Le Jericho III serait un missile de deux ou trois étages à propergol solide emportant une charge conventionnelle de 1 000 à 1 300 kg , voire une charge nucléaire à 2 ou 3 MIRV. Sa portée est estimée entre 4 800 et 6 500 km selon un site spécialisé.

Les Jéricho sont des missiles balistiques, des vecteurs pour le programme nucléaire israélien. Cette famille de missiles a donné naissance au lanceur Shavit.

Les premiers programmes de missiles sont lancés en Israël en 1954. La même année débute une coopération entre la France et Israël sur le développement de missile à courte portée.

Début 1958, Israël développe son premier missile de conception israélienne : le Lutz. Le missile Jericho I a été construit avec l’aide de la société Dassault Aviation (à l’époque Générale aéronautique Marcel Dassault) à partir du missile MD-620. Ce programme fut la réponse à la menace de déploiement de missiles sol-sol par l’Égypte dans les années 1960.

En 1957, Générale aéronautique Marcel Dassault créa un département missiles. Le gouvernement français demande en 1962 à Dassault de concevoir un missile balistique à courte portée pour le compte d’Israël. Ce fut le début du programme MD-620. Le premier test eut lieu le 23 décembre 1965, et fut un échec. Mais le second test fut réussi le 16 mars 1966 à partir de l’île du Levant et il fut déclaré opérationnel en 1973 après un total de 16 tirs, dont dix réussis. 14 de ces missiles auraient été construits par GAMD par les usines d’Argenteuil et de Saint-Cloud, les autres (moins d’une centaine) construits directement en Israël avec l’aide d’une centaine de techniciens français venus entre mai 1964 et mai 1969. La collaboration entre IAI et GAMD s’arrêta en 1969, à la suite de l’embargo sur les armes décrété par la France.

Un article du New York Times paru en octobre 1979 mentionne qu’Israël serait en mesure de produire de trois à six missiles par mois, pour un coût unitaire d’environ 1 à 1,5 million de dollars. Ce prix semblerait trop élevé pour l’utilisation conventionnelle de ce missile.

Caractéristiques.

Le Jéricho 1 est un missile balistique à courte portée à deux étages à carburant solide. Il peut être lancé à partir d’un train, camion ou d’un site fixe.

  • Longueur : 13,20 m
  • Diamètre : 0,80 m
  • Poids : 6 700 kg
  • Charge : 650 kg (soit une charge conventionnelle, soit une charge nucléaire de 20 kt)[3]
  • Portée : max. 500 km
  • ECP : 1 000 m

Jéricho II

Le Jéricho II est un missile balistique israélien de portée intermédiaire conçu par IAI. Il dérive du Jericho I, et fut le premier missile balistique entièrement développé par Israël à partir de fonds de l’État impérial d’Iran. Le programme démarra en 1977, mais fut interrompu après la révolution iranienne en 1979. Israël continua seul le projet.

Développement

Le programme, en 1977, prévoyait de développer deux versions du Jericho II, une terrestre, l’autre embarquée à bord de sous-marins. Après la révolution iranienne, Israël décida de collaborer avec l’Afrique du Sud[4] et d’abandonner la version embarquée.

Un essai du Jericho II a été effectué en 1989 à partir du Cap (République Sud-africaine). Un autre essai à partir d’Israël fut lancé, la même année, en direction de la Libye. Le missile a atterri à 400 km au nord de Benghazi, parcourant plus de 1 300 km.

Le Jéricho II s’appuie sur les tests et le développement du Jéricho I. La principale différence réside en l’augmentation de diamètre du missile qui passe de 0,80 m à 1,56 m, ce qui a pour résultat d’allonger la portée du missile.

Les études techniques et développements du Jericho II ont servi de base à la construction du lanceur Shavit.

Caractéristiques

Le Jéricho II est un missile balistique de portée intermédiaire à deux étages à carburant solide. Il peut être lancé à partir d’un train, camion ou d’un site fixe. Il est opérationnel depuis 1989.

  • Longueur : 14,00 m
  • Diamètre : 1,56 m
  • Masse : 26 000 kg
  • Charge : entre 500 et 1 000 kg
  • Portée : entre 1 500 et 3 500 km
  • ECP : 1 000 m

Le Jéricho II aurait la capacité d’emporter, soit une charge conventionnelle, soit une charge nucléaire 1 Mt.

Variante

  • Le Jericho 2 a servi de développement au lanceur Shavit
  • L’Afrique du Sud a développé sa propre version du Jéricho II sous le nom de RSA-3.

Jéricho IIB

Le Jericho IIB est une version améliorée du Jericho II. La principale modification réside en un allongement de la portée qui passe à 2 800 km et augmentation de la charge militaire qui est de 1 tonne[5].

Jéricho III

En 1994, Israël démarre un projet d’un missile de portée intermédiaire de plus 4 500 km. Ce missile à la différence de ses prédécesseurs serait un missile fixe : lancé à partir de silo.

