Barack Obama a ouvert le 18 février à la Maison-Blanche un sommet consacré à « la lutte contre l’extrémisme violent », rassemblant des représentants d’une soixantaine de pays. Mais le nom même de l’événement pose problème : on se moque du président américain pour son refus d’utiliser des termes comme ‘terrorisme musulman’ ou ‘islamisme' », pointe The Wall Street Journal dans son édito du 19 février.
Si le quotidien conservateur estime que « la moquerie est justifiée », des commentateurs centristes, voire de centre gauche, comme les chroniqueurs du New York Times Roger Cohen et Thomas Friedman, ont aussi critiqué ces dernières semaines le gouvernement américain, estimant qu’il fallait « dire les choses comme elles sont ».
Le jeu des terroristes
Mais la Maison-Blanche défend son choix, estimant que le terme « islamique » ferait le jeu des terroristes, qui affirment que les Etats-Unis sont en guerre contre l’islam lui-même.
Pour le Wall Street Journal, au-delà de la question sémantique, le problème est que le gouvernement américain refuse de reconnaître la « guerre idéologique » que mènent les organisations djihadistes. « L’organisation Etat islamique (EI) ne parle peut-être que pour une minorité de musulmans, mais il n’y a rien dans ses croyances, ses méthodes et ses objectifs qui ne soit pas islamique », estime le quotidien. Un constat partagé par la grande enquête publiée par le magazine The Atlantic dans son numéro de mars sur l’idéologie véhiculée par l’EI.
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