’objectif d’une levée de toutes les restrictions » pesant sur la bande de Gaza et « un signal d’espoir pour la population de Gaza », a estimé le coordinateur de l’ONU au Proche-Orient, Robert Serry, devant le Conseil de sécurité.
L’Autorité palestinienne et les Nations-Unies avaient lancé le 9 septembre un appel pour récolter 427 millions d’euros pour l’aide humanitaire d’urgence aux civils touchés par le conflit dévastateur à Gaza, avant une conférence internationale de donateurs qui se tiendra le 12 octobre prochain au Caire.
Evoquant des destructions « sans précédent » à Gaza, James Rawley, coordinateur des opérations humanitaires de l’ONU dans la bande de Gaza, avait prévenu que « la crise est loin d’être finie » lors d’une conférence de presse conjointe à Ramallah, en Cisjordanie, avec Mohammad Moustapha, ministre palestinien de l’Economie.
Les 427 millions d’euros d’aide d’urgence réclamés « ne suffiront que pour quelques mois et ne sont pas une solution », a poursuivi M. Rawley. « Il faut des changements drastiques dans la bande de Gaza (…) avant toute chose, un cessez-le-feu continu, une levée totale du blocus et une solution politique », a-t-il ajouté.
Selon l’accord de cessez-le-feu récemment conclu au Caire entre Israël et la délégation palestinienne, les restrictions à l’égard de la Bande de Gaza pourraient être allégées. Jusqu’à présent, les matériaux de construction n’ont pas franchi les points de passage contrôlés par Israël, qui craint qu’ils ne soient détournés pour lui nuire.
M. Moustapha a souligné que les Palestiniens avaient préparé un « plan de reconstruction sur trois ans », réalisable à la condition que les points de passages rouvrent.
L’aide d’urgence inclut la fourniture de nourriture et concerne également les domaines de la Santé et de l’Education et prévoit d’apporter un soutien psychologique aux Gazaouis, dont des milliers attendent désormais une solution de relogement, a précisé l’ONU.






