Le premier test s’est déroulé le .

Le Jericho III serait un missile de deux ou trois étages à propergol solide emportant une charge conventionnelle de 1 000 à 1 300 kg, voire une charge nucléaire à 2 ou 3 MIRV. Sa portée est estimée entre 4 800 et 6 500 km selon un site spécialisé[8]. Israël ne dispose pas encore de constellation de satellites géo-stationnaires de type GPS ou GLONASS ni de système TACAMO ou Syderec. Ce qui explique une erreur circulaire probable ou ECP très élevé et donc une précision divisée par 2 ou 3 par manque de détection des cibles.

  • Longueur : 15,50 m
  • Diamètre : 1,56 m
  • Masse : 29 000 kg
  • Charge : entre 1 000 et 1 300 kg
  • Portée : plus de 4 500 km
  • ECP : 1 000 m

Israël aurait secrètement triplé son arsenal nucléaire… Et ça change tout.

Alors que les tensions explosent au Moyen-Orient entre Israël et l’Iran, une nouvelle révélation jette une ombre encore plus lourde sur la région : le programme nucléaire israélien serait bien plus avancé qu’on ne l’imaginait. D’après des analyses récentes, Israël pourrait posséder non pas 90, mais jusqu’à 300 ogives nucléaires, soit trois fois plus que les estimations précédentes. Et ce chiffre change tout.

Un secret bien gardé

Officiellement, Israël n’a jamais reconnu posséder des armes nucléaires. Cette stratégie, connue sous le nom d’ambiguïté nucléaire, vise à ne pas confirmer (ni infirmer) la présence d’un arsenal tout en dissuadant d’éventuelles attaques. Mais aujourd’hui, les données en open source — notamment l’analyse de plutonium produit à partir du réacteur de Dimona et d’images satellites — dessinent un tout autre tableau.

Les chercheurs estiment qu’Israël aurait produit entre 750 et 1 110 kg de plutonium séparé depuis la fin des années 1960. Or, il suffit d’environ 4 kg de plutonium pour fabriquer une bombe. Cela donne un potentiel de 187 à 277 ogives nucléaires, voire davantage selon la sophistication des armes.

Une triade nucléaire à la hauteur des grandes puissances

Contrairement à ce que l’on croyait, Israël ne se contente pas de quelques têtes nucléaires isolées. Le pays disposerait désormais d’une triade nucléaire complète, un statut réservé jusqu’ici aux États-Unis, à la Russie ou à la Chine.

  • Terre : les missiles balistiques Jericho III ont une portée estimée à 6 500 km, de quoi atteindre presque n’importe quel point d’Europe, d’Afrique ou d’Asie.

  • Air : des avions de chasse de pointe (F-15, F-16 et F-35) auraient été modifiés pour transporter des bombes nucléaires, augmentant la flexibilité stratégique du pays.

  • Mer : des sous-marins de classe Dolphin, de fabrication allemande, seraient équipés de missiles de croisière nucléaires. Certains rapports suggèrent même qu’ils patrouillent en mer d’Arabie, assurant ainsi une capacité de frappe de seconde vague en cas de destruction des bases terrestres.

Cette capacité de riposte fait partie de ce que l’on appelle en Israël l’option Samson : l’assurance qu’en cas de menace existentielle, la réponse sera totale.

bombe nucléaire

Une révélation dans un contexte explosif

Ces révélations ne tombent pas par hasard. Le 13 juin dernier, Israël a mené l’opération Rising Lion, une attaque de grande envergure contre les installations nucléaires iraniennes à Natanz, Arak et Ispahan. Le but ? Retarder, voire neutraliser, la capacité de l’Iran à produire une bombe.

Benjamin Netanyahou a justifié l’opération en des termes sans ambiguïté : « Il fallait empêcher un second Holocauste. Nous n’attendrons pas que le monde se réveille. »

L’Iran a riposté par une salve de missiles et de drones sur Tel Aviv et Haïfa. Et bien que la plupart aient été interceptés, les dégâts et la tension n’en sont pas moins réels.

L’Iran, sur le fil

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran disposerait de suffisamment d’uranium enrichi pour produire 9 armes nucléaires en un mois. Plus récemment, la Maison Blanche a même affirmé que l’Iran avait tout ce dont il nécessite pour assembler une arme nucléaire en seulement deux semaines. L’Iran nie de son côté vouloir développer de bombe et reste signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Mais face à la multiplication des attaques et à l’absence de confiance, les soupçons internationaux grandissent.

Si l’Iran obtenait l’arme nucléaire, l’Arabie saoudite, la Turquie ou encore l’Égypte pourraient vouloir suivre. Le Moyen-Orient deviendrait alors un nouveau théâtre de prolifération nucléaire, avec tous les risques que cela implique.

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