Iran: un jeune lutteur exécuté par le régime terroriste
Saleh Mohammadi, lutteur iranien de 19 ans, a été exécuté ce jeudi après avoir été accusé de meurtres sur deux agents des forces de l’ordre en faveur d’Israël et des Etats-Unis, lors des manifestations qui ont touché le pays en janvier dernier.
Ce jeudi, trois hommes ont été exécutés en Iran. Parmi eux, un lutteur iranien, Saleh Mohammadi, aperçu lors de quelques compétitions internationales. Selon la justice iranienne, le sportif de 19 ans était accusé de meurtre sur deux agents des forces de l’ordre pour le compte d’Israël et des Etats-Unis, lors des manifestations en Iran en janvier dernier.
Les trois émeutiers ont été pendus à Qom, ville au sud de Téhéran et « reconnus coupables de ‘moharebeh’ (« hostilité contre Dieu » en droit islamique iranien), selon le site Mizan Online, qui a annoncé la nouvelle.
Des aveux obtenus sous la torture
Selon Amnesty international, le procès des trois hommes n’a pas été équitable. Pire encore, Saleh Mohammadi, 18 ans au moment de son arrestation, a été contraint à des « aveux obtenus sous la torture », indique l’ONG.
« Nous sommes profondément inquiets du risque d’exécutions de masse de manifestants et de prisonniers politiques à l’ombre de la guerre », s’est exprimée l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. « Ces exécutions sont menées pour semer la peur au sein de la société, car la République islamique sait que la principale menace pour sa survie vient du peuple iranien », a-t-elle ajouté.
Alors même qu’Israël et les États-Unis ont lancé une campagne aérienne soutenue ciblant des sites militaires et les hauts dirigeants iraniens – notamment les institutions de sécurité identifiées comme instigatrices de la répression des manifestations –, la répression intérieure en Iran n’a pas faibli. Depuis le début du conflit, le 28 février, les autorités affirment que des dizaines de personnes supplémentaires ont été arrêtées, parmi lesquelles des participants aux manifestations de janvier.
Le black-out quasi total des communications à Téhéran a rendu les informations rares. Amiry-Moghaddam a confirmé que Saeed Davoudi, né le 20 mars 2004, a été pendu la veille de son 22e anniversaire ; l’âge de Mehdi Qasemi, a-t-il précisé, reste indéterminé.
Dans une lettre adressée le 19 février au pouvoir judiciaire iranien – un document dénonçant les poursuites engagées contre des dizaines de personnes détenues lors de manifestations –, Amnesty International a décrit en détail les sévices subis par Mohammadi en prison, notamment la fracture d’une main. Il a nié les accusations et s’est rétracté devant le tribunal, affirmant que ses aveux avaient été obtenus sous la torture.
« Les autorités ont systématiquement soumis les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations à des disparitions forcées, à des détentions au secret et à des actes de torture afin d’extorquer des “aveux” forcés », a écrit Amnesty International dans sa lettre.
L’agence judiciaire Mizan a confirmé les pendaisons jeudi, diffusant des images des condamnés en uniforme de prisonniers au tribunal. Selon son communiqué, ils auraient avoué avoir tué deux officiers à l’aide de couteaux et d’épées, et des images les montrent en train de mettre en scène les meurtres pour les autorités judiciaires.
Cependant, Mohammadi a nié les accusations et a affirmé que ses aveux lui avaient été extorqués sous la contrainte et les menaces. Selon les témoignages de sa famille, de ses coéquipiers et de ses entraîneurs, il n’était pas sur les lieux du crime, mais chez son oncle. Malgré cela, le tribunal s’est appuyé sur des témoins anonymes pour prononcer la condamnation. Les demandes de la famille pour désigner un avocat indépendant ont été rejetées, et le tribunal a désigné un avocat commis d’office.
Affirmant que la République islamique lutte désormais pour sa survie même, Amiry-Moghaddam, de l’organisation Iran Human Rights, a déclaré à l’AP qu’elle « est parfaitement consciente que la principale menace qui pèse sur son existence ne vient pas d’acteurs extérieurs, mais du peuple iranien qui exige un changement fondamental ».
En 2025, au moins 1500 exécutions ont eu lieu en Iran selon Iran Human Rights.
JForum.fr avec rmcsport.bfmtv.com et ILH
Mehdi Qasemi, Saleh Mohammadi et Saeed Davoudi avant leur exécution
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Silence de LFI et de la gauche européenne
Évidemment
Des idiots utiles en plus d’être des lâches et traitres