5 réflexions à l’approche de Chabbat-le post quotidien de Sivan Rahav-Meir
En des heures remplies de nouvelles et de rumeurs, entre l’Iran et les États-Unis, connectons nous à nos racines, à notre pulsation commune :
1. La paracha de la semaine est Parachat Vaéra, la deuxième paracha du livre de l’Exode.
Elle s’ouvre sur des versets émouvants et sur la promesse éternelle de D.ieu que le peuple sortira vers la liberté et atteindra la terre d’Israël :
“Je vous prendrai pour être Mon peuple et Je serai pour vous D.ieu… Je vous ferai entrer dans le pays que J’ai juré de donner à Abraham, à Isaac et à Jacob, et Je vous le donnerai en héritage.”
2. “Ils n’écoutèrent pas Moïse, à cause de l’abattement de l’esprit et du dur labeur.”
Telle est la réaction des enfants d’Israël à ces annonces. Lorsque Moïse arrive auprès du peuple avec la merveilleuse nouvelle de la liberté, l’asservissement difficile les empêche tout simplement de l’entendre. Il faut faire sortir le peuple d’Israël d’Égypte, mais avant cela, il faut faire sortir l’« Égypte » de la conscience du peuple d’Israël. Nos commentateurs nous appellent à prêter une attention particulière à ces deux ennemis — « l’abattement de l’esprit » et le « dur labeur » — dans nos vies personnelles, afin de ne pas rater notre propre « sortie d’Égypte ».
3. Plus loin dans la paracha apparaissent sept des dix plaies : le sang, les grenouilles, les poux, les bêtes sauvages, la peste, les ulcères et la grêle. Ce n’est que la semaine prochaine, après trois plaies supplémentaires, que surviendra la sortie d’Égypte. Pourquoi tous ces miracles, alors que D.ieu pourrait nous faire sortir d’Égypte en un instant ? La raison est la suivante : « afin que tu racontes » — pour le récit, destiné aux générations futures. Il s’agit ici d’un atelier de foi, d’une leçon historique contre l’idolâtrie et le paganisme. Le peuple d’Israël s’assit encore autour de la table du Séder de Pessa’h, des milliers d’années plus tard, pour se souvenir comment D.ieu nous libéra— et nous libérera —.
4. La haftara lue dans les synagogues après la lecture de la paracha est tirée des paroles du prophète Ézéchiel. Ce sont des paroles de réconfort sur le retour à Sion, empreintes de foi :
“Ce jour-là, Je ferai germer une corne pour la maison d’Israël, et quant à toi, je te donnerai la faculté de parler au milieu d’eux, et ils sauront que Je suis l’Éternel.”
5. Le Chabbat à venir est appelé « Chabbat Mévar’him », car on y bénit le mois de Chevat, qui commencera dimanche soir.
Chabbat Chalom et bon mois
par le Rav Sivan Rahav-Meir
| Une sinon rien : merci à Bernard K.
Un jeune homme est assis au fond de la synagogue et ne cesse de pleurer. Le rabbin va le voir et lui demande : , גוט שבס, שבת שלום |
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