Le patriarche maronite exprime son refus d’être utilisé comme pion dans une spirale de violence

Le patriarche maronite du Liban, Béchara Boutros al-Rahi, a vivement critiqué le Hezbollah et la montée des tensions entre le groupe et Israël. Lors d’un sermon dimanche, il a déclaré que les habitants du sud du Liban avaient clairement exprimé à l’Église maronite leur refus d’être sacrifiés comme des « agneaux » au nom d’une « culture de mort ». Cette déclaration semble être une critique voilée de l’escalade des activités du Hezbollah le long de la frontière.

Selon le patriarche, les habitants des villages frontaliers du sud du Liban ressentent un abandon de la part de l’État et estiment que ce dernier ne remplit pas ses devoirs envers eux. Il a souligné que ces habitants, jeunes et vieux, subissent les conséquences directes de la guerre, une situation qu’ils rejettent car ils estiment que le Liban et ses citoyens ne sont pas responsables de cette situation.

Al-Rahi a mis en lumière les pressions psychologiques subies par les habitants du sud en raison du conflit, mentionnant que les enfants de la région ne peuvent même pas aller à l’école. Il a relayé leurs propos en déclarant : « Vous pouvez imaginer l’ampleur de l’échec, du chaos et de l’anxiété résultant de cette amère réalité, et ses répercussions sur l’avenir éducatif et psychologique de nos enfants. »

Le patriarche a affirmé son refus de devenir un otage ou un bouclier humain, dénonçant les politiques libanaises qui, selon lui, ont engendré des « victoires imaginaires et des défaites honteuses ». Il a également exprimé son opposition au Hezbollah, soulignant son désaccord avec l’escalade de la violence entre ce groupe et Israël.

En décembre dernier, Al-Rahi avait déjà rejeté l’extension du conflit entre Israël et le Hamas au sud du Liban, appelant à la protection du peuple libanais et de ses biens. Il avait exigé le retrait de lance-roquettes situés entre les maisons des villes du sud, pour éviter une réponse israélienne dévastatrice. Le patriarche a également appelé à respecter la résolution 1701 du Conseil de sécurité pour le bien du Liban.

Par le passé, Béchara Boutros al-Rahi avait appelé l’armée libanaise à désarmer le Hezbollah et à reprendre le contrôle du sud du Liban, soulignant ainsi son opposition constante à la présence armée du groupe dans la région.

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Guidon

On se demande ce que serait devenu le Liban si le traité de paix avec Israël conclu en 1983 n’avait pas été annulé par celui-ci sous la pression syrienne et par sa mauvaise volonté.