L’affiche de la 79ème édition du Festival de Cannes accrochée sur la façade du Palais des Festivals. Le festival du film se déroule du 12 au 23 mai 2026. Ambiance

Ce que Canal+ vient de décider

Le cinéma français vient de vivre son séisme le plus violent.

A Cannes, Maxime Saada a annoncé qu’il ne souhaitait pas que Canal+ continue de collaborer avec les 600 acteurs du monde du cinéma qui ont signé une tribune anti-Bolloré.

Maxime Saada, photographié lors de la 51e cérémonie des César à l'Olympia, à Paris, le 26 février 2026. Le patron de Canal+ défend la ligne éditoriale du groupe face aux critiques.
Maxime Saada, photographié lors de la 51e cérémonie des César à l’Olympia, à Paris, le 26 février 2026. Le patron de Canal+ défend la ligne éditoriale du groupe face aux critiques. (Photo David Niviere/Sipa)

Une « injustice » qu’il n’entend pas laisser lettre morte. Depuis le Festival de Cannes, Maxime Saada a annoncé, dimanche, qu’il ne souhaitait pas que le groupe qu’il dirige, Canal+, continue de collaborer avec les 600 signataires du monde du cinéma qui ont ratifié une tribune anti-Bolloré.

« J’ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s’attachent à défendre l’indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix. Et, en conséquence, je ne travaillerai plus, je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition », a martelé le patron du premier financeur du cinéma, dont Vincent Bolloré est l’actionnaire de référence.

Lors d’un brunch avec les producteurs de cinéma, Maxime Saada a assuré que cette tribune revenait à qualifier les équipes de Canal+ de « crypto-fascistes ». « Eh bien moi je n’ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste, je suis désolé, la limite, pour moi, elle est là. »

Publiée lundi à l’approche du Festival de Cannes, la pétition signée notamment par les comédiens Juliette Binoche et Swann Arlaud dénonce « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma par l’intermédiaire de Vincent Bolloré.

« En laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif », écrivaient les signataires producteurs, exploitants de cinéma, cinéastes, techniciens et comédiens. Parmi eux, on recense également Raymond Depardon, Adèle Haenel, Nina Meurisse, Anna Mouglalis, Jean-Pascal Zadi, Anne Consigny, Dominik Moll, Bruno Solo ou encore Yolande Moreau.

Le texte dénonçait également la volonté du groupe Canal+ de s’emparer de la totalité du capital d’UGC, le réseau de salles de cinéma dont il a acquis 34 % en septembre. Une opération soutenue par le Centre national du cinéma.

Selon l’accord conclu en 2025 avec les organisations professionnelles représentatives du cinéma, Canal+ s’est engagé à injecter 480 millions d’euros dans le septième art français d’ici à 2027, soit 150 millions en 2025, 160 en 2026 et 170 en 2027.

 

JForum.fr avec Les Echos

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Adam

Des gauchistes wokistes qui se croient détenteurs de la VERITE absolue et universelle, qui s’attribuent le droit de dire qui est bien (eux) et qui est mal (les autres qu’eux). En fait des profiteurs d’un système qui vivent en ponctionnant par l’impôt les gens qui bossent et produisent autre chose que de l’entre soi. Tous ces imbéciles signataires de telles pétitions et tribunes ne sont que des parasites sans cerveau.